Dr Raynald Simard, hémato-oncologue au CIUSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, en compagnie de Marie-Hélène en 2000.
Dr Raynald Simard, hémato-oncologue au CIUSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, en compagnie de Marie-Hélène en 2000.

Fondation Sur la pointe des pieds

Un souffle de confiance en la vie pour les jeunes

Du courage, de la confiance, de l’espoir. Lorsque l’hémato-oncologue Raynald Simard pense à la fondation Sur la pointe des pieds, il revient sur ces mots remplis d’émotions. Selon lui, les expéditions organisées par la fondation apportent une foule de bienfaits aux patients atteints du cancer, à leurs familles et à leurs proches. Le professionnel de la santé en a côtoyé quelques-uns lors de sa carrière, dont Marie-Hélène Côté, une patiente dont il se souvient encore très bien.

C’est grâce à elle que le médecin a connu la fondation Sur la pointe des pieds. Il avait été témoin de sa participation à une excursion organisée par la fondation. «Ce voyage a été un rayon de soleil dans sa vie, comme pour beaucoup d’autres jeunes qui y participent», avance-t-il.

Selon lui, ces activités font prendre conscience aux jeunes que malgré la maladie, ils sont encore bien vivants. Cette poussée d’adrénaline et ce sentiment du devoir accompli leur donnent sans aucun doute une bouffée de confiance, autant en la vie qu’en eux-mêmes. «J’en ai vu quand même quelques-uns sortir de ces excursions et activités. La plupart étaient non seulement contents de l’avoir fait, mais souvent, ils étaient radieux et quasiment transformés», se rappelle le professionnel de la santé.

Aux yeux de M. Simard, ce qui est le plus important est que les jeunes malades puissent avoir, autant que possible, une vie comme les autres. C’est ce qui fait que selon lui, les expéditions de la fondation Sur la pointe des pieds sont aussi bénéfiques pour les jeunes. Les participants peuvent vivre une expérience unique dans un environnement sécuritaire. L’effort que leur demande ce voyage fait sortir ces malades des sentiers battus et relever un important défi.

«Je me souviens que Marie-Hélène devait gravir une montagne. Elle a longtemps pensé qu’elle ne serait pas capable de le faire, mais elle y est parvenue. Ç’a été une dose incroyable d’optimisme pour elle. Elle était tellement fière que ça se propageait autour d’elle. La première chose qu’elle a faite lorsqu’elle m’a vu, ç’a été de me montrer les photos et de me raconter son expérience en détails», se remémore-t-il, ému.