En 2019, la région comptait onze donneurs contre seulement sept en 2020.
En 2019, la région comptait onze donneurs contre seulement sept en 2020.

 Dons d’organes : Bilan moindre, mais positif

Bien qu’il y ait eu moins de dons d’organes au Saguenay-Lac-Saint-Jean en 2020 que par les années précédentes en raison de la pandémie, l’infirmière ressource aux dons d’organes du CIUSSS, Josée Munger, dresse un bilan positif des activités.

Marianne Lesage - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM  - Journalisme du Cégep de Jonquière.

En 2019, la région comptait onze donneurs contre seulement sept en 2020. Lors de la première vague, alors qu’ils nageaient dans l’inconnu, les médecins, infirmières et inhalothérapeutes ont décidé de jouer la carte de la prudence, avec des critères de sélection plus strictes. « Si on transplantait un organe chez un receveur, on voulait vraiment qu’il soit en sécurité », a fait valoir Mme Munger. Malgré cette diminution, cette dernière rappelle qu’un seul donneur peut sauver jusqu’à huit vies et que le bilan n’est pas alarmant.

Toujours championne?

Dans les dernières années, la région s’est démarquée, que ce soit au niveau provincial ou mondial, quant à son taux de dons d’organes par habitant. Tout juste avant que la pandémie ne paralyse le Québec, la région avait même été sacrée « championne » des références à Transplant Québec, avec 56. Dans le contexte actuel, pour l’année 2020, la région n’en compte que 44.

Une référence, c’est lorsqu’une personne, peu importe son âge, est en situation de fin de vie. Elle sera donc référée à l’infirmière ressource aux dons d’organes ou au médecin aux soins intensifs, qui déterminera si la personne répond aux nombreux critères et validera ensuite avec Transplant Québec. La famille doit également donner son accord, même si le patient a signé sa carte de dons au préalable.

Selon l’infirmière, il est très difficile d’expliquer ces statistiques. « C’est multifactoriel. Est-ce que les gens font davantage connaître leur désir de donner leurs organes à leur famille? Puisqu’on est dans une petite région, est-ce que les gens ont plus de connaissances qui ont eu à recevoir un organe et sont donc plus enclins à signer leur carte? Je me tourne vers la population pour une réponse », a exprimé Josée Munger.

Les statistiques de Transplant Québec n’étant pas publiées avant le mois prochain, il est impossible de révéler si la région conserve son statut de « championne ».