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Zone Boréale

La différenciation des produits agroalimentaires

La différenciation, c’est l’art de présenter au consommateur un produit qu’il a besoin de façon à ce qu’il soit distinct de celui de la compétition.

Elle est au cœur des stratégies des entreprises qui désirent accroître leurs revenus et peut se faire sur plusieurs aspects dont le prix, l’image, la marque, etc. La différenciation est aussi au cœur de plusieurs initiatives régionales telles les Tables agroalimentaires et dans ce contexte, plusieurs démarches de marques territoriales ont vu le jour. Il suffit de regarder le nombre de démarches de différenciation à tous les niveaux pour se rendre compte de la multitude d’initiatives : marque territoriale, marque de commerce, marque de certification, etc.

Ce n’est pas d’hier que l’on parle de différenciation. À titre d’exemple, au début des années 1990, certaines initiatives visaient à se différencier du produit agricole standard en misant sur le biologique. On y voyait ainsi une façon de différencier la petite entreprise agricole de la grande qui utilisait des méthodes plus industrielles. Aujourd’hui, la technologie et les nouvelles méthodes de culture rendent possible l’industrialisation du biologique comme on a pu le voir dans un récent reportage de La semaine verte où on montre qu’en Europe en particulier, le biologique est maintenant l’affaire des grandes entreprises de transformation et de celles de la grande distribution. L’avantage de la petite entreprise que l’on voyait à l’époque s’est donc estompé. 

Ainsi, dans notre exemple, la valorisation ne doit plus être mise sur le caractère biologique de la production, mais possiblement sur le fait que l’on est en circuit court (ex.: vente directement par le producteur) ou de proximité, par rapport au circuit long (ex.: grande chaîne de détail). 

Il en est de même pour « le local ». En effet, les consommateurs sont de plus en plus à s’interroger sur la provenance des produits et le local est à la mode, ils sont aussi à la recherche de liens de confiance. Certains producteurs en ont profité, mais depuis quelques temps les distributeurs l’ont bien compris et multiplient les annonces qui vantent les mérites des produits locaux qui se retrouvent sur leurs tablettes. Certains bien sûr ont des ententes avec des producteurs locaux qui profitent à tous. Par contre, le local peut prendre plusieurs définitions comme on peut le noter dans une récente annonce du géant Wal-Mart sur les produits locaux. La différenciation est donc un concept dynamique qui doit évoluer avec le contexte socioéconomique et technologique.

Quelle leçon peut être tirée pour une organisation régionale telle une Table agroalimentaire qui désire promouvoir les produits régionaux tout en s’assurant que cette différenciation puisse franchir les années? À mon avis, dans cette démarche de différenciation, la distinction du rôle de chacun : entreprises et gestionnaires de la Table, doit être clairement établie. Ceci doit mener à une initiative qui soit inimitable de la part des grandes entreprises qui fonctionnent en circuit long. 

Ce que je propose c’est que la différenciation doit être envisagée selon certaines dimensions stratégiques. La première : la stratégie organisationnelle où la coordination de tous les acteurs doit être au centre des décisions. Bien qu’une telle coordination existe déjà, il est primordial de ne pas perdre de vue que cette dernière doit mettre de l’avant une meilleure adéquation entre les besoins exprimés par les consommateurs et les actions des entreprises pour les satisfaire. La deuxième : la stratégie territoriale où la valorisation des ressources et du savoir régional doit être mise en vedette. Cette stratégie permet de rassurer le consommateur sur les vraies valeurs qui définissent l’offre des produits régionaux et ainsi rassure sur la provenance et l’origine. Finalement : la stratégie privée où l’entreprise est la seule responsable de la différenciation fine de son produit (ex.: par une marque de commerce) avec en appui, les deux premières stratégies. À mon avis, ces deux dernières doivent être au service de la stratégie privée. C’est aussi une façon de maximiser les chances que nos produits régionaux trouvent une place dans l’assiette des consommateurs et des institutions et de faire en sorte que les producteurs intéressés par la démarche de différenciation profitent de la valeur qu’ils amènent dans l’offre alimentaire. La coordination tel qu’envisagée, est en quelque sorte une façon de se différencier des pratiques de la grande entreprise. À ce titre, une organisation, telle une Table agroalimentaire, doit s’assurer du meilleur positionnement afin de mieux répondre aux besoins du milieu.

