L’Escale: une initiative écologique

«Nos membres du centre de jour participent au programme de réinsertion socioprofessionnelle de l’Escalier», explique l’agent à l’administration de l’épicerie Halte-ternative, Gilles Lavoie, soutenant que très peu de gens connaissent et profitent des services de l’organisme.

Marie-Pier Lebrun — Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

La ressource se décline en deux autres plateaux: l’Escalier et l’épicerie Halte-ternative, située au 3958 rue de la Fabrique à Jonquière.

«Ce travail de récupération des draps permet aux gens de développer leur autonomie, leur fierté et ça favorise leur estime de soi ; des choses qui sont essentielles pour faire un retour sur le marché du travail», soutient Gilles Lavoie.

Une chance d’entrer sur le milieu du travail 

Du côté de l’épicerie Halte-ternative, il existe un programme qui offrent aux gens d’acquérir un diplôme de métier semi-spécialisé. Ce dernier permet d’obtenir un Certificat de formation décerné par le ministère de l’Éducation.

«Ils peuvent obtenir une formation comme caissier et comme commis, mais depuis peu nous avons soumis une formation de commis aux produits en vrac au ministère de l’Éducation qui évalue actuellement le dossier pour en faire un métier semi spécialisé», explique l’enseignante en Centre socioprofessionnelle et au Centre de formation générale des adultes de Jonquière, Guylaine Côté.

Ces trois plateaux sont complémentaires et dépendent les uns des autres. Le centre de jour l’Escale ne fonctionnerait pas sans l’espace de travail et l’épicerie. L’argent amassé par le travail de couture de l’Escalier permet de financer une partie de l’épicerie et d’offrir une ressource pour ceux qui ont des revenus moindres ou tout simplement pour ceux qui se retrouvent dans un état financier précaire.

«Il y a énormément d’étudiants par exemple, qui finissent leurs parcours académiques en n’ayant jamais entendu parler de nos services, pourtant ils se qualifient tout à fait pour profiter d’une épicerie à moindre coût», explique l’agent à l’administration de l’épicerie.

Pour les gens qui souhaitent soutenir l’organisme, il est toujours possible de simplement venir acheter des produits à titre de membre solidaire. C’est une façon de faire un don, tout en profitant d’un prix qui est sensiblement le même qu’en épicerie.

L’organisme s’est doté de machines à coudre pour effectuer le travail de couture.

La santé au cœur des priorités

La Halte-ternative aimerait ajouter de nouvelles recettes de «baluchons» pour aider les gens à s’alimenter à faible coût, tout en faisant découvrir des recettes simples et économiques. 

Marie-Pier Lebrun Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

 Le principe des baluchons est semblable à celui des boîtes de nourriture avec recettes, que l’on peut commander sur internet, mais en étant plus économique et en permettant d’acheter une recette à la fois.

L’épicerie communautaire souhaite miser sur une approche plus axée sur la santé. Pour élaborer de nouvelles recettes, un partenariat avec des étudiants en nutrition pourrait être envisagé.

Beaucoup de gens souffrent d’insécurité alimentaire dans la région, ce qui entraine une difficulté pour plusieurs d’avoir accès à une alimentation saine et équilibrée.

«On ne peut pas changer les habitudes alimentaires des gens, toutefois on peut quand même les influencer à faire de petits changements», fait valoir l’agent à l’administration de l’épicerie Halte-ternative, Gilles Lavoie.

La nouvelle directrice de l’épicerie Mélanie Montbobier souhaite poursuivre dans la même lignée que sa précédesseure, Caroline Dubé.

L’équipe de La Halte-ternative est également en réflexion quant à l’ajout d’autres produits comme des protéines, ou encore des produits de type smoothie.

Pour contrer cette problématique, la table de l’insécurité alimentaire offrira encore le service Alimentour qui consiste à faire découvrir aux gens les ressources qui s’apparentent à l’Halte-ternative.

Les ateliers de couture se déroulent au sous-sol de l’organisme situé au 3958 de la Fabrique à Jonquière.