Édith devant son kiosque décoré de fond en comble au Marché de Noël européen de Saguenay, l’an passé.

La Pige

Une dose d'amour dans chaque bougie

Ophélie Babin - Lancée dans la fabrication de bougie depuis mars 2018, Édith Laforest se promène de salon en marché afin de faire connaitre ses produits. Aux odeurs de canneberge, de conifère ou de gomme balloune, ces bougies de soja témoignent de l’amour que met l’artisane dans ses petits pots en verre.

Ce contenu est produit par les étudiants d'ATM - Journaliste du Cégep de Jonquière

«Quand je développe une nouvelle chandelle, je vois le client dans ma tête et j’invente une odeur pour combler ce client-là. Et ainsi sont nés Balloune et babine pour les enfant, Fleur de coton pour la dame plus mature, ou encore Loft pour l’homme célibataire.»

C’est dans la cuisine de sa maison que Mme Laforest crée de nouvelles bougies avec minutie.

Chaque chandelle est le résultat de plusieurs tests. Il faut d’abord sélectionner les bonnes fragrances puis tester plusieurs mèches afin de trouver celle qui ne brûlera pas trop vite et qui ne fera pas trop de fumée lorsqu’il faudra l’éteindre. Pour ce faire, il faut faire brûler des bougies et annoter méticuleusement les résultats.

De petits rubans d’adhésifs sont collés sur les parois de la bougie, indiquant les résultats des tests. Édith comptabilise ensuite les résultats dans un document afin de garder des traces de sa démarche.

La vie d'artisan

Si la Jonquiéroise est présente à plusieurs marchés de Noël et salons d’artisans, ce n’est pas uniquement pour vendre son produit. «Mon quotidien, c’est d’être seule à longueur de journée, c’est donc génial d’aller chercher les commentaires. Le contact est plus facile à faire en personne, les gens aiment savoir qui a fait le produit.»

Elle avoue toutefois qu’une «business» doit tout de même générer un profit. Cependant, la reconnaissance de ses acheteurs demeure, selon elle, une partie de son salaire.

«Quand il fait -25 degré Celsius et que tu vois qu’une personne qui gèle, qui piétine, vient te voir parce qu’elle a vraiment aimé ton produit et qu’elle en veut encore, c’est aussi une partie de ta paie. C’est de la motivation que tu ne trouves pas quand tu vends en boutique», conclut-elle avec un sourire satisfait.