Passion chasse

Témoignages de chasseurs

COLLABORATION SPÉCIALE \

La chasse, une activité en famille

Mathieu Arsenault, 26 ans, a toujours été passionné de nature, et ce, depuis son plus jeune âge. Ayant suivi son père pendant ses chasses de petits gibiers, l’homme originaire de Baie-Comeau a rapidement découvert une passion pour la nature et ses différentes activités. « J’ai toujours aimé aller dans le bois, j’y vais depuis que je suis jeune », a confirmé le Baie-Comois.

En chassant d'abord la perdrix et le lièvre, il s’est ensuite intéressé à la chasse à l’orignal. C’est son beau-père qui l’a initié, alors qu’il avait 20 ans. Depuis, la chasse à l’original est un moment qu’il attend avec impatience chaque année. 

« Je chasse l’original, parce que ça me permet de récolter de la meilleure viande. C’est un animal qui a été élevé dans la nature, donc sa viande est d’une qualité exceptionnelle », a insisté le jeune homme. En plus, il aime qu’il puisse en faire profiter toute sa famille, en partageant son gain.

Pour profiter de la nature

Roger Blackburn, chroniqueur au Quotidien, chasse pour profiter de l’expérience en plein air. « J’aime l’aspect d’être seul en forêt, on voit des choses qu’on ne verrait jamais ailleurs », a expliqué le chroniqueur, qui a amassé plus de 30 ans d’expérience en chasse. Même s’il en a essayé plusieurs, la chasse aux petits gibiers est sa préférée, en raison de son niveau de préparation peu élevé. « Tu peux y aller à deux, en placotant, et tu profites des plaisirs de la randonnée en forêt », a souligné M. Blackburn.

Pour lui, la chasse est une sorte de méditation, due au calme de la forêt. Il peut prendre le temps d’apprécier les couleurs et les odeurs de la nature, et de décrocher. De plus, il apprécie le défi que lui apporte la chasse. « On est toujours aux aguets, on court les traces des animaux. Ça nous permet de plonger dans nos instincts de coureurs des bois », a-t-il affirmé. 

Se faire des provisions pour l’année

Originaire de Normandin, Stéphane Marceau pratique la chasse depuis 1996. Il a tout d’un passionné, il chasse à l’arbalète et à la carabine, les orignaux et les ours, en plus de trapper tous les animaux à fourrure, tels que les loutres, castors, bisons, lynx, etc. C’est aussi sa famille qui l’a initié à l’activité alors qu’il avait 15 ans. L’homme d’une quarantaine d’années s’est toujours considéré comme un gars de forêt. « Ça fait partie de moi, j’ai toujours été proche de la nature », a confié M. Marceau.

L’opérateur chasse pour combler ses besoins en viandes. « Je mange ce que la nature a à me donner. Je n’achète quasiment jamais de bœuf à l’épicerie, je suis capable de me suffire avec ce que j’attrape », a commenté M. Marceau. 

Sa viande préférée ? L’ours, étonnamment. « Les gens ne savent pas, mais c’est l’une des meilleures viandes. Je ne m’en passerais plus aujourd’hui », a-t-il assuré.

Chasser pour décrocher

Chevreuil, perdrix, orignaux, ours, lièvres, Francis Caron a essayé plusieurs types de chasse, un passe-temps qui le passionne depuis plusieurs années. En suivant les traces de son grand-père et de son père, l’homme de 23 ans a toujours aimé l’activité, même lorsqu’il n’y a pas de fusil d’impliqué. « J’adorais me lever le matin pour partir aller voir mon sentier de collet, et regarder si j’avais des prises. Ça a développé petit à petit mes habiletés en forêts », a commenté M. Caron.

En continuant de suivre sa passion, le Jonquiérois est devenu guide de chasse à l’ours et à l’orignal. Il a fait ses études dans ce domaine, en poursuivant ses cours en Aménagement cynégétique et halieutique au cégep de Baie-Comeau. 

Cette activité lui fait énormément de bien, et il attend impatiemment le moment où il retourne en nature. « La chasse, ça me fait décrocher complètement, après une semaine de travail. En plus, je peux profiter de mes récoltes en cuisinant », a renchéri le Jonquiérois.