Refuser des aliments permet à l’enfant d’affirmer son autonomie. En tant que parent, il faut se montrer patient et compréhensif.

Famille

L’alimentation chez les tout-petits : trucs et astuces

Alors qu’il était encore un bébé, votre enfant vous semblait si facile à satisfaire. Un biberon de lait chaud et le tour était joué. Il était rassasié et vous saviez qu’il avait alors tous les nutriments dont il avait besoin pour grandir.

Puis, le jour est venu, vers ses six mois, peut-être un peu avant, où vous avez commencé l’introduction des aliments. Encore là, ça allait! Bébé découvrait tout un univers de saveurs et de textures.

Et enfin, son premier anniversaire! Il mange maintenant sensiblement la même chose que le reste de la famille, aux mêmes heures, mais voilà qu’il commence à refuser certains aliments. Un jour, il adore les bananes et le lendemain il les repousse du revers de la main. Vous vous y perdez! Eh bien, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul!

En route vers l’autonomie

Votre enfant est en pleine période de découverte et d’apprentissage. Pour lui, le repas, à l’instar du bain, de la sieste et des jeux, est une activité comme les autres. Si le cœur y est, il peut être de très bonne humeur à table et manger avec appétit, alors qu’à d’autres instants, il n’aura qu’une envie, passer à l’activité suivante.

Rappelez-vous cependant que les enfants contrôlent instinctivement leur besoin en nutriments. Ils évaluent également leur niveau de satiété beaucoup mieux que les adultes. En d’autres mots, s’ils ont besoin d’aliments pour leur fournir de l’énergie, ils se nourriront.

Il faut aussi savoir que les tout-petits ont parfois des ralentissements de croissance qui diminuent leur appétit.
Ainsi en tant que parents, votre rôle est «de leur fournir des repas de qualité, à heures régulières, dans un climat agréable en votre compagnie» peut-on lire sur le site Naître et grandir.

Le refus de certains aliments est aussi une façon pour eux d’affirmer leur autonomie : «je suis grand et je mange ce dont j’ai envie». Pour les parents, cette étape, qui peut perdurer tout au long de la petite enfance et même au-delà, exige patience et compréhension.

En tout temps, il faut respecter l’appétit de notre enfant et accepter son désir d’autonomie.

Il ne faut surtout pas faire des repas en famille un moment de frustration et d’insatisfaction. Aussi, il faut éviter de se servir de la nourriture comme d’une récompense ou d’une punition. L’alimentation n’est pas un enjeu de négociation.

Bon à savoir

• Pour introduire un nouvel aliment, il faut parfois le présenter à notre enfant de 5 à 10 fois avant qu’il l’accepte.

• La quantité maximale de jus pur à 100% consommée par un enfant âgé de moins de 5 ans devrait être de 125 à 175 ml par jour.

• Pour rendre les collations faites maison encore plus nourrissantes, utilisez de la farine de blé entier ou ajoutez-y des flocons d’avoine.

• Les enfants consomment habituellement d’une à deux collations par jour. Afin de ne pas nuire aux repas, il est préférable de les donner au moins deux heures avant ceux-ci.

• Votre enfant mange peu? Misez sur la qualité des aliments que vous lui servez plutôt que sur la quantité.

• Pour encourager votre enfant à consommer de la viande, servez-lui en sauce, en petits cubes ou hachée. Vous pouvez aussi lui fournir d’autres sources de protéines comme les œufs, les légumineuses et le poisson.

Source : Naître et grandir,Le défi alimentaire des tout-petits
Les producteurs laitiers du Canada, L’alimentation des enfants de 2 à 5 ans