«Je ne voudrais pas être ailleurs qu'ici». C'est ce qu'ils semblaient me dire à chaque fois.

Zone Boréale

Les histoires de Sophie

«Sophie, si je te disais que tu as 50 fermes à visiter pour les prendre en photos, est-ce que tu me dirais que c’est possible et que ça te tente?»

Quand Nancy Ouellet, à la tête de la Zone boréale, m’a adressé cette demande, je croyais rêver. Aller à la ferme, c’était déjà un must pour moi. Et puis on ne vous interpelle pas deux fois dans une vie de photographe avec un contrat d’une telle ampleur et d’une telle beauté. Alors je lui ai dit «Si ça me tente? Mais bien sûr! Je commence quand?»

C’est ainsi que j’ai parcouru, pendant l’été 2017, 2500 km sur les routes de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, pour photographier environ 50 fermes proposant des activités agrotouristiques, en respectant la saisonnalité de leur offre. Je suis une femme très chanceuse : qui peut prétendre avoir une vue aussi exhaustive sur les fermes agrotouristiques du Saguenay–Lac-Saint-Jean? Personne. C’est la raison pour laquelle on a tiré de mes aventures une web-série qui incite à oser l’escapade, c’est-à-dire à pratiquer l’autocueillette, à visiter les marchés fermiers et les kiosques à la ferme, à choisir les tables fermières et les producteurs horticoles d’ici – entre autres.

«LE PLUS BEAU MANDAT DE MA VIE»

C’est ce que j’avance dans la web-série et c’est exactement ce que ça a été. Un mandat exigeant, bien sûr. Mais aussi magnifique, pour plusieurs raisons. Je vous en donne trois, comme autant d’arguments pour que vous n’hésitiez plus à vous rendre dans les fermes du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

1 - NOTRE TERRITOIRE EST MAGNIFIQUE

Au cours de ce «road trip» de 2500 km, je m’en suis mise plein les yeux, littéralement. Avec son lac et son fjord, notre région a un côté maritime bien assumé. Mais sa beauté pastorale est aussi à couper le souffle. Pour pratiquer l’agrotourisme, il faut couper par les rangs, il faut sillonner des routes de campagne, voire il faut marcher un peu dans les champs. Les paysages qui nous attendent au détour des chemins empruntés sont à couper le souffle la plupart du temps. Notre territoire est vaste et fertile, il est aussi magnifique. Et moi, comme photographe ou comme agrotouriste, cette beauté me touche et me comble.

2 – J’AI RENCONTRÉ DES HUMAINS FABULEUX

C’est évident dans la web-série, j’ai rencontré lors de la réalisation de ce mandat des êtres humains qui ont des choses fascinantes à raconter, pour peu qu’on les écoute. Ils ont une relation à la terre et aux choses vraies qui est inspirante. S’ils offrent des activités à la ferme, c’est qu’ils ont envie de partager avec les gens qui se rendent chez eux. Et ce qu’ils ont à partager, c’est un savoir-faire immense et une vie passionnée. C’est ce qui est génial dans l’agrotourisme: la chance d’obtenir des informations inédites de la bouche même d’experts en la matière. Tout goûte meilleur après.  À chaque ferme où j’allais, je devais rapidement établir un contact privilégié avec les producteurs afin de réaliser leur portrait. Ça a été un grand bonheur.

«La beauté se trouve aussi dans les petites choses, dans les motifs qui se répètent, dans la profondeur des pigments portés par la nature. Les textures sont envoûtantes, elles sont une autre forme de paysage».

3 – J’AI MANGÉ QUANTITÉ DE BONNES CHOSES

Le corollaire évident de mes visites sur les fermes est qu’à presque chacune d’elles, j’ai pu faire des découvertes gustatives épatantes. Je ne partais jamais sans ma glacière, et pour cause. Dans le temps des fraises, on m’en a donné des paniers remplis à ras bord. Même chose pour les bleuets et les framboises, les camerises et même les pommes de terre ! Cela fait une grande différence de déguster un fruit ou un légume seulement quelques heures après sa cueillette.

DE PASSIONNÉE À AMBASSADRICE DES SAVEURS LOCALES

Je n’en reviens toujours pas de la qualité des saveurs d’ici, mais aussi de leur diversité. Saviez-vous qu’une goutte de liqueur d’amélanchier dans un verre de vin blanc, ça fait un kir excellent? Moi non plus, avant ma visite du Domaine L’orée des bois (à voir ici, dans le deuxième épisode de la web-
série). Que dire de nos bières et de nos fromages? J’étais déjà une acheteuse de produits régionaux. Je suis devenue une ambassadrice. Il y a des trésors cachés partout !

EXPERT 

«L’agrotourisme est au coeur de la stratégie de positionnement de la Zone boréale. L’objectif est, et a toujours été, de faire rayonner les producteurs et leur savoir-faire. Nous avons accompagné le regroupement en ce sens. Il nous a semblé naturel de confier cette mission à Sophie Gagnon Bergeron, car nous savions que le résultat allait être de belles images, de la chaleur humaine et des émotions à la tonne», mentionne Nancy Ouellet, directrice générale de la Table agroalimentaire

Les aventures de Sophie ont été captées par Canopée Médias et forment une web-série en trois épisodes. Signée par le réalisateur Nicolas Lévesque, «OSEZ l’escapade» est disponible sur la chaîne Youtube de la Zone boréale.