Zone Boréale

Petits ambassadeurs de saveurs: dix services de garde éducatifs maintenant accrédités

Ils sont plus d’une vingtaine de services de garde éducatifs (SGÉ) à avoir intégré la cohorte des Petits ambassadeurs de saveurs lancée par la Table agroalimentaire du Saguenay – Lac-Saint-Jean. De ce nombre, dix sont maintenant accrédités comme tels. Une initiative dont on n’a visiblement pas fini d’entendre parler.

Concrètement, l’accréditation
«Petits ambassadeurs de saveurs» désigne les enfants d’un service de garde du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui se distingue par la mise en valeur des produits typiques de la région à l’intérieur de son établissement. Pour obtenir l’accréditation, le SGÉ doit offrir et faire découvrir aux jeunes des aliments locaux et variés, tout en misant sur des activités leur permettant d’intégrer des notions telles que la cueillette, la transformation de matières premières et l’agriculture, de manière créative et stimulante.

Officiellement lancée la semaine dernière, l’accréditation touche pas moins de 800 «petits ambassadeurs de saveur».

Encourager l’achat local, une grande fierté

«L’accréditation «Petits ambassadeurs de saveurs» a pour objectif de faire valoir les services de garde éducatifs qui respectent les trois engagements suivants : intégrer les produits locaux à leur menu, proposer des activités éducatives en lien avec l’agroalimentaire et finalement respecter la charte des saines habitudes de vie», explique Émilie Tremblay, agente de développement, marché institutionnel à la Table agroalimentaire du Saguenay – Lac-Saint-Jean.

L’accréditation vient en quelque sorte encadrer une pratique que nous avons lancée avec la cohorte des «Petits ambassadeurs de saveurs»à la fin 2016. Pour en établir les bases, nous avons consulté les principaux intéressés, les services de garde éducatifs, lesquels ont fait preuve d’une incroyable ouverture», souligne Mme Tremblay.

Si de prime abord, le projet peut sembler contraignant, il n’en est rien. Les services de garde éducatifs certifiés s’entendent pour dire qu’ils mettaient déjà en pratique de nombreuses exigences de la certification.

«Mettre en valeur les produits locaux et faire affaire avec des producteurs de la région, on le faisait déjà. Maintenant, on peut le faire valoir. C’est une grande fierté pour nous et cela permet à notre service de garde de se démarquer», lance Marie-Ève Turcotte responsable au soutien à la pédagogie au CPE L’Enfanthèque d’Alma.

Même son de cloche du côté du Petit monde des arts et des sports de Jonquière: « C’est en lien direct avec nos valeurs, exprime Mélissa Valiquette, codirectrice de l’établissement. Dès le lancement de la cohorte, nous avons été emballés par le projet. Nous faisions déjà des activités en lien avec l’agroalimentaire, maintenant le programme nous permet de pousser l’expérience encore plus loin en adoptant la culture locale en alimentation. Nous sommes particulièrement fiers d’être accrédités, car cela met en lumière le travail quotidien de toute notre équipe pour encourager l’achat local», souligne-t-elle.

Évidemment, pour les responsables des services alimentaires, les défis sont tout de même importants. Bien que l’offre régionale soit riche et variée, encore faut-il que l’achat de produits locaux entre dans le budget des SGÉ alloué à l’alimentation.

«C’est définitivement un bon travail de recherche pour notre équipe. Heureusement, notre responsable des services alimentaires est passionnée par son travail et a à cœur les valeurs prônées par notre service de garde et par le projet des «Petits ambassadeurs de saveurs». Ensemble, nous avons su trouver des entreprises prêtes à nous fournir des produits locaux de qualité, en quantité suffisante et en format avantageux, mais il reste du travail à faire», exprime Mme Valiquette.

À ce niveau, la Table agroalimentaire apporte également son aide.

«Nous avons jusqu’ici un excellent soutien de la part de la Table agroalimentaire qui fait en quelque sorte le lien entre les producteurs et les services de garde éducatifs. Par exemple, elle peut nous informer que tel producteur local est en mesure de nous fournir en pain de blé ou que tel autre est disposé à nous offrir son produit en format de 4L plutôt qu’en portion individuelle. Ça fait tout une différence pour nous», mentionne pour sa part Marie-Ève Turcotte.

La Table agroalimentaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean a également développé des outils visant à accompagner les services de garde dans l’intégration de produits locaux dans leur menu et d’activités agroalimentaires dans leur programme. C’est le cas de l’Ouvre Boîte/Zone Boréale. Offerte en location, cette dernière contient tout le nécessaire pour la réalisation d’ateliers de cuisine.

