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Le lavage des mains, une pratique courante?
Le lavage des mains, une pratique courante?
Les gens qui refusent de se laver les mains à l’entrée des lieux publics peuvent constituer un danger sanitaire selon des experts.
Les gens qui refusent de se laver les mains à l’entrée des lieux publics peuvent constituer un danger sanitaire selon des experts.

Des comportements inquiétants selon un expert

Le professeur en génétique à l’UQAC Simon Girard se dit déçu du fait que près de 40 % des gens ne se lavent pas les mains aux entrées de Place du Royaume. Selon lui, l’établissement et la population pourraient, et devraient, en faire plus.

Anthony Ouellet - Ce contenu est produit par les étudiants d’ATM –Journalisme du Cégep de Jonquière

«Ce 40 %, il me semble élevé, un peu décevant d’ailleurs», a-t-il affirmé d’entrée de jeu. Selon lui, il serait grandement préférable que ces gens réticents à se laver les mains le fassent, car ce facteur peut être une cause directe de la montée en flèche des cas dans la région dernièrement. «Il faut comprendre que, même si tout le monde se lavait toujours les mains, il y aurait quand même des cas. Malgré tout, il serait avantageux que tout le monde respecte cette consigne pour au moins limiter le nombre de contagions par les surfaces», explique le professeur. Il précise que le lavage de mains, tout comme le port du masque et la distanciation, sont de petits changements qui peuvent avoir de gros impacts.

M. Girard ne croit toutefois pas que toutes les personnes qui omettaient de se désinfecter les mains le faisait de façon intentionnelle. «On est tellement souvent en train de le faire que c’est un automatisme et parfois on l’oublie», soutient-il. Par contre, les nombreuses pancartes et le fait que les distributeurs soient la première chose devant la porte viennent remettre en question l’excuse de l’oubli.

Relâchement?

Le nombre important de personnes refusant, ou oubliant, de se laver les mains est un signe de relâchement de la population régionale face à la COVID-19 selon Simon Girard. Il est d’avis que le niveau d’infection, qu’il qualifie d’inquiétant au Saguenay—Lac-Saint-Jean, est une conséquence de collectif.

Le paradoxe qui survient par contre est que, en n’écoutant plus les consignes en place, les dissidents font plonger le Québec dans un confinement de plus en plus intense. Il s’agit d’une situation que tout le monde souhaite éviter selon Simon Girard. «Il faut que tout le monde y mette du sien, sinon on se dirige directement vers un confinement sévère comme on voit en Europe, ce qui est quelque chose que personne au Québec ne veut vivre», explique-t-il.

Un peu plus 

Ce qui pourrait aider selon M. Girard, c’est que les lieux publics comme Place du Royaume demandent à un employé de se poster aux portes pour obliger les gens à se désinfecter les mains. « Il faut que les magasins et les centres commerciaux nous aident à les garder ouverts aussi », argumente le professeur. Il rappelle que tous doivent travailler ensemble pour garder l’économie ouverte et que tout le monde doit s’aider dans ce processus.

De son côté, le CIUSSS du Saguenay—Lac-Saint-Jean a refusé de commenter nos résultats.