Alexandra Rivard, étudiante au doctorat en lettres.
Alexandra Rivard, étudiante au doctorat en lettres.

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La littérature, une passion de tous les instants

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« À partir du moment où l’on est véritablement passionnée par quelque chose, ce n’est plus du travail». C’est en ces termes qu’Alexandra Rivard, étudiante au doctorat en lettres, parle des heures investies à lire et à effectuer des recherches visant à alimenter son travail de thèse.

« J’ai un parcours plutôt atypique, souligne-t-elle. J’ai d’abord commencé des études en soins infirmiers au cégep avant d’entreprendre un baccalauréat en enseignement au secondaire. Rapidement, je me suis rendu compte que ni l’un ni l’autre n’étaient faits pour moi. J’aimais trop les lettres, j’aimais trop la littérature pour faire autre chose de ma vie. Je me suis donc inscrite au certificat en création littéraire puis j’ai complété mon baccalauréat en littérature », explique Alexandra Rivard. « À partir de ce moment, j’ai compris que j’étais à la bonne place. Il est devenu clair pour moi que je devais poursuivre mes études en lettres le plus loin possible »raconte-t-elle.

Une fois son baccalauréat en poche, en 2016, elle a choisi de poursuivre à la maîtrise puis au doctorat en lettres où elle travaille actuellement à compléter sa thèse portant sur les écrivaines féministes de la première moitié du XXe siècle (1900-1945). Un sujet fascinant qu’elle a trouvé grâce à son directeur de thèse.

Ce cheminement académique, loin d’être linéaire, est celui que de plus en plus d’étudiants entreprennent aujourd’hui. Un parcours que Mme Rivard ne regrette en rien. « Quand on quitte le secondaire, on ne sait pas toujours ce que l’on souhaite faire du reste de sa vie. D’expérimenter diverses avenues a été bénéfique pour moi. Je crois qu’il ne faut pas avoir peur de changer de programme d’étude et de chercher sa place, celle où l’on se sentira vraiment accomplie », exprime-t-elle.

Et pour se sentir accomplie, Alexandra Rivard l’est. La maman de cinq enfants a trouvé sa voie dans les études de cycles supérieurs en lettres. Elle l’avoue bien humblement, la littérature l’habite; elle nourrit sa soif d’apprendre et sa curiosité intellectuelle.

« On entend souvent beaucoup de préjugés envers les étudiants en lettres. Moi-même, je me disais auparavant « Je ne peux pas passer ma vie à lire des livres ». Mais étudier en lettres, c’est plus que ça. À travers mes recherches et mes lectures, c’est l’histoire de toute une époque que je mets en lumière. Je découvre des écrivaines oubliées à l’image d’un archéologue qui déterre des objets anciens. […] Je veux que mes enfants grandissent en sachant qu’ils peuvent faire ce que bon leur semble et qu’ils peuvent pousser leur passion aussi loin qu’ils le désirent », souligne-t-elle.

Elle avoue toutefois que pour se rendre au doctorat, il faut être bien déterminé. Sans parler des coûts associés aux études de cycles supérieurs, elle confie que cela demande toute une organisation et une bonne gestion du temps surtout lorsqu’il faut concilier travail, études et vie familiale. Heureusement, Alexandra Rivard peut compter sur l’indéfectible soutien de son conjoint. «Il est extrêmement présent pour les enfants et moi. C’est grâce à ce travail d’équipe que j’y arrive».

Sachant bien que la fin des études en lettres approche, Alexandra Rivard pense déjà à la suite. Elle aimerait partager sa passion pour la littérature en enseignant au niveau collégial ou universitaire.


Cette série de cinq portraits est réalisée dans le cadre des Rendez-vous des cycles supérieurs de l’UQAC qui auront lieu les 23 et 24 février prochain. Pour inscription ou information, uqac.ca/rdv-cycles-sup.