L'antifestival se tiendra au CAVÔ de Chicoutimi.

La Pige

Un festival pour rire des... festivals

Samuel Montigny - Créer un festival pour rire de la prolifération des… festivals. C’est l’idée qu’ont eue Félix Simard et Maxime Milette, organisateurs de l’anti-festival Jésus est en Christ.

Ce contenu est produit par les étudiants d'ATM - Journaliste du Cégep de Jonquière

«J’ai décidé de créer ce festival parce qu’il y en a plusieurs qui se créent sur tout et n’importe quoi», explique Félix Simard. En effet, près 9,4% des événements organisés à la grandeur du Québec se tiendraient dans la région, selon les données de Événements Attractions Saguenay.

L’idée de créer un festival pour rire des festivals est venue à Félix Simard et Maxime Milette de façon spontanée. «Ça c’est fait sur un coup de tête. Il y a deux semaines, on voyait plusieurs de nos amis répondre “Présent“ à plein d’activités sur Facebook. On trouvait qu’il y en avait beaucoup trop, donc nous avons créé un événement sur Facebook à notre tour pour déplorer la surcharge de festivals dans la région», dit M. Simard.

Jésus est en Christ aura lieu le 21 décembre prochain au CAVÔ de Chicoutimi. Une seconde édition pourrait avoir lieu au courant des prochains mois, avec d’autres groupes musicaux.

Un contexte socio-économique important

La conseillère en recherche et analyse pour Événements Attractions Québec, un organisme à but non-lucratif regroupant les festivals et les événements du Québec, Luce Proulx, explique que le nombre d’activités dépend du contexte socio-économique. «En temps de crise économique, il y aura beaucoup moins d’événements, mais la moyenne reste semblable. Il y a toujours près de 500 festivals qui sont membres avec nous. Il y a plusieurs activités indépendants partout au Québec.»

Selon M. Simard, ce genre de festivités désavantagent les artistes et les consommateurs de musique. «Les événements dictent les tournées des artistes. Pour les amateurs de musique, ces événements sont très dispendieux et souvent, on n’en profite pas à 100%. Il faut parfois choisir entre deux artistes qu’on apprécie ou encore on y va pour un seul artiste. Donc ça apporte moins de public à certains artistes que nous serions allés voir habituellement, sinon on assiste au spectacle sans l’écouter en attendant notre chanson préférée», déplore l’organisateur de l’anti-festival.