Chasse

L’appel de la nature

ll y a de ces passionnés que l’on écouterait parler des heures durant. À travers leurs récits ponctués d’anecdotes, ils nous transmettent leur enthousiasme et leur passion indéfectible. En discutant avec Roby Desbiens, un adepte incontesté de la chasse, l’envie nous prend soudainement de prendre part à cette activité et de partir à la conquête du gibier.

On peut dire que Roby Desbiens a la chasse tatouée sur le coeur, puisqu’il s’est littéralement fait tatouer le sigle de Browning (une compagnie d’armes à feu) sur son avant-bras. Cet appétit grandissant pour la chasse se traduit d’abord et avant tout par une passion pour la nature et les grands espaces verts. Ayant grandi dans le secteur de Shipshaw, à Jonquière, Roby est un adepte de la nature depuis son très jeune âge. Déjà, à l’âge de sept ans, il arpentait les bois environnants afin de poser des collets à lièvres. Quelques années plus tard, c’est accompagné de sa conjointe et de son ami, Frédérick Riverain, qu’il s’adonne à la petite et à la grosse chasse. Jeune papa depuis peu, il initie également sa petite fille, Gaëlle, aux plaisirs de la nature.  

Une chasse responsable

 Depuis qu’il pratique activement ce sport, une chose importe pour Roby; le respect de la nature. « Il arrive souvent que l’on doive passer dernière les gens et faire le ménage, car ils laissent délibérément traîner leurs déchets en pleine nature. Pour ma part, je m’assure de ramasser mes cartouches et d’utiliser des pigeons d’argiles biodégradables. Je trouve également important de consommer le gibier que nous chassons et d’éviter la gaspille », raconte-t-il. D’ailleurs, grâce à ses nombreux butins, Roby s’approvisionne en viande pour toute l’année. Il prend même plaisir à essayer de nouvelles recettes et à cuisiner autrement la viande sauvage. 

Rester à l’affût

Érudit de la chasse, Roby ne cesse de s’informer et d’alimenter ses connaissances dans ce domaine afin de peaufiner ses techniques et de rester à l’affût. Il fait d’ailleurs partie de l’Association des Sauvaginiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui se veut un organisme permettant aux chasseurs de faire entendre leur voix dans le milieu. En adhérant à l’Association, les chasseurs ont de surcroît accès au club de tir, aux marais ainsi qu’aux divers champs ayant été ciblés pour venir en aide aux agriculteurs de la région. Des activités d’initiation sont également organisées pour parrainer des jeunes et ainsi assurer une relève responsable et informée des enjeux entourant la chasse aux oiseaux migrateurs. Pour en découvrir davantage, visitez le www.sauvaginiers.org. 

Cet amateur de chasse aguerri prend également plaisir à essayer les nouveautés sur le marché. Au même titre qu’un guitariste qui possède sa collection de guitares, Roby a lui aussi une collection impressionnante d’armes à feu de plusieurs calibres. Son partenaire de chasse et lui se font un devoir d’essayer chacune des armes afin de comparer les différents produits et d’être à même d’utiliser le bon calibre dans une situation déterminée. 

Une journée idéale

Bien qu’il pratique la petite chasse depuis bon nombre d’années, Roby a dernièrement eu la piqure pour la chasse à l’orignal. Ainsi, depuis l’année dernière, il a la chance de pouvoir pratiquer la grosse chasse sur un terrain privé appartenant à une amie. Une journée idéale pour traquer la bête commence avant la lueur du matin aux alentours de 2 h. Déjà, à cette heure, l’appel de la nature le gagne et l’adrénaline monte en lui. À pied, il parcourt plusieurs kilomètres par jour afin de repérer les bêtes et d’espérer mettre la main sur l’une d’entre elles. Malgré le vent qui était de la partie lors de sa toute première journée de chasse, la chance lui a sourit et Roby a pu enfin passer à l’action et tenter l’impossible sur une bête se trouvant à 60 pieds de lui. À 18 h 40, il appuyait sur la détente et la balle, traversant la forêt dense, atteignait finalement la cible tant convoitée. La chance du débutant direz-vous? À constater les heures de pratiques et le sérieux avec lequel il prépare ses journées de chasse, j’oserais dire que la chance du débutant a rencontré un véritable chasseur en devenir.