Un projet à grand rayonnement

«Le projet des «Petits ambassadeurs de saveurs» nous permet, en tant que service de garde, de favoriser la découverte des produits locaux chez les enfants, d’attiser leur curiosité pour l’agroalimentaire, de les amener à développer de saines habitudes de vie, mais aussi de leur transmettre d’importantes valeurs notamment en ce qui à trait aux bonnes pratiques d’achat local, soutient Mélissa Valiquette. Lorsqu’ils partent à la maison, la petite graine que nous avons semée continue de grandir. Ils discutent de ce qu’ils ont vu ou appris avec leurs parents qui à leur tour sont interpelés par l’offre agroalimentaire de la région».

Les services de garde éducatifs qui ont récemment reçu l’accréditation «Petits ambassadeurs de saveurs» remettront bientôt aux parents des enfants impliqués, si ce n’est déjà fait, une carte postale expliquant l’initiative à laquelle prend part leur SGÉ.

«Notre conseil d’administration est déjà au courant du projet et le soutien à 100%. Nous prévoyons en informer tous les parents dès cet automne et déjà, de nombreuses idées ont été lancées pour dynamiser davantage notre initiative comme une activité de dégustation», fait part la responsable du soutien à la pédagogie au CPE L’Enfanthèque d’Alma.

De son côté, la Table agroalimentaire est persuadée que le projet aura des répercussions positives sur l’ensemble de la population.

Rappelons que les «Petits ambassadeurs de saveurs» se joignent aux «Ambassadeurs de saveurs» en restauration ainsi qu’aux Marchands/Zone boréale pour mettre en valeur les produits agroalimentaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Zone Boréale

Production et transformation «maison» : Hopera relève le défi

Il y a de cela quelques mois, la microbrasserie et pizzeria Hopera rejoignait le prestigieux rang des Ambassadeurs de saveurs de la Zone Boréale. Pour les propriétaires de l’établissement jonquiérois, cette reconnaissance vient couronner de nombreuses années de travail d’intégration de produits locaux.

En effet, l’Hopera peut se targuer d’avoir atteint un taux de plus de 80 % de produits transformés sur place ou achetés localement. 

«Il serait facile pour nous d’acheter en vrac et en gros, mais jamais nous n’aurions accès à une telle qualité. C’est pour nous une fierté d’encourager les producteurs et entreprises d’ici. Au fil des ans, nous avons développé un réseau remarquable de partenaires qui, comme nous, ont le souci d’offrir des produits frais,  de première qualité. Il y a une grande notion de coopération autour de ce réseau. Les producteurs nous connaissent, savent ce que nous recherchons et sont en mesure de bien nous conseiller. Il y a une belle proximité», fait valoir Mathieu Roy, propriétaire de l’Hopera.

Transformation sur place

En plus d’offrir à sa clientèle des produits locaux, l’Hopera a une liste de «faits maison» bien garnie. Car en plus de brasser de la bière et de faire de la succulente pizza cuite au four à bois, l’établissement fume ses viandes et ses poissons, fait ses propres charcuteries et sa sauce tomates. 

Poussant toujours plus loin le défi de la transformation sur place, cette année, l’Hopera a acheté ses cochons entiers pour faire ses charcuteries maison. Son équipe vient aussi de compléter une série de formations pour faire son fromage mozzarelle et ses charcuteries italiennes.

«Notre vision d’entreprise est la suivante : faisons tout par nous-mêmes. Cette philosophie nous permet d’assurer un contrôle de qualité et une traçabilité pour tous nos produits, en plus de contribuer à réduire notre empreinte écologique. On se fait un point d’honneur de produire nos tomates, de faire notre pâte à pizza tous les jours, de fumer nos viandes et poissons et même de faire de la salaison maison. Quand les gens viennent chez Hopera, ils sont assurés de déguster un repas composé d’aliments frais et d’une qualité inégalable. Également, le fait d’être aussi intrinsèquement impliqué dans la production des aliments que nous servons nous permet de suivre l’évolution de notre produit. C’est un peu comme un enfant que l’on voit naître, grandir et vieillir. On est là pour chaque étape importante de sa vie. Par exemple, quand on part des plants de tomates en semences, que l’on prend soin des plants et de ses fruits jusqu’à la récolte, pour ensuite transformer de nos mains les tomates en sauce, lorsque vient le temps de présenter le produit final et d’en parler à nos clients, on ressent une grande fierté et un sentiment de travail accompli. Aucun produit commercial ne peut égaler ça», note Mathieu.

