Réalisée par Louise Archambault (Il pleuvait des oiseaux, Gabrielle, Trop) et mettant en scène les comédiens Sylvie Dubé et Jean Maheux, la nouvelle campagne publicitaire de la FADOQ adopte le ton de la repentance pour mettre de l’avant les grandes réalisations du Réseau FADOQ et de la génération des baby-boomers.
Réalisée par Louise Archambault (Il pleuvait des oiseaux, Gabrielle, Trop) et mettant en scène les comédiens Sylvie Dubé et Jean Maheux, la nouvelle campagne publicitaire de la FADOQ adopte le ton de la repentance pour mettre de l’avant les grandes réalisations du Réseau FADOQ et de la génération des baby-boomers.

Retraite

On s’excuse… de militer pour votre droit de vivre dans la dignité

Vous avez peut-être déjà entendu ce message. Il s’agit de la nouvelle campagne publicitaire de la FADOQ qui roule à la télévision et sur les plateformes numériques depuis le 28 septembre.

La FADOQ s’excuse? Mais non. L’idée de ce nouveau message publicitaire intitulé On s’excuse est d’utiliser le ton de la repentance pour mettre de l’avant les grandes réalisations du Réseau FADOQ. Un humour revendicateur est utilisé pour montrer que la FADOQ est fière des gains réalisés ces 50 dernières années en matière de droits collectifs des aînés. Qu’elle assume pleinement sa position de leader pour défendre et améliorer la qualité de vie des Québécois et Québécoises de 50 ans et plus. Et qu’elle l’assumera pour encore au moins les 50 prochaines années, désireuse plus que jamais de mettre toute son expertise à contribution. 

Il est opportun pour le Réseau FADOQ de faire connaître ses actions en matière de défense des droits des aînés, un pan important de sa mission qui est peut-être moins connu du grand public que les loisirs ainsi que les rabais et privilèges. 

Avec cette nouvelle campagne, la FADOQ veut inciter la société québécoise à se mobiliser pour améliorer la qualité de vie des aînés d’aujourd’hui et de demain. Elle souhaite que ce message publicitaire aide à diminuer les divergences générationnelles et favorise l’adoption d’une attitude plus positive et plus inclusive envers les aînés. Un tournant crucial à opérer alors que la pandémie de COVID-19 a causé tant de torts aux aînés. 

Cette crise sanitaire a mis en lumière cette question : est-ce vraiment comme ça que nous voulons vieillir? Avec des CHSLD vétustes, du personnel soignant épuisé, à bout de souffle, incapable de prodiguer des soins de qualité à nos aînés parce que leur charge de travail est trop lourde à porter? Avec une offre de soins à domicile inadéquate, des proches aidants en quête d’aide, des régimes de retraite qui ne sont pas suffisamment protégés, des travailleurs d’expérience floués qui doivent en plus combattre constamment les relents d’âgisme du marché du travail? 

Les Nations Unies ont souligné l’importance d’attirer l’attention sur les « risques que posent les inégalités liées au vieillissement en termes de solidarité intergénérationnelle ». Le Réseau FADOQ, qui siège depuis plusieurs années à un groupe de travail sur le vieillissement à l’ONU afin d’élaborer une convention internationale pour la protection des droits des personnes âgées, constate que les stéréotypes et les discours négatifs à l’endroit des aînés sont encore trop nombreux. Et que le fossé entre les générations s’est creusé plutôt que de s’atténuer au cours de la dernière année.

À preuve, tous ces cas marqués d’infantilisation d’aînés lors du confinement du printemps dernier. Le Réseau FADOQ a reçu beaucoup de témoignages de ses membres qui se sont fait invectiver ou refuser l’accès à des commerces en dehors des plages horaires qui leur étaient réservées, tellement qu’il a dû signifier son inquiétude face à cette situation à la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants 

Le Réseau FADOQ s’affaire depuis 50 ans à modifier les perceptions négatives à l’endroit des aînés. Quand le Réseau FADOQ défend un dossier social, il le fait non seulement pour les aînés d’aujourd’hui, mais également ceux de demain. Un lien fort entre les générations s’établit par des actions concertées sur des enjeux majeurs de notre société. C’est de cette façon qu’il faut s’attaquer aux défis posés par le vieillissement de la population. Tous ensemble. 

La proposition du Réseau FADOQ aux plus jeunes générations : mobilisons-nous, tous ensemble, et trouvons les solutions aux défis liés au vieillissement de la population. Laissons les préjugés et l’âgisme de côté, et mettons tous la main à la pâte pour créer une société où nous ne serons pas craintifs à l’idée de vieillir, puisque nous saurons que des balises auront été mises en place afin de nous faire profiter du troisième âge en toute quiétude, bien entouré et bien soigné.

Pour y arriver, il faut continuer de sensibiliser les différents paliers de gouvernement à notre cause. Ne jamais cesser de revendiquer. On s’excuse, mais on n’a tout simplement pas le choix.