Antoine Bareil au violon, Olga Ranzenhofer au violon, Pierre-Alain Bouvrette au violoncelle, et Frédéric Lambert à l’alto sont récipiendaires de 21 Prix Opus.
Antoine Bareil au violon, Olga Ranzenhofer au violon, Pierre-Alain Bouvrette au violoncelle, et Frédéric Lambert à l’alto sont récipiendaires de 21 Prix Opus.

Les Fables de la Fontaine racontées en musique

« Il y a une magie avec le public. On s’en rend plus compte maintenant qu’on en a été privé. » Pour Olga Ranzenhofer, membre du Quatuor Molinari, le début de la tournée Les Fables de la Fontaine en compagnie de la claveciniste Catherine Perrin a été fantastique.

Amélie Simard-Blouin - Ce contenu est produit par les élèves en ATM - Journalisme du Cégep de Jonquière.

La semaine du 14 mars marquait le début de la tournée pour le quatuor qui s’est produit dans le Bas-Du-Fleuve et en Gaspésie. Il s’agissait des premiers concerts depuis le mois de septembre pour le quatuor et la claveciniste.


Ce sera une première visite au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour le quatuor. Malgré que les salles ne puissent pas accueillir autant de gens qu’avant, en raison de la pandémie, la directrice artistique et violoniste du Quatuor Molinari, Olga Ranzenhofer se dit très heureuse de renouer avec le public. De son côté, la claveciniste Catherine Perrin, qui est également animatrice à Radio-Canada et écrivaine, qualifie de « redécouverte » le fait de jouer devant des spectateurs.

Les Fables de la Fontaine est un nouveau projet pour le quatuor qui devait le présenter l’année dernière. Le spectacle est accessible pour tous selon la violoniste. « De sept à 70 ans, chacun y trouve son compte et peut en retirer quelque chose », souligne Olga Ranzenhofer.

Lors du processus de création du concert, un mélange de musique baroque et contemporaine a été choisi. « Nous avons un texte ancien, de la musique ancienne, et aussi de la musique contemporaine », explique la violoniste. Cette juxtaposition d’éléments du 20e et 21e siècles permet ainsi aux musiciens de toucher un plus large spectre de gens selon Olga Ranzenhofer.

Il y a eu un grand travail avec le metteur en scène pour adapter textes et musiques afin de rendre le tout très vivant et compréhensible, explique Catherine Perrin. « L’idée de Denis Gougeon, c’est que les fables puissent être racontées en musique. »

Le lièvre et la tortue est l’une des histoires qui sera racontée seulement par l’entremise de la musique. La claveciniste explique qu’elle jouera de façon plus rapide et désordonnée, alors que le quatuor soutiendra un rythme constant, à l’image véritable de la fable. Il y aura toute une mise en scène, accompagnée de mimes pour raconter l’histoire, décrit Catherine Perrin.

D’ensemble à cordes à quatuor

Le même spectacle a déjà été produit par Catherine Perrin, accompagnée par d’autres ensembles tels que Les Violons du Roy. D’abord écrit pour un orchestre à cordes, un arrangement pour quatuor a été fait récemment. L’animatrice se dit satisfaite du travail avec le Quatuor Molinari. « Ils ont une habitude de jeu de groupe. C’est très facile d’entrer dans le langage là », soutient la claveciniste, qui connaissait déjà l’un des membres de la formation.

Le spectacle sera présenté le 17 avril à la Chapelle Saint-Cyriac de Jonquière. Il est produit par le Côté Cour, qui prévoit programmer au moins un spectacle de musique classique chaque année.

Même si ce type de musique est moins présent que d’autres durant l’année, le directeur général artistique affirme avoir une mission pluridisciplinaire. « Nous faisons du hip hop, du jazz, du pop, du rock, du blues, du métal, de l’auteur-compositeur-interprète, de l’humour, du théâtre... et du classique! », souligne Dario Larouche.

Le clavecin, joué par Catherine Perrin est un instrument à clavier avec deux claviers superposés. L’instrument a une forme de piano à queue, mais est plus petit et plus ancien.