Zone Boréale

Les petits fruits nordiques : un potentiel à développer

COLLABORATION SPÉCIALE / Le potentiel de développement des petits fruits nordiques comme la camerise est intéressant pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean, mais il demeure quelques défis à relever afin d’en tirer un plein potentiel.

Les études se poursuivent afin de mieux comprendre et saisir les opportunités que représentent des petits fruits comme la  camerise, l’amélanche, l’argousier, la baie de sureau et l’aronia. Actuellement, le fruit qui offre le meilleur potentiel est la camerise.

D’ailleurs, la production est en plein essor avec 65 producteurs qui ont cultivé un total de 360 000 plants sur 170 hectares pour une production de 100 000 livres de fruits en 2017. « La problématique pour l’instant est d’accroître la productivité. En Saskatchewan, d’où provient la camerise, la production est d’environ 10 livres par plant et dans la région on n’atteint pas une livre, il y a encore beaucoup de  recherche à faire pour accroître la productivité de plants. On sait que la taille, l’irrigation, la fertilisation et la pollinisation sont importantes, nous poursuivons nos recherches. Si nous voulons développer cette filière, il faudra la rendre plus productive pour que ça devienne rentable », explique la directrice générale du créneau d’excellence AgroBoréal Isabelle T. Rivard.

Un autre gros défi pour la camerise se situe dans sa mise en marché. Comme le fruit est encore plus fragile que le bleuet, il est impensable de développer le marché du frais. Il faut donc se tourner vers la transformation. « Oui, il y a la possibilité de la congeler et de faire comme pour le bleuet. Par contre, si on utilise le même modèle que le bleuet, on ne réussira pas. Si on se dirige que vers le congelé, le prix va baisser comme pour les autres fruits et dans le contexte de production que nous avons, ça ne sera pas rentable de cultiver la camerise. Il faut absolument se tourner vers la transformation et caractériser l’offre », avance-t-elle.

Selon Isabelle T. Rivard, il ne faut pas que miser sur les produits artisanaux et développer une gamme de produits qui permettra de mettre de l’avant les vertus santé de ce fruit. En effet, la camerise a des propriétés antioxydantes plus élevées que pour le bleuet. On retrouve aussi une très haute teneur en vitamines B et C de même qu’en anthocyane et polyphénol. 

En cuisine

Les chefs de la région sont de plus en plus nombreux à utiliser les petits fruits nordiques dans leur menu. « Nous en sommes encore aux balbutiements, le développement du potentiel agroalimentaire des petits fruits est immense. Il faut miser sur ces petits fruits nordiques pour montrer notre différence et la particularité de notre climat », affirme le chef Jonathan Grenon de l’Auberge des battures à La Baie.

Le chef utilise la camerise pour concocter une sauce qui accompagne des viandes de gibier comme le cerf et le bison. Il en prépare une onctueuse au chocolat et camerise pour servir avec la poitrine de canard. Jonathan Grenon fabrique aussi des gelées et confitures à partir de la camerise et autres petits fruits. « C’est un fruit spécial et unique dont le goût est comme un mélange du bleuet, de la rhubarbe et de la fraise.  Il s’incorpore à merveille dans mes recettes comme l’amélanchier, l’argousier ou l’aronia. Ce sont des produits uniques qui vont nous permettre de nous démarquer comme région », ajoute-t-il.

Il pense qu’une route des petits fruits va se développer au cours des prochaines années. « Nos clients nous demandent où ils peuvent trouver ces petits fruits. Évidemment comme je m’approvisionne qu’en région et je mets les noms des producteurs sur le menu, je les invite à visiter des gens comme Camerise Mistouk et les Jardins de Lily. Les Européens sont notamment très attirés par ce type de produits distinctifs ».

Selon le chef Grenon, de nouveaux produits vont émerger au cours des prochaines années. Isabelle T. Rivard est  du même avis. Par contre, elle précise que les intervenants devront travailler ensemble au lieu d’en vase clos.

Bourlingueur

L’incendie de Nazareth

CHRONIQUE / Boom! Et boom encore. Deux détonations. Le bruit des pierres qui tombent et un nuage de poussière. J’ai reculé d’un pas.

Le soleil avait amorcé sa descente vers son lit, à l’horizon de Nazareth, en Israël. En plein ramadan, l’iftar approchait. L’appel à la prière enveloppait toute la vieille ville illuminée de blanc. Du balcon de l’auberge Fauzi Azar Inn, la plus vieille du quartier, j’admirais seul la vue apaisante quand les détonations ont résonné.

