Précurseur de l’économie sociale

La Table d’économie sociale de la MRC Chapdelaine célébrait l’année dernière, ses 20 ans d’existence! Précurseur de ce modèle d’affaires, la MRC compte aujourd’hui sur son territoire, près de 100 entreprises, dont la finalité est de répondre aux besoins de ses membres. Ces entreprises, issues de plusieurs horizons, oeuvrent dans différents domaines. On pense alors aux corporations forestières, aux domaines agroalimentaire et touristique, aux CPE, aux résidences pour personnages âgées, etc.

Ainsi, depuis 1998, les gestionnaires d’entreprises de l’économie sociale se réunissent pour partager leurs bons coups et leurs préoccupations. La Table réseau en économie sociale réunit de 15 à 18 participants, gestionnaires d’entreprises collectives. L’entraide et le partage animent les discussions entre les participants créant ainsi un réseau d’échanges entre les diverses entreprises. Cette Table, animée par la MRC Maria-Chapdelaine, favorise entre autres la réflexion ainsi que la concertation entre les entreprises collectives sur les questions ayant une incidence probable sur le fonctionnement, le développement et la survie des entreprises. 

L’union fait la force

La culture d’économie sociale bien implantée dans la MRC Maria-Chapdelaine favorise le développement des entreprises collectives. Ce modèle d’affaires a d’ailleurs fait ses preuves avec les années et les avantages en sont nombreux. «L’économie sociale est un modèle d’affaires inaliénable, c’est-à-dire qui ne se vend pas, mais vise plutôt une continuité dans le temps. La différence avec l’économie sociale est que celle-ci répond à des valeurs humaines et donc que les bénéfices monétaires ne sont pas l’objectif visé. Par exemple, si une entreprise fait plus de sous, elle va partager ses surplus avec ses employés et ses membres», explique Mme Carole Richer, conseillère en développement social. 

Un modèle qui gagne en popularité

Bien que l’économie sociale soit bien ancrée dans la MRC Maria-Chapdelaine depuis 20 ans, Mme Richer dénote une croissance marquée au cours des dernières années. «Il s’agit d’un modèle qui parle beaucoup aux jeunes. Les valeurs prônées par l’économie sociale sont propres à la jeunesse qui pousse et aux enjeux sociétaires actuels», souligne Mme Richer. 

Projet «Living lab»

Le projet «Living Lab», mis en place l’année dernière afin d’assurer la pérennité de la restauration en milieu rural va bon train. Dix-neuf entreprises siègent présentement à la Table des restaurateurs et se réunissent ponctuellement pour faire le point sur les problématiques qui touchent les différents commerces. «Nous travaillons à l’élaboration d’un modèle d’affaires, mais ce n’est pas encore chose faite, car les entreprises doivent d’abord apprendre à travailler ensemble. Nous regardons ce que nous pouvons mettre en commun et les besoins de tout un chacun», ajoute Mme Richer qui garde bon espoir en ce projet porteur d’avenir.