Louis Tremblay, Ph. D., pht
Louis Tremblay, Ph. D., pht

PARKINSON SAGUENAY - LAC-SAINT-JEAN

La maladie de Parkinson: les bienfaits de l’activité physique

Au congrès international de Toronto, en 1965, les neurologues ont mentionnés dans leurs écrits que les exercices physiques n’étaient pas utiles pour les personnes atteintes du Parkinson.  Avec le temps, les idées ont bien changé, car nous avons maintenant plusieurs preuves de leurs bienfaits, surtout pour atténuer certains symptômes contre lesquels le traitement médicamenteux n’a pas beaucoup d’effet.  Aujourd’hui, les scientifiques considèrent qu’ils constituent un médicament!

Voici la liste des bienfaits qu’ils procurent : amélioration de la force musculaire, de l’endurance cardio-respiratoire, de la phonation, du contrôle de la motricité et de la dextérité, de la marche, de l’équilibre, de la posture, des capacités cognitives telles que la mémoire.  En effet, des études effectuées sur des animaux démontrent que l’activité physique améliore la neuroplasticité du cerveau.  Elle aide à mieux gérer le stress, l’anxiété, ainsi que les états dépressifs.  Elle permet aussi de combattre l’insomnie, une plus grande résistance à la fatigue, une diminution de la bradykinésie (lenteur dans l’action), de l’akinésie (lenteur dans la planification et l’initiation des mouvements), du freezing (pieds qui collent au sol), de la rigidité, du tremblement, etc.

Cependant, les résultats dépendent de plusieurs variables comme l’âge de l’individu, sa motivation, le type de programme d’exercices, la régularité de la pratique, la spécificité, l’encadrement, la sévérité de la maladie.  Même si tous les exercices ont du bon, il faut respecter certaines règles.  Il faut s’y adonner dans un environnement sécuritaire et surtout avoir du plaisir pour atteindre nos objectifs.  Le plus important est d’en faire une saine habitude de vie!

Il ne faut surtout pas oublier à quel point l’activité physique peut avoir un impact positif sur l’état psychologique!  Elle permet de reprendre confiance en soi, d’évacuer les frustrations, de lutter contre l’apathie, le stress et l’anxiété.  La sécrétion d’endorphines lors de la pratique d’exercices apporte un état de détente et un bien-être général qui a une influence directe sur la qualité de vie.  Certaines activités favorisent également la vie sociale et deviennent un atout pour rompre l’isolement.

Certes, ce dernier point est difficile à satisfaire dans la période de confinement que nous vivons actuellement.  Les activités sociales sont limitées, mais la marche, le yoga, entre autres, peuvent toujours être pratiqués en agréable compagnie, à condition de respecter la distance recommandée, bien sûr!