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Au Festival REGARD sur le court métrage, quand la fille et le père se retrouvent dans les mêmes partys!
Au Festival REGARD sur le court métrage, quand la fille et le père se retrouvent dans les mêmes partys!

Des films courts... et des nuits longues!

Roger Blackburn
Roger Blackburn
Le Quotidien
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CHRONIQUE / Si les films sont courts, les nuits sont longues au Festival REGARD sur le court métrage. Je me rappelle qu’un soir, au Cabaret de l’Hôtel Chicoutimi, l’auteur-compositeur-interprète Dumas avait été invité pour animer la soirée dans un combat de DJ. Je sirotais une bière en jasant avec des copains, quand tout à coup, une bagarre éclate en face de Dumas qui semblait calme derrière ses engins à musique. Bienvenue à une soirée Cabaret de REGARD!

La bagarre était organisée avec le gars des vues; il s’agissait de deux comédiens lutteurs en pleine performance sur la piste de danse. Il y avait toujours des surprises pour le party de fermeture.

Pour en savoir plus sur le côté festif de REGARD, j’ai téléphoné à ma fille Marilou, une spécialiste en la matière. Elle n’a pas manqué une soirée de REGARD et surtout les after party, au cours des dernières années. Elle vit à Montréal et elle a demandé des congés chaque année pour vivre REGARD.

«Ç’a commencé lentement. Au début, après le last call du Cabaret, si tu étais branché avec un ami qui avait un ami branché, on savait dans quelle chambre d’hôtel le party allait se poursuivre. Il suffisait parfois de sortir du Cabaret et de suivre les gens dans les corridors de l’hôtel où le party continuait», raconte-t-elle.

«C’est Rémi-Pierre Paquin qui a commencé ça, je pense. C’était en 2008 ou 2009 (Rémi-Pierre Paquin était porte-parole en 2008). On s’était ramassés une vingtaine de personnes dans sa chambre. L’année suivante, on était 40, puis après 60, avant de se retrouver dans les locaux de REGARD dans une vieille école.»

«Au début, les after party, c’était du bouche-à-oreille, le bruit circulait pendant la soirée où il aurait un after. Comme c’était de plus en plus populaire, les organisateurs de REGARD ont décidé de les rendre officiels. Il fallait veiller tard, car c’était seulement au last call de la soirée Cabaret que les organisateurs indiquaient l’endroit où le party continuait. ‘‘Ok tout le monde! Le party se poursuit à l’église de Rivière-du-Moulin!’’, lançait l’animateur au micro», de raconter la festive festivalière.

«À 3h du matin, tout le monde sortait de l’Hôtel Chicoutimi pour se rendre à pied à l’église de Rivière-du-Moulin. En arrivant là, il y avait de l’éclairage de scène, des photobooth, un groupe de musique et la salle était aménagée pour convenir à ceux qui voulaient danser et à ceux qui voulaient jaser. C’était le fun de voir du Montréal, du Québec et des gens de l’international qui fraternisaient avec le monde de Saguenay. Les gens étaient ouverts et accessibles, ça permettait d’avoir de belles discussions et de jaser des films qu’on avait vus», détaille Marilou, qui aime bien veiller tard.

«Tu devrais parler à Rémi-Pierre Paquin, il a une carte chouchou du festival. Une année, il ne pouvait pas être présent à l’événement et quelqu’un avait piqué une affiche de sa tête sur un bâton pour le faire participer à tous les partys», me suggère-t-elle.

Rémi-Pierre Paquin, qui pose aux côtés du député de Jonquière Sylvain Gaudreault et du cinéaste Sébastien Pilote, en 2014, est à l’origine des populaires partys du Festival REGARD sur le court métrage au Saguenay.

Pas capable de me coucher

Le comédien Rémi-Pierre Paquin s’est mis à rire quand je lui ai demandé de me parler du côté festif de REGARD. «Une image de ma tête sur un bâton, c’est l’idée d’un des mes amis qui voulait que je sois présent malgré mon absence. Je ne suis pas capable de me coucher dans ce genre de soirée. Quand la soirée Cabaret était terminée, j’invitais les gens dans ma chambre. Après, les organisateurs ont dit ‘‘on va t’avoir une chambre plus grande’’, et après ça, ils m’ont demandé d’organiser un after party. Il y a eu des soirées mémorables jusqu’aux petites heures du matin», se souvient Rémi-Pierre Paquin.

Il se souvient d’un party, entre autres, où il ne fallait pas bouder son plaisir alors que les gens ont dansé le limbo et fait le train. Il se rappelle aussi une partie de billard avec Robert Lepage et d’une soirée dans la petite école de Caravane films où Claudie Gagnon avait exposé un immense lustre au local du festival. La rumeur veut qu’un légendaire combat de bouffe ait agrémenté la nuit.

«Les gens sont accueillants à Saguenay, c’est facile de socialiser, c’est du monde gentil. C’est dans ce genre de soirée, au cours de la nuit, que naissent des projets. Il y a de belles discussions avec des gens qui partagent les mêmes passions et ça génère des idées», exprime le comédien originaire de Grand-Mère.

L’ancien directeur général, Ian Gailer, m’avait déjà expliqué, lors d’une entrevue, que le fait que les gens du festival proviennent en majorité de l’extérieur génère une dynamique différente, car les participants n’ont pas à rentrer à la maison après la soirée et n’ont pas besoin de conduire leur voiture. Ça laisse donc plus de liberté, et par conséquent, ça permet de veiller plus tard.

Est-ce que Rémi-Pierre Paquin a hâte de revenir à Chicoutimi? «Eh boy! Je suis passé dans le coin cet hiver pour un tournage en motoneige dans les monts Valin et ça m’a fait de quoi en passant à Chicoutimi. J’étais en route pour le Saguenay, l’an passé, quand ils nous ont mis sur pause», dit-il avec un brin de nostalgie.

On a hâte de vous revoir, Rémi-Pierre Paquin, et continuez d’être celui qui ferme les lumières en dernier!