Richard Riverin
Richard Riverin

Parkison Saguenay - Lac-Saint-Jean

Les visages du Parkinson - Richard Riverin

Ayant été professeur d'éducation physique, j'ai toujours été sportif et c'est en pratiquant mes sports favoris (badminton, golf, tennis, volleyball) que je me suis rendu compte que j'étais moins performant. Et ce n'était pas qu'une question d'âge! J'avais aussi des étourdissements et j'avais remarqué que mon équilibre était plus précaire. Après quelques rencontres avec mon médecin, j'ai consulté un neurologue qui m'a indiqué que j'avais le Parkinson. C'était en 2007, j'avais 56 ans. J'ai reçu la nouvelle comme un coup de masse en plein front.

Au fil des années, les symptômes existants se sont amplifiés et à ceux-ci s'en sont ajoutés d'autres tels que le freezing, la fatigue et des périodes off plus fréquentes.

J'ai l'espoir qu'un jour on trouvera une façon de mieux traiter le Parkinson. Je me tiens au courant des avancées de la science dans le domaine. Je me suis toujours dit que je ne finirais pas ma vie avec la maladie, qu'on trouverait une solution pour la stabiliser.

Je me renseigne beaucoup sur les cellules souches, par exemple. De plus, je suis admissible à une délicate opération, la stimulation cérébrale profonde, et même si c'est une avenue angoissante, j'espère que j'aurai la chance d'en profiter.

Malheureusement, avec la pandémie, toutes les opérations qui ne sont pas liées au cancer ont été reportées, et je n'ai plus que deux ans avant de dépasser l'âge limite pour la subir.

Dans mon combat, je peux compter sur le support extraordinaire de ma conjointe, qui a m^me suivi une formation pour les proches aidants. Mon fils, ma petite-fille ainsi que ma famille m'aident aussi à demeurer positif, tout comme mes amis avec qui je peux continuer de pratiquer des activités sportives.  Je profite également du réconfort que m'apporte un groupe de parkinsonniers et de proches aidants de Falardeau ainsi que l'Association du Parkinson du Saguenay - Lac-Saint-Jean.

D'ailleurs, je suis maintenant chargés d'accueillir les nouveaux venus qui viennent de recevoir leur diagnostic. Je peux ainsi leur démontrer que malgré la maladie, on peut demeurer actif!

Tout cela n'est pas toujours facile, surtout depuis que j'ai développé un trouble anxieux, il y a un an. Mais je ne lâche pas et je garde espoir. Ma devise: "Qui perd la santé, perd beaucoup, qui perd espoir, perd tout".