Famille

Les relations complexes entre les frères et sœurs

Les frères et sœurs vivent au fil du temps de nombreux moments importants ensemble. Ils partagent des joies, des rires, des secrets, des jeux et bien plus. Pour certains, ce lien spécial sera chéri tout au long de leur vie. Alors qu’ils se connaissent comme le fond de leur poche, ils deviennent avec l’âge des amis, des confidents et des complices.

Les enfants qui ont des frères et des sœurs partagent un lien unique qui leur apporte un lot de bénéfices, surtout en ce qui a trait à leur développement social. Des chercheuses du département d’éducation de l’Université de Concordia l’ont démontré alors qu’elles se sont intéressées à la fratrie, en 2015. Selon leur étude intitulée Les relations fraternelles et leur impact sur le développement des enfants, elles ont réalisé que les relations fraternelles jouaient un rôle important sur le développement social, affectif, moral et cognitif des petits. 

La fraternité aide notamment l’enfant à mieux comprendre le point de vue des autres, leurs émotions, leurs pensées, leurs intentions et leurs croyances. Ils développent cette compréhension en se taquinant, en jouant et en résolvant des conflits. Les frères et les sœurs sont l’une des premières personnes avec qui les enfants construisent une véritable relation.

Une relation complexe

Leur relation peut être tout de fois difficile, surtout en bas âge. S’ils s’aiment un moment, ils semblent se détester l’autre. Même si tous les parents souhaitent qu’ils s’entendent à merveille et qu’ils deviennent meilleurs amis pour la vie, il est normal que leur relation soit complexe et qu’elle ait ses hauts et ses bas. Ne vous découragez surtout pas, alors que souvent, ça s’améliore avec le temps. 

Ces tensions commencent souvent très jeunes. De nombreux experts ont démontré que peu importe l’âge et la relation du jeune avec ses parents, l’arrivée d’un autre enfant dans la famille est toujours conflictuelle pour le premier-né. Avec la joie d’avoir un nouveau complice dans la famille, il y a cette peur de perdre sa place auprès de ses parents et de ses proches qui nait chez le petit. Un sentiment de jalousie est alors ressenti chez l’ainé. 

Cette confusion amène l’enfant à vivre une première relation ambivalente. Alors qu’il aime beaucoup son frère ou sa sœur, il lui arrive aussi de le détester, lorsqu’il voit celui qu’il considère comme son rival chouchouté par ses parents et qu’il se sent seul. Certains enfants vont jusqu’à faire de mauvais coups, seulement pour attirer l’attention.

Lorsque les comparaisons commencent, c’est encore pire! Cette relation devient rapidement tendue et plus complexe que les parents peuvent le penser.

Des trucs pour bien gérer les chicanes

Les conflits sont inévitables. Et malheureusement pour les parents, il n’y a pas de recette magique pour les éviter, ou encore les régler amicalement à tout coup. En plus, il est difficile de savoir, pour un parent, s’il doit intervenir ou non. Les chercheuses de Concordia ont révélé que d’une part, le fait d’intervenir peut priver les enfants de développer leurs propres stratégies de résolution de conflits et empire parfois ce dernier. D’autre part, leur intervention aide parfois à diminuer l’ampleur du conflit et mène à des solutions plus constructives. Les expertes arrivent à la conclusion que les parents devraient plutôt d’agir en médiateur, soit qu’ils structurent le processus de négociation tout en laissant le choix de solution finale aux enfants. 

  • Parfois, il sera impossible de traiter la situation équitablement. Ce sera au tour de l’un et ensuite à l’autre d’avoir quelque chose. Il faut l’accepter et tenter de partager ce privilège.
  • Essayer de ne pas comparer les enfants. La rivalité commence souvent avec ces comparaisons.
  • Passer un moment de qualité seul avec votre enfant. Les plus jeunes se sentent souvent valorisés lorsqu’ils sont seuls avec un parent.
  • Montrer à vos enfants à régler leurs problèmes avec des mots plutôt qu’avec des gestes, ils comprendront mieux l’importance de s’écouter.
  • N’intervenez pas en tout temps. Vous souhaitez qu’ils développent leur propre gestion des conflits.