Le continent de plastique flottant entre la Californie et l’archipel d’Hawaï dans l’océan Pacifique compte à ce jour plus de 80 000 tonnes de déchets occupant 1,6 million de kilomètres carrés, soit trois fois la superficie de la France.

L’avenir de la planète menacé

Chaleur extrême, inondations, sécheresse, pauvreté, toutes des catastrophes qui seront dangereusement en hausse si aucune réelle action n’est prise d’ici les 12 prochaines années l’Organisation des Nations unis.

Alexandre Brière Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

L’ONU et des scientifiques environnementaux renommés s’entendent pour dire que d’ici une douzaine d’années, le réchauffement climatique aura augmenté de plus de 2ºC alors que l’objectif est de rester sous la barre du 1,5ºC. À partir de ce point, chaque demi-degré gagné augmentera de façon significative les risques de chaleur extrême, d’inondations, de sécheresse et de pauvreté pour des centaines de millions de personnes.

Selon le rapport final de l’Accord de Paris de 2016, ce demi-degré de plus pourrait complètement éradiquer les coraux, accélérer la fonte des glaciers et augmenter de 50 % la proportion de la population qui manquera d’eau potable. De plus, les émissions de carbone seront 25 % plus importantes et le prix du carbone sera trois à quatre fois plus élevé. Par contre, si n’est rien est fait, le prix sera beaucoup plus élevé.

Selon les données de l’ONU, la température mondiale moyenne est à ce jour 1,1ºC supérieure par rapport à l’ère préindustrielle. À la suite des ouragans aux États-Unis, des records de sécheresse à Cape Town et des feux de forêts un peu partout en Californie et en Australie, les experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (IPCC en anglais) affirment clairement que les changements climatiques sont déjà bien enclenchés et que chaque fraction de degré additionnelle est nocive pour la Terre.

L’IPCC a démontré trois façons (à utiliser simultanément) pour demeurer sous la barre du 1,5ºC : la reforestation, opter pour le transport électrique et se doter de meilleures technologies qui emmagasinent le carbone.

Un effet domino

Une étude parue le 14 août 2018 dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) s’intéresse aux conséquences en chaîne du réchauffement de la planète par les rejets massifs et continus de gaz à effet de serre causés par les humains. À la suite de ces rejets, plusieurs phénomènes naturels contribuent à accentuer ce réchauffement. Par exemple, la banquise et la calotte polaire disparaissent, les forêts tropicales et boréales dépérissent, la respiration bactérienne augmente et émet du méthane (un puissant gaz à effet de serre), les hydrates de méthane piégés dans les fonds marins remontent rapidement vers la surface, etc.

La situation est urgente d’après les experts et il faut agir rapidement, considérant que le quart des Canadiens et des Français sont climatosceptiques, selon un sondage de la firme Opinion Way, publié en mars 2019.