Éric Tremblay est assis à l’endroit exact où les premiers symptômes d’AVC l’ont frappé il y a un an.

Se rétablir après un AVC

Le Chicoutimien Éric Tremblay a subi un accident vasculaire cérébral le 4 février 2019 et sa vie a complètement basculé. Un an plus tard, M. Tremblay va bien et est dans un état stable grâce à la vivacité d’esprit de sa conjointe. Toutefois, il n’a récupéré que 75 % de ses capacités physiques et cognitives.

Alexandre Brière — Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

«Je me lève ce matin du 4 février et j’étais en train de déjeuner quand tout à coup, j’ai pris une gorgée de café et la moitié a coulé sur le côté de ma bouche. Je me suis ensuite mis à parler de façon incompréhensible, mais je ne me rendais compte de rien. Ma conjointe, qui a une formation d’infirmière auxiliaire, m’observait. Elle a remarqué que quelque chose n’allait pas. Elle m’a demandé de me lever et j’ai soudainement perdu l’équilibre. Elle m’a regardé de façon très formelle et m’a dit que je faisais un AVC, rapporte M. Tremblay. N’eût été la présence d’esprit de Martine, je serais dans un bien pire état.»

Les médecins lui avaient annoncé qu’il retrouverait la totalité de sa condition initiale, mais il a stagné à environ 75 %. Même s’il a repris ses activités sportives comme le wakeboard et la musculation, ce sont les tâches mentales qui lui posent problème.

«La semaine dernière, je suis allé faire du filage d’interrupteurs chez la nièce de ma conjointe. D’habitude, ça me prend 30 minutes et cette fois ça m’a pris trois heures me démêler. Les tâches mentales sont plus difficiles qu’avant. Par contre, je suis chanceux dans ma malchance. Mon médecin de famille m’a dit que j’ai gagné à la loterie parce que certains dans ma situation marchent en béquilles et ne mangent que du mou», explique l’homme de 55 ans.

M. Tremblay mentionne aussi qu’il profite davantage des petits bonheurs de la vie. «C’est évident que je chéris chaque moment avec ma famille, mes proches. On pense qu’on est invincible, mais il y a un an, je suis tombé en bas de mon trône et c’est la raison pour laquelle je profite de la vie et je ne tiens rien pour acquis.»

Même si le système de santé est souvent critiqué, surtout en ce qui a trait aux urgences qui débordent, M. Tremblay n’a que de bons commentaires sur le service qu’il a reçu aux hôpitaux de Chicoutimi, où il a été traité, et de Jonquière, où il a fait trois mois de physiothérapie et d’ergothérapie.

«Seulement 30 minutes se sont écoulées entre le moment de l’appel et celui de mon arrivée aux urgences, mentionne M. Tremblay qui réside à une dizaine de minutes de l’hôpital de Chicoutimi. J’ai été trois jours aux soins intensifs, car si je bougeais trop, j’aurais pu me vider de mon sang à l’intérieur puisqu’avec le traitement injecté, le sang ne coagule plus. En tout, je suis resté 10 jours à l’hôpital et je ne me suis jamais senti délaissé. Quand l’infirmière me donnait un rendez-vous pour un test par exemple, le service était toujours à temps.»

Éric Tremblay occupe désormais ses journées à pratiquer des activités sportives, à passer du temps avec ses proches et surtout à effectuer plusieurs réparations dans les cinq logements qu’il possède à La Baie.