«Les sculpteurs n’aimeraient pas travailler avec de la slush!» -Christine Basque, directrice générale de Saguenay en Neige.

Les festivals hivernaux menacés par les changements climatiques

Les festivals hivernaux pourraient être menacés par les changements climatiques dans une dizaine d’années. La directrice générale de Saguenay en Neige, Christine Basque, se dit préoccupée par la situation.

Samuel Montigny - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Mme Basque croit qu’il sera nécessaire de revoir la logistique de l’événement dans les prochaines années. «C’est un travail collectif de réduire l’impact des changements climatiques, explique Mme Basque. Il va probablement falloir modifier une ou deux choses pour augmenter notre niveau d’écoresponsabilité au maximum.»

Depuis 1850, la température moyenne de la Terre a augmenté de 0,6 degrés et elle est en constante hausse, selon le site Météofrance.fr. Pour les festivals hivernaux, comme Saguenay en Neige ou le Carnaval de Québec, des changements seront à prévoir afin qu’ils perdurent dans le temps.  «Dans 10 ans, il est probable que les changements climatiques se fassent sentir pour ces festivals», déclare le biologiste et professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) Claude Villeneuve.

Mme Basque estime qu’un festival hivernal est un bon endroit pour discuter de changements climatiques. «Informer les gens sur les changements climatiques, c’est un peu la deuxième mission de Saguenay en Neige», explique-t-elle.

Avec le temps plus chaud, il sera plus difficile de réaliser des sculptures.

Garder les festivals au cœur de l’hiver

Christine Basquecroit que Saguenay en Neige serait plus rentable plus tard dans la saison hivernale, mais que le temps plus chaud compliquerait les choses.

«Si la semaine d’activités se déroulait pendant la semaine de relâche, il y aurait probablement plus de visiteurs, comme le temps est plus doux. Ce temps plus chaud rend aussi la tâche plus difficile, puisque la neige sera beaucoup moins solide. Les sculpteurs n’aimeraient pas travailler avec de la ‘’slush’’!», déclare la directrice générale en riant.

M. Villeneuve penche du même côté que Mme Basque. Malgré le fait qu’il y «aura encore des -30 degrés dans une dizaine d’années», il estime que les épisodes de redoux seront de plus en plus tôt et qu’il serait préférable de garder les festivals hivernaux en plein cœur de l’hiver afin d’assurer leur pérennité.