La présidente de la CSQ, Sonia Ethier

Les négociations du secteur public

La CSQ: Pour le bien de la population, faut que ça change maintenant!

Le gouvernement avait promis des solutions aux problèmes d’attraction et des réinvestissements en santé et en éducation qui étaient identifiés clairement comme une priorité. On est bien loin du compte avec les offres faites à l’occasion du renouvellement des conventions collectives des secteurs publics et parapublics. La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) en appelle au changement pour que la population puisse enfin recevoir de meilleurs services.

«Il est plus que temps pour le gouvernement d’investir en éducation, en enseignement supérieur et en santé». Sonia Ethier, présidente de la CSQ, insiste sur la légitimité des demandes syndicales de ses membres.

Un gouvernement déconnecté de la réalité

«Ce n’est pas avec une offre de 7% sur 5 ans que le nécessaire rattrapage salarial va s’effectuer. Les années d’austérité ont généré des conditions de travail toxiques et rien n’est fait pour changer la donne», dénonce Sonia Ethier.

Même la promesse du premier ministre qui s’était engagé à offrir minimalement une protection contre l’inflation est ainsi brisée. «Le gouvernement Legault est totalement déconnecté de la réalité!», ajoute encore la présidente de la CSQ. Elle est extrêmement déçue du peu de considé­ration démontrée à l’égard des femmes et des hommes qui, chaque jour, portent à bout de bras les services publics, notamment en éducation, en enseignement supérieur et en santé.


« Y a-t-il un enjeu plus important pour un gouvernement que de garantir à la population l’accès à des services d’éducation et de santé universels et de qualité? »
Sonia Ethier, présidente de la CSQ

Indigne d’un gouver­nement responsable

«Comme employeur responsable, le gouvernement doit se donner les marges budgétaires pour donner un véritable coup de barre dans les conditions de travail de ses employés. Dans son prochain budget, la CAQ devra tourner le dos à l’austérité. Une croissance des dépenses de programmes de 3% comme il l’a prévu... c’est moins que ce qu’on a connu pendant la période où le Québec cumulait déficit sur déficit.»

«Dans le milieu de la santé, par exemple, aujourd’hui, c’est 500M$ par année que coûte l’absentéisme dû aux con­ditions de travail extraordi­nairement difficile. Cette somme pourrait être bien mieux investie. Si le gouvernement veut améliorer l’attrac­tivité et augmenter la rétention de son personnel, il doit prendre une voie bien différente et vite.»

«Y a-t-il un enjeu plus important pour un gouvernement que de garantir à la population l’accès à des services d’éducation et de santé universels et de qualité? Sous-évaluer le travail essentiel réalisé par celles et ceux qui assurent ces services, c’est carrément de la négligence!», dénonce la leader syndicale qui invite le président du Conseil du trésor à refaire ses devoirs rapidement s’il veut être pris au sérieux.

Des travailleuses et des travailleurs déterminés

La CSQ a mis au cœur de sa demande salariale une hausse d’un montant fixe de deux dollars de l’heure s’appliquant dès la première année et une majoration de 3% pour chacune des deux années suivantes. Sa demande comprenait également un mécanisme de protection du pouvoir d’achat. De plus, la CSQ veut prioriser des bonifications du régime de retraite ainsi que des mesures pour aider les nouveaux parents ou encore pour réduire les disparités régionales.

«Dans chacune de nos fédé­rations, la mobilisation des membres est palpable. Je sens une envie de changement», poursuit Sonia Ethier. Les 500000 travailleurs des secteurs publics et parapublics ne sont pas des extraterrestres! Ils sont des citoyens et des contribuables qui ont à cœur le bien-être de la population. Ils veulent améliorer les services qu’ils délivrent mais aussi recevoir de bons services. Ils sont déterminés à atteindre ces objectifs.

«C’est maintenant le temps pour le gouvernement de s’occuper de ses employés qui, rappelons-le, ont écopé de toutes ces années d’austérité». La présidente de la CSQ rappelle au gouvernement que financer adéquatement les réseaux, offrir de bons services, ce n’est pas une dépense mais
un investissement qui profite à l’ensemble de la population. Le gouvernement doit donc changer son approche. Le Québec en a urgemment besoin!

www.lacsq.org