La pépinière Boréalis a plusieurs choix de semences biologiques et ancestrales provenant du Québec, tout autant que du Missouri.
La pépinière Boréalis a plusieurs choix de semences biologiques et ancestrales provenant du Québec, tout autant que du Missouri.

La saison des semences bat son plein

Alors que le temps de semer les graines à jardiner approche, les producteurs ont dû redoubler d’efforts afin de répondre à la demande grandissante des amateurs. Après avoir vu leurs tablettes dévalisées de semences et d’outils de jardinage durant l’été 2020, les boutiques s’attendent au même engouement ce printemps.

Teresa Fortier - Ce contenu est produit par les étudiants d’ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière. 

qu’on a reçu les semences, il y avait une file d’attente jusqu’à l’extérieur ; les gens ont très hâte de préparer leur potager », raconte le propriétaire de la pépinière Boréalis à Arvida, Mathieu Ouellette. Celui-ci témoigne d’une augmentation flagrante de l’intérêt pour le jardinage, alors que sa clientèle a connu une hausse de 56 % durant la saison chaude de 2020. Les paquets de semences à peine reçus en boutique et déjà vendus depuis le début du mois de février, prédisent déjà un chiffre d’affaires qui dépassera celui de l’an passé.

Plus d’espace, plus de variétés, plus de clients

La petite entreprise, qui est dans le secteur depuis maintenant huit ans, a dû doubler sa superficie à l’automne dernier, en plus d’ajouter une deuxième serre. L’équipe de la pépinière s’est préparé en offrant non seulement une plus grande quantité de semences, mais également plus de variétés. « On offre maintenant plusieurs variétés plus flyées, moins conventionnelles, que les gens peuvent essayer, en plus de nos semences pour le jardinage en pots », rapporte M. Ouellette.

Un inventaire satisfaisant dans les magasins de grande surface

L’entreprise québécoise Canac a dû élargir sa variété de produits jardiniers. « Avec la COVID, ça a quand même augmenté, on ne s’attendait pas à ce que le monde achète autant pour le jardinage », témoigne la conseillère au département saisonnier de Canac à Jonquière.

Un pas vers l’autosuffisance

Pour Marylin Bergeron, le temps des semences commence tôt : « Maximum mi-janvier, mes semences sont achetées, je veux avoir les variétés dont j’ai besoin avant que tout soit parti. » Celle qui cultive ses propres légumes depuis maintenant quatre ans ajoute progressivement les légumes voulus dans son jardin chaque année afin de l’agrandir.