Commandité 1/5

Foncer… et bâtir les soins de santé au Saguenay

Pour l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), l’accès à des soins de santé de qualité au moment où le patient en a besoin constitue une priorité. Dans la poursuite de cet objectif, l’OIIQ mise sur une utilisation optimale de l’expertise infirmière où la compétence, l’autonomie et la collaboration professionnelles sont une source de motivation quotidienne.  

Dans la vie professionnelle de Véronique Brassard, le droit de prescrire représente un virage déterminant. De retour depuis peu dans sa région natale, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la jeune infirmière fait preuve d’un engagement hors du commun. Enthousiasme et fierté caractérisent l’accompagnement qu’elle offre à ses patients.  

Conseillère en soins infirmiers et stomothérapeute à l’Hôpital de Chicoutimi, Véronique est de celles qui ont à cœur de faire la différence dans la vie des gens. La prescription infirmière figure au nombre des outils dont la lauréate du prix Florence de la relève 2017 décerné par l’OIIQ–une reconnaissance qui a permis la mise en lumière de son parcours exceptionnel–s’est dotée. À cet égard, elle compte d’ailleurs parmi les précurseurs.

«Dès la première journée où il a été possible de s’inscrire à la formation, je l’ai fait pour pouvoir prescrire dans mon domaine d’expertise, soit en soins de plaies, de stomie et d’incontinence, rapporte-t-elle. L’obtention de ce droit est le fruit d’un travail intense et d’un processus très rigoureux de la part de l’Ordre, qui saisit toutes les occasions d’encourager ses membres à se prévaloir, dans l’intérêt de la population, de ce nouveau privilège.»

La prescription infirmière, en vigueur depuis janvier 2016, représente l’aboutissement de plus de trois années d’échanges porteurs entre l’OIIQ et diverses instances. Cet acquis comporte de nombreux avantages, dont l’accès plus rapide aux traitements et au suivi clinique, la réduction des complications et des coûts associés à une prise en charge tardive, de même que la prévention d’une fragmentation ou d’une interruption de services en attente d’une ordonnance.

Véronique Brassard, conseillère en soins infirmiers et stomothérapeute

Plus d’autonomie et de confiance

Véronique Brassard confirme les bénéfices que procure le droit de prescrire. «La vie au travail se trouve grandement facilitée. Je sauve du temps, car j’ai moins de démarches à faire. Je vois le patient, je l’évalue et je prescris directement. L’autonomie que cela apporte dans la profession est très gratifiante, même si elle est accompagnée de responsabilités importantes.»

Tout en insistant sur l’accroissement, grâce à la prescription infirmière, de la confiance de la population envers celles et ceux qui exercent la profession, l’infirmière réaffirme les qualités qui font d’elle une ressource appréciée. «Je me distingue par mon leadership, ma curiosité intellectuelle et mon esprit de collaboration avec les autres professionnels de la santé. Je suis engagée dans le travail que j'ai choisi et dans les soins aux usagers.»


« L’infirmière qui travaille en stomothérapie, qui est-elle? La stomothérapeute propose un suivi aux personnes qui ont subi une stomie (intervention qui résulte en l’installation d’une poche destinée à recueillir les selles ou les urines) ou qui doivent composer avec une plaie complexe. Elle offre au patient à la fois des soins, de l’enseignement et un support psychologique.  »
Véronique Brassard

Un nouveau service de stomothérapie

À 25 ans à peine, Véronique Brassard, se démarque tant par son cheminement scolaire que par ses multiples engagements communautaires et l’indéniable succès qu’elle connaît sur le plan professionnel. Déjà détentrice d’un diplôme collégial et d’un baccalauréat en sciences infirmières, Véronique s’inscrit au microprogramme de deuxième cycle en soins de plaies, puis entreprend une maîtrise avec l’intention de faire de la recherche pour l’avancement de la pratique dans son domaine. 

Preuve tangible que le développement de sa région lui tient à cœur, Véronique participe actuellement à l’implantation d’un service de stomothérapie au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Si les actions à prévoir sont nombreuses–il faut du temps et différentes étapes doivent être franchies pour mener le projet à terme–, l’initiative pilotée par le CIUSSS devrait voir le jour d’ici quelques mois. «Je suis fière de ce que j’accomplis et j’ai le sentiment d’utiliser pleinement mon champ d’expertise», conclut-elle.

POUR SUIVRE CETTE SÉRIE:
19 février: Véronique Brassard, Saguenay–Lac-Saint-Jean
26 février: Judith Boucher (Sherbrooke)
5 mars: Chantal Saint-Pierre (Outaouais)
12 mars: Suzie Côté (Drummondville)
19 mars: Marie-Élène Coulombe (Sherbrooke)