Planification financière et retraite

Quelle retraite voulez-vous ? Quel est votre portrait d’investisseur ?

Rémy vient de décrocher son diplôme d’études collégiales. À 21 ans, il pense plus à l’achat d’une première voiture et à demeurer en appartement qu’à investir pour sa retraite. Pourtant, c’est ce qu’il devrait placer en tête de liste.

«Plus vous commencez à épargner tôt pour votre retraite, moins vous aurez à consacrer d’importantes sommes en capital et plus votre argent fructifiera parce que l’un des facteurs les plus importants en planification de retraite, c’est le temps qui travaille pour vous et qui permet à votre placement de générer
du rendement  », note Steeve Queenton, cofondateur de la firme de gestion financière REGAR de Québec. Depuis plus de 20 ans, ce planificateur financier travaille de concert avec ses clients afin de leur préparer la retraite désirée.

«  En matière de placements en vue de la retraite, chaque personne est différente. Il existe plusieurs manières d’économiser en vue de la retraite. Le REER n’est qu’un parmi plusieurs autres. Avant de décider du véhicule de placement idéal, il faut savoir à qui l’on s’adresse  », dit-il.

C’est ainsi que l’on dresse d’abord un «  profil d’investisseur  ». Ce petit questionnaire permettra de con­naître la situation financière du client, son horizon de placement, c’est-à-dire à quelle période il voudra se servir de ses REER et, par conséquent, prendre sa retraite, et finalement, la partie la plus importante, sa ­tolérance au risque  », poursuit M. Queenton.

Par exemple : Les actions de la «  Banque à Gilles  » génèrent 5% d’intérêt. Que vous décidiez de les mettre dans un REER (Régime ­enregistré d’épargne retraite) ou un CELI (Compte d’épargne libre ­d’impôt), le rendement sera de 5  %. Même principe si vous achetez des obligations d’épargne du gouver­nement du Canada. Si celles-ci ­génèrent 2 % en intérêt, le rendement de vos placements sera de 2 %. Ça semble simple ? Le principe l’est. Là où ça se complique, c’est qu’il existe une multitude de placements aux rendements divers. 

«  Il y a deux types de placements : les titres de créances et les titres de participation. Les placements de type créances (obligations, CPG, Compte d’épargne), se comparent à de l’argent que vous prêtez à quelqu’un. À échéance, cette personne vous remettra vos sous avec de l’intérêt. Les placements de type participation font en sorte que vous participez financièrement à une compagnie, généralement cotée en bourse. Lorsque celle-ci bénéficie d’une croissance, l’investisseur en bénéficie aussi  », précise M. Queenton. Les placements de type créances sont plus sécuritaires. Ceux de type participation peuvent fructifier beaucoup plus rapidement, mais le contraire est aussi vrai. Vous pouvez même tout ­perdre. Êtes-vous prêt à courir le risque ?

«  Si vous possédez des investissements de type participatif et que la compagnie fait faillite, le liquidateur remboursera d’abord ceux envers qui la compagnie a des obligations, ensuite seulement les actionnaires, s’il reste de l’argent.  »

La grande question, où investir ? «  Encore une fois, tout dépend de votre capacité de gérer le risque. Certains secteurs tels les métaux précieux ou la technologie sont généralement intéressants, mais comportent un niveau de volatilité plus important que d’autres, comme les secteurs bancaires ou les produits de consommation. »  La clé demeure la diversification parmi tous ces secteurs.

Différents sites Internet permettent de dresser votre profil d’investisseur. Toutefois, il n’y a rien de mieux que de le faire avec un spécialiste !