Samuel Simard a testé les eaux de La Baie entouré de ses proches.

Une équipe de canot à glace à Saguenay ?

Un canotier de 32 ans, Samuel Simard, flirte depuis l’an dernier avec l’idée de créer la première équipe saguenéenne de l’histoire du Circuit québécois de canot à glace. Cependant, quelques obstacles se dressent devant lui : la recherche d’investisseurs, l’achat d’un canot neuf et le manque de temps.

Jérôme Gagnon - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Samuel Simard est actuellement dans le circuit de canot à glace à titre de remplaçant pour Équipe Frontmatec. Originaire de Sherbrooke, il s’est installé depuis deux ans dans la région afin de suivre sa copine en territoire saguenéen.

Depuis son déménagement, l’homme qui est tombé en amour avec le canot à glace lors du Carnaval de Québec en 2013 a évalué la viabilité d’une équipe sur le territoire.

«Au Saguenay, nous avons de très beaux endroits pour en faire. Cependant, les glaces sont très variables. Il faudrait se déplacer continuellement dans la région. Selon moi, c’est nous qui pourrions en faire le plus tôt et le plus tard en finissant ça au lac Saint-Jean», a-t-il mentionné.

M. Simard a tâté le terrain auprès de ses collègues canotiers et des gens seraient intéressés par le projet. «Mon plus grand problème actuellement c’est l’acquisition d’un canot. Les canots usagés sont récupérés par les autres équipes du circuit et un canot neuf nécessite des commanditaires importants», a expliqué le Sherbrookois.

Selon ce dernier, une nouvelle embarcation coûte plus de 15 000 $ et a une durée de vie de cinq ans. Outre les commanditaires et le canot, Samuel Simard est hésitant à se créer une équipe en raison de son travail. L’ingénieur en géologie se déplace beaucoup à l’extérieur de la région.

«Une équipe qui veut faire les sept courses du circuit c’est deux mois consacrées au canot. C’est aussi au moins 10h à 15h de préparation durant la semaine avant une course et la réparation du canot nécessite davantage de temps», a fait valoir M. Simard.

Le canotier avec huit ans de métier derrière la cravate sur le circuit québécois de canot à glace croit cependant qu’une équipe serait un levier promotionnel pour la région. «Ça serait extraordinaire», a-t-il confié.

Un sport méconnu

 Le Circuit québécois de canot à glace a vu le jour en 2005. Il regroupe aujourd’hui 60 équipes et quatre classes distingues soit élite masculine, élite féminine, compétitive et sportive.

La première course cette saison avait lieu le 18 janvier et la dernière course s’est déroulé le 7 mars.

L’Association des Coureurs en Canot à Glace du Québec (ACCGQ) qui existe depuis 36 ans représente aujourd’hui plus de 300 membres.

«La passion pour le canot nous rassemble, personne ne fait de l’argent grâce à ce sport», a signifié Samuel Simard.