Selon le service des communications, l’UQAC n’éprouve pas de difficultés particulières à recruter des professeurs.

L’UQAC à la recherche de professeurs permanents

L’Université du Québec à Chicoutimi embauche. Onze postes de professeurs dans différents domaines sont à pourvoir. La direction affirme qu’il s’agit d’une situation normale.

Félix Bouffard - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière 

L’Université a publié, dans Le Devoir du samedi 8 février, une publicité montrant les différents postes offerts. La directrice du service des communications, Marie-Karlynn Laflamme, explique qu’il arrive souvent que l’institution fasse ce genre de publicité dans les journaux. «C’est une publication récurrente afin de garnir notre banque de recrutement pour les postes de professeurs», explique-t-elle au téléphone.

L’UQAC cherche non seulement 11 professeurs, mais aussi cinq assistants à la recherche, trois à l’aide pédagogique et un secrétaire général. Des postes en dialectique, en intervention plein air, en histoire, en microbiologie, en marketing, en informatique et plusieurs autres sont disponibles.

La Pige a compilé le nombre d’offres d’emploi de professeurs à temps plein des différentes universités du réseau de l’UQ en le comparant au nombre d’étudiants de chaque institution. L’UQAC offre 11 postes de professeurs à temps plein, elle qui avait un total de 6 748 étudiants en 2017. L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) offre quatre postes pour 4 079 étudiants en 2017. L’Université du Québec à Rimouski (UQAR), de son côté, n’affiche aucun poste de professeur pour 6 796 étudiants en 2017, une population semblable à l’UQAC.

Mme Laflamme n’est pas inquiète quant au nombre de demandes d’emploi à l’UQAC. «Il y a quand même une pénurie de main-d’œuvre professionnelle, mais on ne la ressent pas beaucoup ici.» L’organisation n’est pas non plus à l’abri du départ de la génération des baby-boomers. «Ces demandes d’emploi ne sont pas uniquement dues à des départs à la retraite, c’est aussi en raison des créations de programmes ou des modifications de ceux-ci, ce qui démontre la vitalité de nos programmes d’études», rapporte la directrice du service des communications.

Selon Mme Laflamme, chaque année l’UQAC consulte ses 19 départements pour connaître leurs besoins de main-d’œuvre. Ensuite les demandes d’emploi doivent être approuvées par le conseil d’administration et ce sont les ressources humaines qui en font l’affichage.

Ailleurs au Québec

À l’Université du Québec en Outaouais (UQO), c’est sensiblement la même situation. Pour une université avec un nombre d’étudiants semblable à l’UQAC, soit 7 241 étudiants en 2017, elle offre, quant à elle, dix postes de professeurs à temps plein. «Nos offres de postes permanents sont dues essentiellement à des départs à la retraite et nous n’avons pas un exode massif de professeurs actuellement», explique le directeur des communications et du recrutement à l’UQO, Gilles Mailloux.