L’entreprise montréalaise Attitude a récemment présenté les 5 nouveaux produits de sa gamme Super Leaves enrichie d’extraits de super feuilles. Tous les ingrédients composant les produits de la marque sont dits rassurants et sont certifiés EWG Verified.

Santé et mieux-être

Santé et cosmétiques: existe-t-il un rapport?

Vous êtes-vous déjà demandé ce que contenaient les cosmétiques que vous utilisez quotidiennement pour nettoyer, hydrater et adoucir votre épiderme et votre cuir chevelu? À l’instar des aliments qu’on consomme, les produits qu’on utilise ont un impact réel sur notre santé globale.

Vice-président, recherche et développement chez Attitude, une entreprise montréalaise qui conçoit des produits naturels exempts de contaminants cancérigènes, Hans Drouin nous éclaire.

«Les gens ne savent pas ce qu’ils utilisent et ce qu’ils mettent sur leur corps, lance-t-il d’entrée de jeu. Selon moi, il y a tout un travail de sensibilisation à faire et c’est un peu notre rôle, en tant qu’experts, de favoriser la prise de conscience et la vulgarisation», affirme M. Drouin.

Le scientifique convient qu’il n’est pas facile de savoir ce à quoi on est exposé. Si on compare les cosmétiques avec le domaine de l’alimentation où les études pullulent, on est encore bien loin du compte.

«Actuellement, il est plus facile de documenter la relation entre ce qu’on ingère et notre santé, mais je suis convaincu que d’ici plusieurs années, nous serons en mesure d’en faire autant avec les produits qu’on utilise au quotidien […] Pour l’instant, les données manquent. Il revient alors aux consommateurs de décider en quoi ils croient et quels sont leurs valeurs», soutient-il.

Il fait cependant nul doute que les produits de soins corporels ont un effet sur notre organisme. Les études le démontrant se font de plus en plus nombreuses et continueront d’en faire la démonstration au cours des prochaines années.

Règlementation

Au Canada, tous les cosmétiques vendus doivent être sécuritaires et ne présenter aucun risque pour la santé. Ils sont en effet assujettis à la Loi sur les aliments et drogues, ainsi qu’au Règlement sur les cosmétiques.

Certains seraient ainsi portés à croire que l’ensemble des produits rendus disponibles en magasins et en pharmacies sont forcément sains. Pourtant, l’affaire n’est pas aussi simple qu’elle n’y paraît.

«Il faut savoir que Santé Canada n’approuve pas les produits qui sont mis en marché. Ce qu’il fait, c’est qu’il établit la règlementation qui les encadre et à laquelle doivent se soumettre les manufacturiers, explique Hans Drouin. Un produit n’est analysé que si une plainte a été déposée ou dans des cas particuliers […] Ce n’est pas parce qu’un produit est sur les tablettes qu’il n’est pas sans danger», précise-t-il.

Toujours selon ce dernier, il existe par ailleurs de nombreuses façons de «contourner» la règlementation. On retrouve, par exemple, des ingrédients qui ne seront pas considérés comme cancérigènes, mais qui sont composés, en très faible quantité, par des contaminants qui eux sont cancérigènes (moins de 0.1%).

Un autre exemple préoccupant, le sodium laureth sulfate (SLES). «Le sodium laureth sulfate est utilisé dans pratiquement tous les produits. Celui-ci résulte d’une technologie datant du début des années 1900 qui consiste à faire réagir un surfactant, soit un ingrédient permettant de laver, avec un ingrédient synthétique, de l’oxyde d’éthylène, qui est cancérigène. La réaction chimique produit du 1,4 dioxane (un composé à fort potentiel cancérigène pour l’homme)», explique le spécialiste.

Il y a aussi des ingrédients qui sont maintenant reconnus comme des perturbateurs endocriniens, mais que les manufacturiers ont toujours le droit d’utiliser. Ce n’est cependant qu’une question de temps avant que la règlementation évolue.

Quels produits choisir?

Il n’est pas donné à tous de lire les étiquettes des produits de soins corporels et d’y comprendre le jargon scientifique qui s’y retrouve. Ainsi, comment fait-on pour choisir des produits sains, composés d’ingrédients rassurants?

«Dans un premier temps, on peut repérer les certifications indépendantes. On parle entre autres de EWG Verified (Organisme américain avec lequel travaille Attitude) qui regarde le risque de chaque ingrédient sur la santé, mentionne Hans Drouin. Il y a aussi les certifications environnementales. Nous nous travaillons avec ÉcoLogo. Eux vont s’assurer que toutes les caractéristiques d’un produit minimisent son impact sur l’environnement, ce qui selon moi est complémentaire», affirme l’expert.

Via son blogue, l’entreprise québécoise Attitude a également publié un Top 10 des catégories d’ingrédients à éviter dans un shampoing, une liste tout aussi valable pour tous les autres cosmétiques.

«Ceux qui veulent pousser plus loin, lire et comprendre les étiquettes de produits peuvent s’y référer», suggère M. Drouin.

Parmi celle-ci, on retrouve notamment les formaldéhydes, utilisés comme conservateur. Ils sont identifiables sur les étiquettes par la mention DMDM ou le mot urea. On retrouve également les surfactants éthoxylés, les ingrédients contenant des amines, les allergènes et plus encore.
Parmi ce qu’on peut considérer comme ingrédients inquiétants, notons aussi les fragrances dans lesquelles on retrouve régulièrement des perturbateurs endocriniens et/ou des cancérigènes et/ou des synthétiques et/ou des allergènes.

Consultez la liste complète via le blog.labonneattitude.com/top-10-categories-ingredients-a-eviter-dans-un-shampoing/

L’organisme EWG a également mis à la disposition des consommateurs une base de données contenant 73 910 produits cosmétiques sur lesquels on peut se renseigner. Il suffit de visiter le www.ewg.org/skindeep