Véronique Dauwe et Joanie Larouche, étudiantes à la maîtrise en sciences infirmières.
Véronique Dauwe et Joanie Larouche, étudiantes à la maîtrise en sciences infirmières.

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Infirmière, un métier aux multiples facettes

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Toutes deux étudiantes à la maîtrise en sciences infirmières,  Véronique Dauwe et Joanie Larouche ont fait le choix de poursuivre leurs études aux cycles supérieurs afin de pousser encore plus loin leur pratique du métier d’infirmière. Si leur parcours scolaire diffère, les deux femmes  sont définitivement unies par une passion commune pour leur profession et  par leur désir de faire une différence dans le réseau de la santé.

« Je suis devenue infirmière un peu sur le tard, confie Véronique Dauwe. J’ai d’abord étudié au cégep en sciences pures puis fait un baccalauréat en études internationales. C’est seulement après une période de pause que j’ai décidé de retourner à l’université pour compléter un baccalauréat au cheminement initial (sciences infirmières, cheminement formation initiale), que j’ai terminé en 2011, poursuit-elle. En commençant mon bac, je savais que je voulais poursuivre à la maîtrise, mais je voulais travailler au moins deux ans comme infirmière. Il m’apparaissait essentiel de faire du terrain avant de continuer. Finalement, j’y suis allée cinq ans avant d’entreprendre ma maîtrise », explique Véronique Dauwe.

Pour Joanie Larouche, le parcours fut bien différent. Celle dont la mère et la sœur sont infirmières de métier, semblait prédestinée à travailler elle aussi dans le réseau de la santé.

« J’ai obtenu mon diplôme collégial en soins infirmiers puis j’ai fait mon baccalauréat en alternance-travail études, mentionne Joanie Larouche. Au départ, je n’avais pas particulièrement l’intention de continuer à la maîtrise. C’est vraiment après avoir obtenu mon poste en GMF, il y a cinq ans, et après avoir gagné en autonomie et découvert tout un nouvel aspect de ma profession que j’ai eu envie d’aller plus loin, confie cette dernière. Je n’aurais jamais pensé que ça m’intéresserait autant, mais en GMF, j’ai eu la chance de travailler en étroite collaboration avec des médecins et ça m’a motivé à faire le saut et à retourner aux études pour devenir IPSPL (Infirmière praticienne spécialisée – première ligne) », poursuite-t-elle.

Les IPS sont des infirmières habilitées à exercer certaines activités habituellement réservées aux médecins. Elles peuvent notamment prescrire des examens diagnostiques, des traitements médicaux et des médicaments.

« C’est une pratique infirmière avancée qui permet de renforcer la première ligne des services de santé. On retrouve beaucoup d’IPS en Ontario, à Montréal et à Québec. Ici, je dirais que la demande en IPS est encore plus grande que l’offre. Les besoins sont là puisque c’est une profession en émergence », explique Joanie Larouche.

Pour sa part, Véronique Dauwe a choisi un tout autre profil d’étude. C’est la recherche en soins critique (soins intensifs) qui l’a attiré à la maîtrise, elle qui travaille justement à ce département de l’Hôpital Chicoutimi. « En sciences infirmières, les possibilités sont nombreuses. Moi, j’avais besoin de me « challenger » dans ma pratique. Le volet recherche me permet de faire évoluer la profession à ma manière. Je suis aussi en mesure de faire le parallèle entre la théorie et la pratique. Mon projet de recherche, c’est quelque chose que j’appliquerais moi-même en tant qu’infirmière », explique-t-elle.

Dans les deux cas, les infirmières reconnaissent que les études de cycles supérieurs sont exigeantes, demandant temps et énergie, mais que le jeu en vaut largement la chandelle.

« Il faut définitivement faire preuve d’adaptation et savoir prendre les choses une à la fois, mais à l’université nous sommes très bien entourés. Personnellement, j’ai toute l’aide dont j’ai besoin de ma directrice et co-directrice de thèse. J’ai aussi pu compter sur des bourses d’études,  ce qui m’a permis de continuer mes études à temps plein », souligne Véronique Dauwe.

Cette série de cinq portraits est réalisée dans le cadre des Rendez-vous des cycles supérieurs de l’UQAC qui auront lieu les 23 et 24 février prochain. Pour inscription ou information, uqac.ca/rdv-cycles-sup.