La pharmacienne Véronique Lavoie et quelques-unes de ses collègues, Manon Thériault, Shirley Michaud et Karine Thibeault, sont fières d’adhérer au mouvement Fiole verte.
La pharmacienne Véronique Lavoie et quelques-unes de ses collègues, Manon Thériault, Shirley Michaud et Karine Thibeault, sont fières d’adhérer au mouvement Fiole verte.

Fiole verte en pleine expansion

Dès ce samedi, les Jonquiérois pourront adhérer à la solution écoresponsable «Fiole verte» grâce à la pharmacienne Véronique Lavoie du Familiprix de la rue Saint-Pierre.

Marie-Pier Lebrun — Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

La pharmacienne Véronique Lavoie n’en est pas à sa première initiative écoresponsable. «Nous essayons de faire ce que nous pouvons pour l’environnement. D’ailleurs depuis cinq ans j’ai pris la décision d’acheter une voiture électrique pour faire nos livraisons», dit celle qui a également retiré les bouteilles d’eau à usage unique depuis janvier.

À ce jour, le Familiprix de Jonquière est le deuxième dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean à emboiter le pas du mouvement de la Fiole verte. Depuis, ses fioles réutilisables ne cessent d’attirer de nouveaux adeptes.

La représentante du comité environnement du Familiprix de Saint-Ambroise, Caroline Pedneault explique que l’engouement s’est fait très rapidement. «Jusqu’à maintenant ce sont 80 clients qui ont adhéré en moins de deux semaines», dit-elle visiblement ravie du résultat. «Nous avons eu beaucoup de bons commentaires de la part de nos clients, mais aussi des autres pharmacies».

Les autres pharmacies? 

Joints par téléphone par La Pige, les représentants de plusieurs autres pharmacies de la région ont fait part de leur intérêt pour ce projet. La pharmacienne Sarah Fizazzi, qui a initié le mouvement le 9 octobre dernier dans sa pharmacie de Montréal est d’ailleurs entrée en contact avec toutes les pharmacies pour leur expliquer sa démarche.

La créatrice estime pour sa part qu’environ 30 à 40 % de ses clients utilisent dorénavant ce prototype.

Elle entend d’ailleurs continuer de concevoir de nouveaux produits afin de réduire les déchets émis par les pharmacies.

«C’est certain qu’au départ, il y avait beaucoup de questions de la part des clients, mais nous sommes là pour les accompagner. Il y a aussi beaucoup de questions lorsque nous tentons de proposer ce produit aux autres pharmacies, mais je crois que ça peut très bien se faire», dit celle qui estime avoir fait un geste pour l’environnement avec les ressources qu’elle possédait.

«Nous sommes les mieux placés en tant que pharmaciens pour savoir ce que nous pourrions faire pour l’environnement. Il faut arrêter d’attendre que ça vienne des autres. Chaque professionnel sait ce qu’il peut faire, c’est comme ça que nous pouvons faire un changement», ajoute-t-elle.

Depuis, c’est presque une vingtaine de pharmacies au Québec qui ont décidé d’adhérer à ce changement, dont deux qui sont situées au Nouveau-Brunswick.