Quelques élèves mettant en pratique leur apprentissage.

Des jeunes nous parlent

Quand l’école devient un projet de vie

«Quand j’ai échoué les tests de santé à Nicolet et que j’ai dû mettre une croix sur ma formation en techniques policières, je voulais me trouver un programme qui m’offrirait des perspectives d’emploi intéressantes. C’est ce qui m’a amené au CFP Jonquière. J’ai tellement hâte d’avoir complété ma formation. J’ai mis tant d’efforts dans mes études. Je me suis même endetté pour ça! Une fois diplômé, je vais pouvoir retourner chez nous, à Chibougamau, me trouver un emploi dans mon domaine, m’acheter une maison avec ma blonde, fonder une famille », confie Jean-François Lanctôt-Tremblay.

Les étudiants en FP consacrent 32,5 h par semaine à la formation en classe et en atelier. Le CFP fait désormais partie de leur milieu de vie. Le sentiment d’appartenance est aussi très fort chez les étudiants de chaque programme. Ils portent fièrement leur chandail identifiant leur formation et la synergie dans le groupe est tangible. On le voit notamment lorsque les étudiants travaillent en équipe.

Valoriser les métiers

Pour les étudiants qui ont choisi la FP, les métiers liés aux programmes offerts semblent offrir des perspectives d’emplois intéressantes. Or, plusieurs personnes ont encore beaucoup de préjugés à l’égard de la FP. D’ailleurs, le CFP Jonquière a mis en place différents programmes et événements pour valoriser les métiers. Ces initiatives contribuent non seulement à faire rayonner la formation professionnelle, mais aussi les étudiants. 

Entre autres, les étudiants du CFP Jonquière ont l’opportunité de participer aux olympiades professionnelles, ainsi qu’au concours Chapeau les filles, qui vise à encourager les filles à s’orienter vers les métiers non traditionnels. 

Plus récemment, le CFP Jonquière a participé au Défi des recrues une activité de promotion issue d’une collaboration entre la Commission scolaire De La Jonquière, et Compétences Québec. Du 28 au 30 mars 2017, le CFP Jonquière a accueilli à l’édifice du Royaume près de 2 000 élèves des écoles primaires et secondaires de la Commission scolaire De La Jonquière. Dans le contexte d’une compétition amicale, les jeunes participants ont relevé divers défis visant à démystifier les métiers spécialisés.

Sorties étudiantes

Les enseignants du CFP Jonquière initient également des projets structurant et motivant pour les étudiants. Par exemple, Martin St-Pierre organise des sorties pour amener ses groupes d’étudiants sur le terrain. Il souhaite ainsi leur faire découvrir les différentes facettes du métier d’électricien et les familiariser aux endroits où ils pourraient travailler. En outre, il a organisé des visites au barrage Péribonka IV, à Sarcelle-Rupper et à Eastmain. 

Il fait aussi visiter à ses étudiants des édifices publics du Saguenay-Lac-Saint-Jean afin qu’ils se familiarisent avec la mécanique du bâtiment.

«Au-delà des apprentissages en classe, je crois qu’il importe aussi de mettre de l’avant le faisceau de conditions qui accompagnent la formation : les opportunités offertes par l’environnement, la confiance en soi, l’insertion dans un réseau social, etc. C’est pourquoi je me fais un point d’honneur d’organiser des sorties sur le terrain», conclut Martin St-Pierre.

Pour bon nombre d’étudiants la formation professionnelle (FP) représente bien plus qu’une avenue vers le marché du travail. L’apprentissage d’un métier constitue la première pierre qui permettra de se construire un projet de vie.

Perspective d'emploi

"Quand j’ai décidé de m’inscrire en Électricité, j’étais vraiment déterminé à élargir mes perspectives d’emploi. J’ai demeuré à Québec pendant plusieurs années, où j’ai occupé différents emplois. Mais puisque je n’avais pas de secondaire V, je me retrouvais rapidement limité au niveau des opportunités d’avancement en entreprise. J’éprouve un réel sentiment de réussite depuis que j’étudie en Électricité.  Le fait de compléter mes études et d’obtenir un diplôme représente pour moi l’un des plus grands accomplissements de ma vie." - Ulysse Lavallée

S'adapter

"Au début de ma formation, je me demandais comment j’allais y arriver. J’ai des enfants, mon conjoint travaille à l’extérieur et sur le plan financier, nous ne pouvions pas nous priver d’un revenu, je devais donc travailler en même temps. Je ne vous cacherai pas que les premiers mois ont été difficiles, mais je suis parvenue à m’adapter. Ce qui a été le plus difficile, c’est le travail. J’ai eu cinq emplois durant ma formation. Aujourd’hui, je suis diplômée et je suis très fière de ce que j’ai réalisé. Mes efforts ont été récompensés." - Josée Harvey

Un coup de pouce

"Avant, j’avais une job à 15 $ de l’heure, avec des responsabilités. J’ai aussi des engagements financiers : une voiture, un appartement à payer. Si je n’avais pas eu l’aide financière du Centre local d’emploi (CLE), je n’aurais pas été capable de retourner à l’école pour aller chercher mes préalables et faire ma formation en Electricité. Le CLE m’a donné un bon coup de pouce pour que je prenne en main mon avenir." - Maxime-Olivier Beaumont