Le nombre de ventes de maisons dans les douze derniers mois dans la région a augmenté de 9% comparé à l’an dernier.

La Pige

Hausse des ventes de maisons dans la région

Olivier Savard - Une augmentation de 9% des ventes de maisons cette année par rapport à 2018 a été observée dans la région métropolitaine de Saguenay. Seulement en octobre, il y a eu 39% plus de transactions immobilières que durant le même mois l’année précédente.

Ce contenu est produit par les étudiants d'ATM - Journaliste du Cégep de Jonquière

Ces données ont été fournies à La Pige par le directeur général de la Chambre immobilière du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Carlos Cordeiro. «Le marché immobilier va beaucoup mieux ces temps-ci : le marché de l’emploi est meilleur aussi dans la région et les gens ont plus de facilité à vendre.»

Cela est corroboré par l’économiste de la firme JLR Joanie Fontaine. «Le marché immobilier est assez cyclique et dans l’ensemble du Québec, les maisons se vendent plus rapidement et à meilleur prix qu’il y a quelques années. C’est plus difficile pour un acheteur d’entrer sur le marché, mais il y a plus d’acheteurs et ils sont de meilleure qualité dû aux resserrements hypothécaires effectués il y a quelques années.»

Moins de délaissements

Le nombre de délaissements de maison est également en baisse dans la région. «Les gens sont de moins en moins sur le chômage, négocient de meilleurs salaires, et sont donc plus aptes à rembourser leur prêt hypothécaire», affirme M. Cordeiro. 86 logements ont ainsi été délaissés dans la dernière année entre octobre 2018 et octobre 2019, soit le nombre le plus faible dans la région en cinq ans, apprend-t-on en analysant les données disponibles sur le site web de la firme JLR.

Du côté provincial, le nombre de délaissements des douze derniers mois (à partir d’octobre dernier) n’a jamais été aussi bas au cours de la dernière décennie. Alors que  1 148 délaissements ont été dénombrés cette année, ce nombre atteignait aisément le double avec un pic de 2 338 délaissements observés, entre octobre 2009 et octobre 2010.

Les banques « plus prévenantes »

Le stress test, ou «test de résistance», imposé par la Banque du Canada à l’automne 2016, qui dicte qu’une personne doit se qualifier pour 2% de plus que le taux d’intérêt actuel, ainsi qu’une stabilisation de la hausse des taux d’intérêt ont également un rôle à jouer dans la baisse du nombre de délaissements de maison, sans compter la meilleure «vision» des banques, selon Carlos Cordeiro.

«Les taux sont plus justes, et les banques sont plus à même de faire des prêts à une valeur juste. Avec le stress test, les gens qui se qualifient pour un prêt sont mieux préparés à une hausse», explique-t-il.

Malgré une baisse de plus de 33% en deux ans avec 86 délaissements, la région demeure cependant au-dessus de la moyenne provinciale, qui a baissé de près de 37% en deux ans pour atteindre un nombre de 67 délaissements/région.