Jean Simard, propriétaire de la boutique Cycles Amadeus, affairé à la réparation d’un contrôleur.

Le Salon du vélo et de la course à pied

Les vélos électriques, un marché d’avenir

Les vélos à assistance électrique (VAE) gagnent en popularité. Dans la dernière décennie, ce segment de marché a connu la plus forte croissance de l’industrie. Il faut dire que la vague a d’abord mis du temps à arriver au Québec où, réellement, on sent l’engouement pour ce type de vélos depuis environ quatre ans. Mais voilà que la tendance est bien installée et si on se fie à Jean Simard, propriétaire de la boutique Cycles Amadeus d’Arvida, elle n’est pas près de disparaître.

Ayant développé une grande expertise dans la vente, la fabrication et la réparation de vélos électriques, Jean Simard est convaincu de l’énorme potentiel de ce type de produits.

«C’est définitivement un marché d’avenir, lance le passionné. Aujourd’hui, la vente de vélos électriques représente facilement 50 %
de l’ensemble des ventes réalisées à ma boutique […] Ça attire toutes de sorte de clients. On pense, oui, aux personnes plus âgées, mais ce sont aussi des vélos parfaits pour tout ceux et celles qui désirent simplement avoir de l’assistance sur la route, lors des montées par exemple. On voit aussi de plus en plus de personnes s’en procurer pour faire du hors route. On a des modèles qui vont jusqu’à 60 km/h. On est alors plus dans une clientèle de jeunes adultes ou de trentenaires. Pour eux, ça devient intéressant comme alternative au VTT ou à la moto», soutient M. Simard.

Service de réparation

À sa boutique du Carré Davis, à Arvida, Jean Simard vend différents modèles de vélos électriques, mais il en fabrique aussi sur-mesure, selon les besoins de ses clients. De plus, il est l’un des rares commerçants du Québec à effectuer la réparation et la réfection des différentes composantes électriques des vélos, y compris des batteries au lithium.

«La demande pour ce service a considérablement augmenté. Depuis un an, c’est fou! On reçoit des appels de partout Québec. Il faut dire qu’on est dans un contexte d’obsolescence programmée. Les vélos électriques ont une durée de vie qui va varier entre trois à cinq ans. La problématique maintenant, c’est que beaucoup sont garanties seulement un an, souligne M. Simard. Avec le service de réparation, on espère être en mesure d’offrir une alternative aux consommateurs pour éviter qu’ils soient obligés de changer l’ensemble du système de motorisation de leur vélo, ce que recommandent certains fabricants lorsqu’arrive un bris», affirme-t-il.

Dans le cas, par exemple, où la batterie d’un vélo électrique cesserait de fonctionner correctement, Cycles Amadeus a la possibilité soit de la réparer, si bien sûr le problème peut être corrigé, ou encore de remplacer les cellules à l’intérieur de la batterie et en refaire une autre sur mesure, de surcroît avec des cellules de meilleure qualité que celles d’origine. C’est notamment ce service qu’offre l’entreprise pour les propriétaires de vélos avec moteur BionX, compagnie qui a fermé ses portes l’an dernier.

«Une évaluation est toujours nécessaire pour savoir si la réparation est envisageable ou non. Si le vélo est trop vieux ou s’il a été mal entretenu, il se peut que ça ne vaille pas la peine. D’où l’importance de bien évaluer la condition du vélo avant de poser un diagnostic», précise Jean Simard.

Cycles Amadeus offre également à sa clientèle le service d’électrification de vélo soit la possibilité de convertir un vélo standard en un modèle électrique. Il en va de même pour les «fatbikes». Informez-vous!

À chaque utilisateur son vélo

Il existe différentes catégories de vélos électriques. Selon Jean Simard, propriétaire de la boutique Cycles Amadeus, chaque modèle répond à des besoins définis. Il importe donc, lors de notre magasinage, de déterminer quels sont nos critères d’achat : durabilité, facilité d’entretien, esthétique, abordabilité, etc. Notre fréquence d’utilisation doit également avoir un impact sur notre prise de décision.

«Les produits qu’on dits propriétaires sont des vélos qui sont montés sur un ensemble moteur, batterie, contrôleur, souvent intégré au cadre. On se retrouve donc avec un vélo très intéressant d’un point de vue esthétique. Par contre, l’entretien et la réparation peuvent être plus délicats», explique Jean Simard.

«Les produits «open source», comme ceux de la compagnie Bafang avec laquelle on travaille, sont quant à eux des produits beaucoup plus faciles d’entretien, le client pourrait même avoir son fil et programmer son moteur directement chez lui. L’ensemble électrique est cependant moins bien intégré au vélo, mais plus durable parce que facile à entretenir et à réparer. Et finalement, il y a les produits d’entrée de gamme, fabriqués en Chine. Ils sont généralement équipés de contrôleur dont on ne connaît pas trop la source, même chose pour la batterie. Mais encore là, pour une personne qui utiliserait très peu son vélo électrique et qui voudrait simplement en avoir un pour se déplacer au camping , ça peut convenir. Tout est une question de besoins et d’utilisation».