Les paramédics tirent beaucoup de satisfaction à agir comme une présence rassurante auprès de chaque patient.
Les paramédics tirent beaucoup de satisfaction à agir comme une présence rassurante auprès de chaque patient.

CTAQ

Profession paramédic: le plus beau métier du monde!

Capitales Studio
Une réalisation du service de la promotion
Ils aident les gens et sauvent des vies. Longtemps assimilés à des «transporteurs de malades», les paramédics sont en réalité des professionnels très polyvalents, formés et outillés pour pouvoir apprécier la condition d’un patient et lui fournir des soins. Regard sur ces intervenants souvent méconnus à travers les témoignages de quatre membres de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ).

«J’ai choisi le plus beau métier du monde!» L’expression n’est pas nouvelle, mais Frédérique Gauthier-Gobeil la reprend spontanément à son compte. Au quotidien, le contact avec la personne et l’absence de routine continue de motiver la paramédic. Il y a une quinzaine d’années, elle a eu une révélation et n’a jamais regretté sa décision.  

«Je terminais ma deuxième année en psychologie à l’Université Laval et pendant un cours, j’ai réalisé que je n’étais pas à ma place. J’avais besoin d’une carrière avec un peu plus de concret. J’ai fait quelques recherches et je suis tombée sur la profession de paramédic, qui correspondait vraiment à mes attentes», raconte celle qui allie une pratique à temps partiel et une charge d’enseignement en soins préhospitaliers d’urgence au Cégep de Sainte-Foy.  

Engagée dans la formation des futurs techniciens ambulanciers, il était impensable pour Frédérique que le cadre d’intervention sur le terrain ne fasse plus partie de son parcours professionnel. Car elle en retire une véritable fierté. «Nous ne sommes évidemment pas toujours dans des situations d’urgence vitale, mais si nous parvenons à rassurer les gens, à soulager leur angoisse, leur douleur, nous avons fait une différence. C’est très gratifiant!»   

Empathie, autonomie, débrouillardise, capacité à trouver rapidement des solutions, respect et ouverture d’esprit comptent au nombre des qualités requises pour intégrer le métier selon la paramédic de la CTAQ. «Nous sommes en contact avec diverses clientèles dans une multitude de contextes; nous n’avons pas droit aux préjugés», indique-t-elle, ajoutant que la crainte de commettre des erreurs ou «de ne pas voir quelque chose» demeure présente.       

Un moment marquant

Frédérique se rappelle avoir éprouvé beaucoup de satisfaction après être intervenue auprès d’une personne en détresse respiratoire. «Les soins apportés et le support que nous avons donné à la famille ont tout changé. Le patient était mal en point et plusieurs protocoles ont dû être déployés, mais nous étions prêts et nous avons contribué à lui sauver la vie. Chaque paramédic doit rester compétent parce qu’il ne sait jamais quand le gros appel va arriver…»   

Le maintien des compétences s’effectue en continu dans la profession.

Un apprentissage qui ne s’arrête jamais

Jusqu’en 2007, quiconque aspirait à devenir paramédic devait obtenir une attestation d’études collégiales (AEC) d’une durée de 945 heures. Depuis, la formation en soins préhospitaliers d’urgence a été intégrée à un diplôme d’études collégiales (DEC) de trois ans. En emploi, une actualisation des savoirs s’effectue par la suite en continu.

«Le spectre de travail d’un paramédic est très large. Celui-ci doit être en mesure de faire face à toutes les éventualités, mais dans les faits, ses expositions sont relativement limitées. Pratiquer un accouchement d’urgence, par exemple, est un événement rare. Il faut donc se créer des occasions d’éliminer le plus de stress possible et de faire en sorte que les interventions soient fluides», explique Jennifer Morrison, paramédic instructrice à la CTAQ.

Deux fois par année, une formation de maintien des compétences obligatoire offerte par les CIUSS est ainsi donnée à tous les paramédics du Québec. En guise de complément, à la CTAQ, des microformations d’une heure rémunérées sont organisées à trois reprises sur une période d’un an pour permettre à ses membres de réviser des scénarios d’intervention et de s’exercer. De la formation personnalisée est aussi accessible sur une base volontaire.       

Briefing quotidien et site Web

«Tous les jours, avant chaque quart de travail, les paramédics instructeurs consacrent une dizaine de minutes à une séance de briefing, poursuit Mme Morrison. Avec les équipes, ils revoient de la matière déjà acquise, restimulent les zones d’apprentissage, rafraîchissent les connaissances, passent certains messages ou transmettent de l’information concernant les ajustements à faire dans les protocoles, comme c’est le cas en contexte de COVID-19.»  

Un centre d’apprentissage paramédical a également été mis en ligne par la CTAQ. De très nombreuses capsules vidéo peuvent y être visionnées pour assurer, de manière autonome, l’actualisation des compétences et l’intégration de nouveautés. «Nous faisons par ailleurs beaucoup de recherche et mettons tout en œuvre pour rester à l’affût, conclut l’instructrice. L’objectif consiste à faire avancer la profession pour donner les meilleurs soins possibles.»

Prochain rendez-vous le 10 octobre

Entrevues et rédaction : Johanne Martin

Quelques chiffres


zones couvertes par la CTAQ : Québec, Portneuf, la Réserve faunique des Laurentides, Charlevoix et Saguenay.

503
employés à la CTAQ, dont
433 
paramédics.

76 000
interventions effectuées en moyenne annuellement.