L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC CÉLÈBRE SES 50 ANS

Un rôle de premier plan dans le développement de l’entrepreneuriat

Accessibilité, ancrage, innovation: trois valeurs fondamentales, 50 bougies. Créé en 1968 par le gouvernement, le réseau de l’Université du Québec (UQ) regroupe aujourd’hui 10 établissements. Leur mission: offrir aux Québécoises et Québé­cois l’accessibilité à l’enseignement supérieur, tout en con­tribuant au développement scientifique du Québec et à l’essor de ses régions.

Partout au Québec, les établissements du réseau de l’Université du Québec jouent un rôle de premier plan dans le développement de l’entrepreneuriat. Formation aux futurs entrepreneurs et recherche de pointe dans le domaine sont notamment complétées par la mise sur pied de centres d’entrepreneuriat destinés à soutenir les membres de la communauté universitaire dans la création d’entreprises.

Accessibilité, innovation, création scientifique, essor des milieux: à travers sa mission, le réseau de l’Université du Québec s’applique depuis toujours à valo­riser l’entrepreneuriat comme cheminement de carrière, d’actualisation professionnelle et de recherche. Outre leurs programmes de formation, les dix établissements ont également su développer des colla­borations avec les organisations publiques et privées afin de dyna­miser la vie entrepreneuriale de la société. 

«À l’égard de la recherche, l’Université du Québec a indéniablement fait sa marque dans le développement de connaissances et de savoir-faire au sujet de l’accom­pagnement des petites et moyennes entreprises (PME) et des entrepreneurs. Par exemple, sans des chercheurs visionnaires de l’UQTR, le Québec aurait probablement moins bien compris comment soutenir les PME, rouages essentiels à notre économie qui emploient pas moins de 2,4 millions de personnes», fait valoir François Labelle, directeur de l’Institut de recherche sur les PME (INRPME). 

Des formations variées

Tous les établissements du réseau proposent des for­mations aux 1er, 2e et 3e cycles, lesquelles visent à développer les connaissances et les compétences nécessaires à la mobilisation des ressources humaines, financières et matérielles dans le cadre d’un projet d’entreprise. En fonction de leur cheminement personnel, des programmes et des formations spécifiques sont offerts pour répondre aux besoins des étudiants de tous les horizons.  

Plusieurs établissements donnent des cours sur le démarrage, la création d’entreprises technologiques et à capital de risque, la gestion et la trans­mission d’entreprise familiale ou encore sur la créativité, l’innovation et l’entrepreneuriat. Les étudiants découvrent ainsi la carrière d’entrepreneur, les différentes formes d’entreprises existantes, de même que les risques et les opportunités qui attendent les promoteurs intéressés à se lancer en affaires. 

L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC CÉLÈBRE SES 50 ANS

Une recherche diversifiée

Branchés sur les milieux dans lesquels sont implantés leurs établissements respectifs, les professeurs-chercheurs des établissements de l’Université du Québec contribuent de façon remarquable à l’amélioration des connaissances et des pratiques en entrepreneuriat.
  • L’Institut de recherche sur les PME (INRPME) de l’UQTR a pour mandat de faire évoluer les connaissances sur les PME, d’aider à leur développement et de former des étudiants. Il éclaire également les gouvernements en matière de politiques d’aide aux entreprises. L’INRPME s’impose comme l’un des plus importants regroupements de recherche au monde sur les PME.
  • L’UQAT et l’UQAM ont mis leurs expertises en commun pour développer la Chaire en entrepreneuriat minier. Cette dernière vise à attirer des jeunes compétents et à soutenir les entrepreneurs du domaine minier dans le but de créer de la richesse et de préparer l’avenir de l’industrie dans le respect de l’environnement et des communautés. 
  • L’UQAM, par l’entremise de son École des sciences de la gestion (ESG UQAM), ainsi que l’UQTR et la TÉLUQ collaborent au Centre de recherche interdisciplinaire sur les PME et l’entrepreneuriat (CRIPMEE), avec d’autres universités québécoises. Ce centre s’intéresse à la création, au dévelop­pe­ment, à la pérennité et à la performance des PME. 
  • Dans plusieurs autres établissements du réseau, des chercheurs mènent différents travaux. À l’UQAR et à l’ENAP, des recherches sont effectuées sur l’entrepreneuriat, l’entrepreneuriat au féminin et les pratiques entrepreneu­riales, les modèles d’affaires et l’innovation. La TÉLUQ réalise quant à elle des recherches sur les entreprises du secteur de l’économie sociale au Québec.

