Laurence Dubé a accumulé plus de 120 paires de patins en un an.

Un autre tour de piste pour le roller-derby en région

L’instigatrice de la première édition du Retour à la Grosse Machine, un événement de roller-derby inspiré des années 80 qui s’est déroulé à Chicoutimi, s’est lancée dans une chasse aux patins à roulettes dans la dernière année dans l’espoir de remettre sur pied l’événement.

Charlotte Côté - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

 Laurence Dubé fait le tour de la province depuis plus d’un an dans ses temps libres pour acheter des paires de patins rétro qu’elle trouve sur les sites de revente en ligne. Elle est rendue aujourd’hui à 120 paires de quatre roues qu’elle conserve dans le sous-sol de sa maison, au désespoir de sa mère qui les voit s’accumuler au fil du temps.

Lors de la première édition en 2018, ce sont plus de 400 personnes qui ont enfilé leurs quatre roues et participé à l’événement. Les équipements étaient des prêts d’un palladium sur la Rive-Sud de Montréal, mais pour une meilleure gestion et par mesure de prévention contre des patins mal entretenus, la jeune organisatrice a choisi de se procurer un lot qu’elle entretiendrait elle-même à l’avenir.

Des patins à roulettes vintage, au Québec, il n’y en a pas vraiment, explique la jeune femme. «Un lot de patins pour être capable d’équiper 500 personnes pendant mon événement, il n’y a pas d’endroit où je peux acheter ça.» C’est pourquoi la jeune diplômée en gestion de commerce se bâtit elle-même un lot, une paire à la fois. D’ici trois ans, elle espère avoir environ 300 paires, qu’elle pourra éventuellement louer aux intéressés.

La seule façon de se procurer des patins adéquats, c’est en fouillant les petites annonces, «les kijijis de ce monde», a-t-elle précisé. C’est pourquoi la jeune femme se plaît à dire que «chaque patin a une histoire».

Laurence Dubé a quitté le Saguenay dans la dernière année pour étudier dans les Laurentides. Son trajet Saguenay-Saint-Jérôme a souvent été ponctué d’arrêts destinés à faire avancer son projet. «Je fais des petits détours. Une route qui prend cinq heures m’en a déjà pris huit ou neuf juste pour aller chercher des patins en plus.»

Un projet à long terme

«Mon but serait peut-être de faire une tournée des anciens patinodromes qui sont situés un peu partout dans les grandes villes. Comme la Roulathèque à Québec, la Disco-Roule à Sherbrooke, etc.» La jeune femme se promènerait à travers le Québec avec son lot de patins, pour faire revivre le temps d’une soirée un événement inspiré des années 80.

Des démarches sont également en cours pour une deuxième édition du Retour à la Grosse Machine, à Chicoutimi. Laurence Dubé, qui agit actuellement seule dans ce projet, ne veut toutefois pas s’avancer et donner la date exacte de la tenue de l’événement. Une chose est sûre, «si ce n’est pas cette année, ce sera l’année prochaine».