Daniela Bardelli

La dolce vita au Lac-Saint-Jean

Peu de liens pourraient être trouvés entre Roberval, au Lac-Saint-Jean, et le village de San Lorenzo al Mare, en Italie, près de la frontière franco-italienne. Et pourtant, le Lac Saint-Jean sert de terre d’accueil pendant l’hiver à Daniela Bardelli, depuis près de dix ans.

Olivier Savard - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

 De novembre à mars, alors que plusieurs «snowbirds» font la route du Québec vers la Floride pour se réfugier dans un climat plus tempéré, l’Italienne fait généralement un trajet diamétralement opposé, partant de l’Italie à la fin de l’automne pour se diriger vers le Québec.

La dame, qui est arrivée au Lac Saint-Jean il y a une dizaine d’années avec son mari, a en effet choisi Roberval comme résidence secondaire. «On a beaucoup d’amis à Mashteuiatsh. On a tourné des vidéos pour le musée autochtone de Mashteuiatsh, et finalement on trouve que c’est très tranquille dans le coin de Roberval. On aime la tranquillité», explique Mme Bardelli au téléphone, la dame étant actuellement en Italie.

Le couple italien, qui possède sa résidence sur la route entre Sainte-Hedwidge et Roberval, travaille également dans la région, quand il n’est pas en train de faire de la couverture en Europe. «On a une boîte de production et on a d’ailleurs tourné un épisode d’une émission de sport à Mashteuiatsh. En Italie, on peut couvrir le Tour d’Italie, le Tour de France; on a travaillé pour plusieurs réseaux, comme RDS ou Eurosports.»

Le cycliste chicoutimien Antoine Duchesne interviewé par Mme Bardelli lors du Tour de France.

Pas de problèmes avec le froid

 À la question du froid, une réponse surprenante surgit. «J’ai tendance à avoir plus froid en Italie qu’ici», répond la femme. Selon elle, l’humidité est à blâmer pour cela, le froid de Roberval étant plus sec qu’à San Lorenzo al Mare, sur le bord de la Méditerranée. «Ça fait plusieurs années que je suis au Québec durant l’hiver, et je n’ai jamais attrapé la grippe», témoigne-t-elle.

Pour ce qui est de la cuisine, pas de problème notable non plus. «Je savais que vous alliez me poser cette question, tout le monde me la pose, blague-t-elle. J’arrive généralement à trouver presque tout ce dont j’ai besoin. Au magasin, il y a la majorité des produits que j’utilise.» Elle a même découvert d’autres produits locaux, dont le sirop d’érable, ou encore la banique, pain autochtone, qu’elle décrit comme «très semblable» au foccacia.

Pour l’instant, la dame affirme se déplacer trop souvent en raison de son travail pour considérer de s’établir définitivement à Roberval dans un avenir rapproché, mais elle ne rejette néanmoins pas l’idée, expliquant apprécier pouvoir être souvent à la maison lors des passages dans la région. «On passe plus de temps en Europe, mais on est rarement à la maison. On reste tout de même quelques mois par année au Québec et lorsqu’on est à Roberval, on est vraiment plus souvent chez nous.»