Le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier, affirme que lors de situations urgentes, il arrive que les agents ne prennent pas le temps de porter le masque si la vie des personnes est en danger.
Le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier, affirme que lors de situations urgentes, il arrive que les agents ne prennent pas le temps de porter le masque si la vie des personnes est en danger.

Port du masque : des règles distinctes pour les policiers

À la suite d’une éclosion de COVID-19 chez les policiers de Saguenay, les règles entourant le port du masque ont été resserrées. Dorénavant, même si l’intervention dure moins de 15 minutes, à moins de deux mètres, le masque est requis.

Rosie St-André - Ce contenu est produit par les étudiants d’ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

Avant cette éclosion, le Service de police de Saguenay suivait les normes de l’Institut national de santé publique du Québec. La réglementation stipule que si l’intervention est d’une durée de moins de 15 minutes sans distanciation, le port du masque n’est pas requis pour les agents. Il doit seulement être porté lors d’une intervention de 15 minutes et plus qui se déroule à moins de deux mètres d’une personne ou d’un groupe.

Ce qu’il faut savoir également, c’est que le temps de 15 minutes sans distanciation est cumulatif au quart de travail. Si par exemple, l’agent effectue une intervention de sept minutes à un endroit et une autre de neuf minutes plus tard, pour un cumulatif de 16 minutes, il se doit de porter le masque lorsque la distanciation est impossible pour le reste de son quart.

Cette réglementation explique donc le fait que les policiers ne portaient pas de masques lors de l’opération policière pour les mobylettes qui s’est déroulée à l’école secondaire des Grandes-Marées de La Baie le 15 septembre dernier, tel qu’observé sur une photo publiée dans le journal Le Quotidien. «Les agents savaient que cette intervention allait se dérouler à deux mètres des jeunes et que la distanciation allait être appliquée rigoureusement», explique le porte-parole du Service de police de Saguenay (SPS), Bruno Cormier.

Une notion d’urgence

Le directeur des communications de la Sûreté du Québec, Guy Lapointe, rappelle que des situations urgentes peuvent arriver dans le cadre du travail d’un agent de la paix, pour lesquelles il est important d’agir rapidement. La sécurité des gens reste la priorité chez les policiers.

«C’est important de dire qu’il y a toujours la nature imprévisible du travail de police, affirme M. Lapointe. Il y a des situations pour lesquelles les agents doivent intervenir rapidement pour assurer la sécurité des gens et sauver des vies. Dans ces circonstances, il peut arriver qu’ils ne prennent pas le temps de mettre le masque. Il y a toujours la notion d’urgence qu’il ne faut pas oublier.»

Et dans une résidence?

Si l’intervention est planifiée dans un endroit fermé, que ce soit une résidence privée ou un endroit public, Bruno Cormier rapporte que les agents doivent normalement porter le masque. «Des questions sont également posées aux personnes habitant dans la résidence privée où va se dérouler l’intervention afin de savoir s’ils ont des symptômes de la COVID-19», ajoute le porte-parole de la SPS. De cette manière, les policiers seront encore plus vigilants si la réponse est positive.