LA Maison de soins palliatifs du Saguenay

Témoignages d'employés

Des employés de la Maison de soins palliatifs témoignent.

« « Voilà un an et demi que je travaille comme préposée aux bénéficiaires à la Maison Notre-Dame, et maintenant de la Maison de Soins palliatifs du Saguenay. Lorsque j’ai fait mes débuts, je connaissais déjà la Maison, puisque ma mère y a séjourné. Le travail que je réalise ici est vraiment important pour moi. Ici on ne guérit pas les gens, mais on essaie de soulager tous les symptômes de la maladie, aussi bien sur le plan physique que psychologique. Mon travail consistant à des soins de confort, je me fais un point d’honneur de prendre tout le temps nécessaire pour chaque usager. Lorsque je prodigue un bain thérapeutique, tout se fait en douceur, dans le calme, je crée une ambiance relaxante pour faire oublier le mal durant un instant. Souvent, c’est moi qui donne le dernier bain de la vie du patient, c’est quelque chose pour eux. C’est une geste de confiance qu’ils ont envers moi de me laisser prendre soin d’eux. Alors, je leur accorde une attention particulière. À la fin de ma journée de travail, je sens que j’ai fait la différence dans la vie de ces personnes.» »
VÉRONIQUE DÉRY PRÉPOSÉE AUX BÉNÉFICIAIRES
Mme Véronique Déry

« «J’ai fait mes débuts comme infirmière auxiliaire en 1988 et j’ai travaillé en soins à domicile durant une vingtaine d’années. Par contre, j’éprouvais toujours la même insatisfaction, j’avais toujours l’impression qu’on ne réussissait pas à donner un bon service aux usagers en fin de vie. C’est ce désir d’offrir un service adéquat aux personnes malades en fin de vie qui m’a amenée vers les soins palliatifs, pour finalement rejoindre l’équipe soignante de la Maison Notre-Dame en 2012. J’aime la relation avec les usagers et leurs familles, je sens que je leur apporte du bien-être. Ici, on soigne l’âme et le corps, on est là pour les personnes malades, mais aussi pour leurs proches, les soins que nous offrons touchent plusieurs sphères. Les gens que nous accueillons sont en phase terminale, notre objectif est de leur faire vivre les meilleurs moments de leur fin de vie. On vit des moments uniques lorsqu’on travaille en maison de soins palliatifs. Je me souviens d’un monsieur musicien, ses amis de la fanfare sont venus lui offrir un dernier spectacle avant qu’il ne rende l’âme, c’était très émouvant.» »
JACINTHE GAGNÉ INFIRMIÈRE AUXILIAIRE
Mme Jacinthe gagné

« «C’est le hasard qui m’a amené à travailler comme infirmière autorisée à la Maison Notre-Dame, mais après cinq ans passée au sein de cette ressource communautaire, je peux affirmer que chaque jour que je vienstravailler, j’exerce ma profession en sachant que je fais une réelle différence pour les gens. Le milieu et la qualité des soins sont exceptionnels. Ici, on prend le temps pour l’usager, on peut répondre davantage aux besoins de chaque personne. D’un quart de travail à l’autre, on travaille en continuité avec le personnel en poste. Il y a une belle collaboration avec l’équipe soignante, les médecins sont très accessibles. J’ai aussi remarqué au l des années que mon travail a une portée auprès des membres de la famille. Les gens se rappellent de ceux qui ont pris soins de leurs proches, ils nous envoient des cartes de remerciement. C’est très touchant.» »
STÉPHANIE DORÉ INFIRMIÈRE AUTORISÉE
Mme Stéphanie Doré

« «Au même titre qu’on accueille la vie et le nouveau-né, le passage de la vie à la mort est important et demande un bon accompagnement. C’est la maladie d’un proche qui m’a amenée à m’intéresser au domaine de la santé et à me former dans le domaine de l’accompagnement de soins en fin de vie. Cette volonté d’accompagner les gens en phase terminale s’est accentuée avec le décès de mes parents, à deux ans et demi d’intervalle. Cette épreuve m’a laissé un goût amer. J’aurais aimé qu’ils aient accès à une ressource communautaire comme La Maison de soins palliatifs du Saguenay. C’est cette expérience qui m’a donné le goût de me rapprocher davantage des soins palliatifs en milieu adapté. J’ai d’abord commencé comme bénévole à la Maison Notre-Dame, puis, depuis 8 ans, je suis coordonnatrice des bénévoles pour l’organisme. Épauler les bénévoles est un cadeau de la vie pour moi, je n’aurais pu souhaiter mieux comme fin de carrière. Oui, c’est un travail, mais je ne le perçois pas ainsi. Chaque matin quand je me lève je me rends disponible à l’écoute pour les gens. Je suis là dans un esprit d’entraide et d’accompagnement, je n’ai pas l’impression d’aller travailler, mais bien de me rendre disponible à l’autre. Tout ce que réalisent les bénévoles est admirable. Il y a une belle dynamique et on se nourrit mutuellement de notre énergie. Il faut dire que la qualité des bénévoles en soins palliatifs est remarquable. Ce sont des gens d’une grande richesse intérieure, sensibles, qui ont du cœur et qui s’investissent sans compter.» »
MARLÈNE-DENISE TREMBLAY COORDONNATRICE DES BÉNÉVOLES
Mme Marlène-Denise Tremblay

« «Voilà 18 ans que je cuisine pour la Maison Notre-Dame. Quand j’ai commencé, c’était un environnement tout à fait nouveau pour moi, mais j’ai développé le goût de ce travail en fréquentant les gens de la Maison Notre-Dame et en voyant tout ce qu’on peut leur apporter par des attentions particulières. Manger c’est un grand plaisir de la vie et quand on peut offrir un peu de bonheur aux personnes malades ainsi qu’à leur famille en leur préparant de bons plats, c’est très valorisant. Puisqu’il s’agit de personnes malades en fin de vie, il n’y a plus d’interdictions alimentaires qui s’appliquent, sauf s’il y a des indications du médecin, alors on leur prépare des mets dont ils ont envie et on répond à leurs demandes spéciales. Le contact en salle à manger est aussi très enrichissant. On fait de belles rencontres et les discussions avec les usagers et leurs familles sont très intéressantes. Les gens ont souvent un beau vécu à partager.» »
HÉLÈNE SAVARD RESPONSABLE DE LA CUISINE
Mme Hélène Savard