L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC CÉLÈBRE SES 50 ANS

Des entreprises issues des établissements du réseau

Voici quelques exemples d’entreprises lancées par différents établissements du réseau des dernières années.
  • Créée par un étudiant de l’UQTR, Novo se spécialise dans l’amélioration et le développement de produits technologiques qui intègrent  notamment l’ingénierie électronique, logicielle, mécanique et le design industriel. L’entre­prise a reçu une reconnaissance pour le développement de FreeO2, un appareil d’optimisation de l’oxygénothérapie qui constitue une innovation majeure dans le domaine de la pneumologie.
    Fromnovo.com
  • Lancée par des étudiants au Centre de l’entrepreneurship technologique de l’ÉTS, le Centech, Sollum reproduit parfaitement la lumière du soleil. Son système programmable par DEL permet d’en recréer tous les paramètres – luminosité, intensité et même température. En 2017, la compagnie a reçu, entre autres, la Bourse Entrepreneurship BDC et le 2e prix Gala Entre­pre­neurship Desjardins en innovation technologique.

    Sollumtechnologies.com

L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC CÉLÈBRE SES 50 ANS

Le grand remue-méninges Savoir Affaires

Par l’entremise de l’initiative Savoir Affaires, l’Université du Québec contribue au développement des compétences entrepreneuriales des étudiants inscrits aux cycles supérieurs de ses dix établissements ainsi qu’au développement et à la diversification de l’économie des régions.

Pendant une semaine, une cinquantaine d’étudiants de cycles supérieurs, toutes disciplines confondues, sont jumelés à une centaine de gens d’affaires, d’intervenants économiques et de partenaires d’une région donnée. En équipe, ils travaillent à développer des projets d’affaires répondant aux besoins du milieu.

Au terme de cette immersion entrepreneuriale originale et unique, une trentaine d’opportunités d’affaires sont ciblées, documentées et présentées sous forme de plan d’affaires devant un jury composé d’entrepreneurs expérimentés. Les équipes d’étudiants s’étant le plus illustrées reçoivent des prix Méritas pour la faisabilité de leurs projets, leurs impacts économiques, leur caractère novateur et la qualité du modèle d’affaires proposé. 

En 2018, ce grand remue-méninges pour l’économie régionale s’est transporté à Saint-Georges, en Beauce. Entre le 28 mai et le 1er juin, les équipes participantes se sont penchées sur les thèmes du tou­risme dans la Vallée de la Chaudière ; du bois et des bioproduits forestiers; de l’agro-industrie; et du secteur manu­facturier à l’ère du numérique. 

  • 175 personnes se réunissent chaque année.
  • Près de 340 étudiants ont pris part à l’expérience depuis ses débuts.
  • Près de 800 entreprises, intervenants économiques et partenaires ont offert leur soutien.
  • Plus de dix projets concrétisés ou en voie de l’être.


POUR SUIVRE CETTE SÉRIE:

Festival International de la Chanson de Granby

Une 50e édition haute en couleur!

« Pour célébrer la 50e édition du FICG, nous soulignerons la riche histoire du festival en présentant la plus imposante programmation jamais offerte à Granby avec 197 artistes, 15 productions originales et un regard tourné vers le futur immédiat de notre société québécoise qui se doit d'être pluraliste, inclusive, moderne et compétitive. Une immense célébration de la chanson francophone avec une multitude d'activités pour tous les publics et tous les genres musicaux. » PIERRE FORTIER, directeur général et artistique

22 août, 19 h 30

Lieu : Palace de Granby .  $

Grande finale rouge fm de la 50e édition

Animation : Alexandre Barette

Artistes invités : Sylvie Walker, Caroline Savoie et Nicolas Gémus.


23 août, 19 h 30

Lieu : Palace de Granby .  $

Orchestre symphonique de Montréal

Le spectacle mettra en vedette quelques interprètes qui ont marqué l’histoire du Festival : Isabelle Boulay, Marie Denise Pelletier, Luce Dufault, Safia Nolin, Fabienne Thibeault, Joanie Roussel et Émie Champagne.


23 août, 20 h

Lieu : Scène Desjardins, parc Daniel-Johnson

Ok on part ! Vincent Vallières & invités

Animation : Vincent Vallières

Artistes : Vincent Vallières, Patrice Michaud, Émile Bilodeau, Andréanne A. Malette, Philippe Brach, Ingrid St-Pierre, Veronica Hidalgo et Antoine Lévesque.