Le site de pêche blanche de L’Anse-à-Benjamin compte plus de 200 cabanes à pêche, et la plupart d’entre elles tirent leur énergie de batteries d’auto ou de génératrices à essence.

La pêche blanche vire au vert

La chaire de recherche en Technologies des énergies renouvelables et du rendement énergétique (TERRE) du Cégep de Jonquière valorise depuis quatre années l’énergie solaire auprès des amateurs de pêche blanche, à L’Anse-à-Benjamin. Le but : vulgariser le concept d’énergie solaire, afin de donner envie aux pêcheurs d’essayer cette alternative verte à l’alimentation de leur cabane.

Titouan Bussiere - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

Pour cela, un groupe de dix étudiants, un professeur et un employé du Cégep se sont rassemblés afin de présenter une valise solaire aux pêcheurs intéressés.
Ces valises permettent d’alimenter en électricité une cabane, afin de s’éclairer et de recharger ses appareils basiques. Le groupe propose aussi de faire une étude énergétique gratuite des cabanes à pêche.

Les étudiants, issus du programme de Technique de génie électrique du Cégep de Jonquière, sont en première, deuxième et troisième année.
Leur participation bénévole et volontaire à la chaire TERRE leur permet de participer à des projets de développement durable divers et d’aller sur le terrain.

Pour ce projet d’énergie solaire, les étudiants ont participé à la confection d’une valise, permettant d’y brancher un panneau solaire et d’alimenter l’éclairage ou bien les prises électriques standards des cabanes à pêche. Ces valises pédagogiques, utilisées dans les cours de génie électrique, ne sont pas destinées à la vente. «À terme, on aimerait ça pouvoir offrir des valises et des panneaux solaires aux pêcheurs, mais ce n’est pas simple», mentionne le professeur en charge du projet, Gino Thibeault.
Le groupe s’est déplacé à L’Anse-à-Benjamin, par une température de -30 degrés, pour présenter son projet aux pêcheurs.
Les étudiants en génie électrique se sont rendus directement dans les cabanes à pêche afin d’évaluer la consommation électrique des pêcheurs, pour leur proposer ce qui leur convient le mieux. Ils font entre quatre et cinq évaluations énergétiques par année.
Deux cabanes à pêche étaient réservées à la chaire TERRE pour procéder à des tests durant toute la journée. Le professeur en charge du projet, Gino Thibeault, s’est dit très satisfait des résultats cette année : les valises solaires ont fonctionné toute la journée dans le froid sans avoir de problème.
Entre deux évaluations énergétiques, les membres du groupe en profitaient pour s’adonner aux joies de la pêche blanche.