Avant la construction de Village-Vacances Petit-Saguenay, la plage Saint-Étienne était déjà très animée.

Petit-Saguenay

Du déclin de l’industrie forestière à la diversification de l’économie

Souvent marquée par la tragédie, la communauté de Petit-Saguenay est demeurée forte devant l’adversité. Elle a su faire preuve de courage à bon nombre de reprises, se relevant debout après chaque épreuve. Son histoire en témoigne, Petit-Saguenay a également su se réinventer et continue encore aujourd’hui d’innover pour assurer sa pérennité.

1928

En date du 25 mai 1928, un autre drame frappe la communauté de Canton de Dumas. Des pluies diluviennes s’abattent sur la municipalité durant dix jours. De plus, la rupture des estacades abandonnées par la compagnie Brouillard n’aidant en rien, les eaux finissent par atteindre une hauteur de trente pieds. Les dommages causés par l’inondation sont importants. Les communications téléphoniques sont rompues, les chemins de terre sont engloutis par les glissements de terrain, plusieurs résidences et commerces sont littéralement emportés par les eaux et les ponts sont détruits. Devant l’ampleur des dégâts, le curé Arthur Levesque demande l’aide du gouvernement. Aide qui ne vint jamais. Les Saguenois et les Saguenoises durent tout reconstruire par eux-mêmes.

1950

La Coopérative d’électricité de Petit-Saguenay et de L’Anse-Saint-Jean voit le jour le 21 février 1949. Son mandat est clair, faire représentation auprès du gouvernement provincial pour électrifier les municipalités de Petit-Saguenay et de L’Anse-Saint-Jean. Ce qui sera rapidement chose faite alors que le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, annonce en août 1949 la construction d’un barrage sur la rivière Petit-Saguenay par l’Office de l’électrification rurale. La centrale sera inaugurée en août 1950 et deviendra la première centrale hydroélectrique construite par l’Office. C’est la Coopérative d’électricité de Petit-Saguenay et de L’Anse-Saint-Jean qui en assurera les opérations avant de raccorder son réseau à celui de la Compagnie électrique de Saguenay dont les actifs seront liquidés au profit d’Hydro-Québec en 1965.

1950-1960

Les décennies 1950 et 1960 sont florissantes pour l’industrie forestière. À Petit-Saguenay, les moulins à scie se multiplient sur le territoire. Ils sont maintenant plus modernes, équipés de tronçonneuses, de tracteurs et d’autres équipements motorisés. On doit cette modernisation principalement à la compagnie Jos. Houde limitée ainsi qu’aux chantiers coopératifs de l’Union catholique des cultivateurs (UCC) qui devint par la suite l’Union des producteurs agricoles (UPA).

1956

C’est en 1918 qu’est construite la première église de Petit-Saguenay. En 1945, pour répondre à la croissance soutenue de la population de Petit-Saguenay, celle-ci est agrandie suivant les plans de l’architecte Sylvio Brassard. Le 26 décembre 1955, elle sera toutefois rasée par les flammes. Moins d’un plus tard, on inaugurera la nouvelle église de la municipalité dont l’architecture est une fois de plus l’œuvre de l’architecte Sylvio Brassard.

1960

Un nouveau quai est construit en eau profonde pour faciliter l’exportation de bois. Ce dernier se situe à seulement 1 km du précédant quai municipal, qui n’était pour sa part qu’accessible à la marrée haute. Bien que le quai municipal ne servira pas bien longtemps à l’industrie forestière, il deviendra par la suite un important atout pour le développement touristique de Petit-Saguenay.

1964

La vie sociale, culturelle et sportive de Petit-Saguenay se structure à compter des années 60. La création, en 1964, de l’Organisation des terrains de jeu (OTJ) de Petit-Saguenay y contribue activement. Dès lors, on met sur pied diverses activités principalement adressées aux jeunes du secteur, dont un camp de jour et une patinoire extérieure.

1966

La rivière Petit-Saguenay dont les droits d’exploitation étaient jusque-là dans les mains de propriétaires privés passe sous l’égide du gouvernement. Gestionnaire des droits de pêche de la rivière, ce dernier crée une réserve faunique gouvernementale, soit une zone d’exploitation contrôlée (ZEC). S’en suivent la mise en valeur et la conservation du site qui devient un pilier de l’industrie touristique de Petit-Saguenay.

1979

La municipalité de Dumas change de nom et adopte le toponyme de municipalité de Petit-Saguenay. C’est également en 1979 qu’on inaugure l’aréna du village. Construit pour offrir un aux citoyens une infrastructure sportive de qualité permettant notamment la pratique du sport national, l’Aréna de la Vallée deviendra en 2019, l’Aréna Roberto Lavoie. C’est en l’honneur du hockeyeur natif de Petit-Saguenay Roberto Lavoie, qui a évolué dans la LHJMQ, dans la LAH ainsi que dans la ligue nationale de Suisse au cours des années 80 et 90, que l’aréna est renommé.

1981

Les années fastes de la foresterie sont désormais révolues. C’est au tour de la compagnie Jos. Houde limitée de déclarer faillite en 1981 emboitant le pas aux chantiers coopératifs. Son usine de sciage sera reprise successivement par plusieurs autres compagnies forestières avant de devenir aujourd’hui la propriété de Fabrication PFL. Le déclin de l’industrie forestière déclanche toutefois un vaste mouvement de diversification économique dans le milieu, qui est notamment animé par le Comité de développement économique.

1986

C’est au cours des années 70 que la municipalité de Petit-Saguenay devient propriétaire des terrains de l’Anse-Saint-Étienne. Ce n’est cependant qu’en 1986, qu’elle en confie la gestion à la Société de gestion V.V.F. Saint-Étienne qui mettra sur pied un concept unique et original répondant aux besoins des familles. À ce jour, le Village Vacances Petit-Saguenay demeure l’un des lieux les plus fréquentés de la municipalité.

2010

La municipalité se retrousse les manches pour restructurer son territoire autour de trois axes principaux soit le tourisme, la qualité de vie et le développement économique. L’entrepreneuriat étant florissant à Petit-Saguenay, on continue les efforts pour permettre le développement du plein potentiel des entreprises et l’établissement de nouveaux commerces. Un travail constant est également fait pour appuyer les familles qui souhaitent s’établir à Petit-Saguenay ainsi que pour dynamiser le secteur en mettant en œuvre de nouveaux projets. À ce chapitre, la participation citoyenne est de premier ordre. Tous contribuent à la vitalisation de Petit-Saguenay, un travail qui demeure encore aujourd’hui d’actualité.