Centre de prévention du suicide 02

Faites la différence, parlez... pour vrai

La Vitrine
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Toutes les raisons sont bonnes pour parler de prévention du suicide, mais lorsqu’il est question de santé mentale, le lien n’en est que plus évident. Alors que débute la Semaine de la santé mentale qui nous encourage à #Parlerpourvrai, le Centre de prévention du suicide 02 (CPS-2) rappelle l’importance de prendre soin de soi et d’ouvrir le dialogue pour exprimer sa détresse ou son inquiétude.

Selon les données d’un récent sondage, présentées plus tôt cette semaine, 18% des adultes résidant au Saguenay – Lac-Saint-Jean percevraient leur santé mentale comme étant « passable » ou « mauvaise », comparativement à 6% d’entre eux avant la pandémie. Ce sont donc davantage de gens qui se trouveraient en situation de vulnérabilité dans la région.

Au Centre de prévention du suicide 02, les intervenants en font régulièrement le constat. Les appels à la ligne d’intervention 1 866-APPELLE (277-3553) ont fluctué tout au long de la pandémie et on pouvait sentir l’impact des vagues de celle-ci à travers la détresse des appelants.

Comme tout important changement, la crise sanitaire a entraîné une hausse de l’insécurité, du stress et de l’anxiété chez les personnes vulnérables devenant ainsi un facteur déclencheur pouvant augmenter le risque que se produise un passage à l’acte suicidaire. 

Nonobstant cette hausse de demandes d’aide, l’organisme se dit toutefois encouragé par la place que prend désormais l’enjeu de la santé mentale dans la société. Les choses bougent, des investissements sont annoncés et de nouvelles ressources sont déployées en santé mentale, résultats d’une réelle mobilisation. 

D’ailleurs, les Centres de prévention du suicide du Saguenay – Lac-Saint-Jean, de Québec et de Montréal ont récemment lancé la plateforme suicide.ca

Cette dernière se veut une nouvelle porte d’entrée pour aider, informer et prévenir le suicide. 

On y retrouve tout un bagage d’informations sous forme de capsules vidéos, d’articles et de témoignages. Il est également possible d’y clavarder avec un intervenant 24h/24, 7jours/7.

Reconnaître les signes

Chaque année, au Québec, ce sont 1 100 suicides qui surviennent laissant dans le deuil des milliers de personnes et en ébranlant des milliers d’autres. Des gens de sexe, d’ethnie, de milieu économique et de groupe d’âge différent peuvent avoir des idées ou des comportements suicidaires. Parmi les groupes les plus vulnérables, on retrouve notamment les personnes souffrant d’un problème de santé mentale.

Il est important de savoir que peu importe la situation que l’on vit, il est possible de s’en sortir et de trouver de l’aide pour le faire. Si vous vous inquiétez pour un proche en état de vulnérabilité, il est aussi possible d’être à l’écoute de certains signes avant-coureurs. Des messages directs « Je veux mourir » peuvent être verbalisés. On peut aussi reconnaître des indices comportementaux, retrait, isolement; ou des indices émotionnels, désintérêt, agressivité, anxiété accrue et autres.

En cas d’inquiétude pour un proche, il est également possible de se référer à un organisme d’aide comme le Centre de prévention du suicide afin de trouver de l’écoute et des outils pour mieux intervenir. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à le faire. Près de 50% des appels reçus au CPS-02 proviennent de proches ou de tiers (patrons, collègues, voisins,…).

La ligne d’intervention 1 866-APPELLE (277-3553) est accessible 24h/24 7 jours/7, gratuitement et en toute confidentialité. Des intervenants de la région, formés pour accompagner les personnes en situation de crise, mais aussi leurs proches, sont disponibles pour écouter et accompagner les individus.  

Le CPS-02 demeure une porte d’entrée accessible et efficace pour trouver les ressources nécessaires pour avancer. Il agit comme facilitateur en accompagnant les gens dans leur démarche, que ce soit en les référant auprès d’un autre organisme d’aide ou en intervenant directement auprès d’une personne dont le comportement ou les propos inquiètent.


Les sentinelles sont en quelque sorte une première main tendue pour écouter et accompagner les personnes vulnérables à risque de poser un geste suicidaire. Elles sont près de 1000 sentinelles à avoir été formées au Saguenay – Lac-Saint-Jean depuis 2009.

Davantage de sentinelles dans la région

Signe que la santé mentale préoccupe davantage la population et que l’on comprend de mieux en mieux ses nombreux visages, le Centre de prévention du suicide 02 a reçu de nombreuses demandes d’informations et de formations au cours de la dernière année.

Plusieurs gestionnaires d’entreprises ont notamment fait appel à l’organisme afin d’être mieux outillés pour déceler la détresse psychologique. Le CPS-02 a pu leur fournir des outils et des pistes de solution.

Il a également formé plusieurs nouvelles sentinelles, des personnes de divers milieux, qui par la nature de leurs occupations, de leurs fonctions ou de leurs implications peuvent être des agents de prévention. Les nouvelles sentinelles ont reçu une formation afin de leur permettre de repérer les personnes vulnérables au suicide, de détecter la détresse et de favoriser la demande d’aide.

Depuis l’implantation du réseau québécois de sentinelles, ce sont tout près de 1000 sentinelles qui ont été formées dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.