Le directeur du CQFA, Steeve Noreau,  devant l’établissement qui vient tout juste de recevoir 4.7 millions $ pour sa modernisation.
Le directeur du CQFA, Steeve Noreau,  devant l’établissement qui vient tout juste de recevoir 4.7 millions $ pour sa modernisation.

La vitalité économique des programmes exclusifs

Techniques du milieu naturel, formation en pilotage, Art et technologie des médias: ce sont des programmes nationaux, exclusifs à un cégep, qui se situent dans la région. Tous permettent au Saguenay–Lac-Saint-Jean de rayonner et se traduisent par d’importantes retombées économiques.

Béatrice Rooney - Ce contenu est produit par les étudiants d’ATM-Journalisme du Cégep de Jonquière.

Lorsqu’un programme d’études est exclusif à un collège, il attire d’importantes masses de cégépiens qui proviennent de l’extérieur de la région. Par exemple, les deux formations de Techniques du milieu naturel à Saint-Félicien et de pilotage au Centre québécois de formation aéronautique (CQFA) estiment que 90 % à 95 % de leurs élèves ne proviennent pas du Royaume des bleuets.

La venue de ces étrangers a des répercussions monétaires considérables. « Les collégiens de l’extérieur, ils se prennent des appartements, vont à l’épicerie et peut-être au restaurant aussi, alors ça fait rouler l’économie. Nous avions fait un calcul il y a quelques années et c’est environ 5 millions $ de retombées économiques seulement pour la ville de Saint-Félicien », explique la directrice générale du Cégep de Saint-Félicien, Sylvie Prescott.

Ce ne sont pas uniquement les étudiants qui contribuent économiquement. Comme l’a fait savoir le directeur du CQFA, Steeve Noreau, c’est également tout le personnel qui y est rattaché. « Ce sont aussi les instructeurs, qui sont souvent d’anciens élèves et tous ceux qui entretiennent notre douzaine d’appareils. C’est l’opportunité de travailler en région », mentionne-t-il.

Plus de financement

Des cours comme ceux-ci demandent toujours plus d’investissements de la part des institutions. Étant donné que le CQFA est une école nationale, il reçoit plusieurs subventions gouvernementales, informe M. Noreau. « C’est sûr que ça coûte plus cher parce que c’est un programme spécialisé et qui exige de l’équipement particulier. »

Sylvie Prescott témoigne en affirmant que leurs formations en santé animale et en milieu naturel sont celles qui requièrent le plus de fonds. Toutefois, cela constitue un mal nécessaire, une question de survie. « Sans ces 300 élèves-là, on serait un tout petit collège avec seulement 700 étudiants, dit Mme Prescott. Plus on est petit, moins on reçoit de sommes d’argent et moins on peut offrir des services aux jeunes. »

Étudiante en Techniques du milieu naturel, Sabrina Lévesque est originaire de Gascons, en Gaspésie. Elle a choisi Saint-Félicien pour son programme unique au Québec, ce qui lui a effectivement fait découvrir une région qu’elle apprécie. Elle souligne aussi les investissements du collège. « Nous sommes bien équipés avec des drones et le Cégep nous donne toujours du budget pour nos projets de développement ».

Le Cégep de Saint-Félicien accueille entre 250 et 300 étudiants en TMN par année, donc 100 par cohorte et une quarantaine d’internationaux.