La MRC du Fjord-du-Saguenay ne fait pas parti des 15 MRC au Québec qui élisent leur préfet par suffrage universel.

La PIge

Des avis partagés parmi les maires

Marie-Michèle Bourassa - Les avis sont divisés dans le conseil de la MRC du Fjord-du-Saguenay quant au mode de scrutin pour élire le préfet. Au moins trois maires sur treize préfèreraient avoir recours à un suffrage universel.

Ce contenu est produit par les étudiants d'ATM - Journaliste du Cégep de Jonquière

«On est trois à vouloir ce mode de scrutin là, moi je préfère donner le choix à la population, estime le maire de Saint-Félix-d’Otis, Pierre Deslauriers. On a un bon préfet en ce moment, mais je voudrais quelqu’un qui va vraiment représenter la MRC avant de représenter sa municipalité». Une élection par suffrage universel ne permet pas d’être à la fois préfet d’une MRC et maire d’une municipalité. Le mode de scrutin actuel entre les membres du conseil de la MRC, lui, le permet.

Les maires de Sainte-Rose-du-Nord et de Saint-Fulgence, Laurent Thibeault et Gilbert Simard, partagent l’opinion de leur collègue de Saint-Félix-d’Otis. «Moi, je suis démocrate. Ce n’est pas le préfet que je conteste, c’est le système. Tous les paliers de gouvernement fonctionnent avec le vote de la population, pourquoi pas les MRC?», questionne M. Thibeault. M. Simard croit également que le vote actuel n’est pas démocratique. «C’est vraiment la démocratie qui manque dans la façon que l’on vote en ce moment», estime-t-il.

Conserver le système actuel

Pour le préfet en fonction, Gérald Savard, l’élection qui se fait entre les membres du conseil de la MRC reste le meilleur moyen. «Le suffrage universel n’est pas un grand besoin pour nous», affirme le maire de la municipalité de Bégin. Ce sont 15 MRC sur 87 au Québec qui utilisent actuellement le vote par suffrage universel. La MRC Domaine-du-Roy au Lac-Saint-Jean s’est ajoutée à ce nombre la semaine dernière.

Le maire de Larouche, Laurent Bédard, est en accord avec M. Savard. «En ce moment, on a un préfet très disponible qui se donne à 200 % dans son travail», dit-il. M. Bédard ajoute que changer le mode de scrutin actuel n’est pas une décision à prendre à la légère. «Quand on change pour le suffrage universel, on ne peut pas revenir en arrière.»