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COVID-19: l'année des réalisations
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COVID-19: l'année des réalisations
Depuis le mois de mars 2020, les Québécois ont dû affronter plusieurs obstacles en raison de l’apparition de la COVID-19. Contre vents et marées, certaines personnes ont quand même réussi à tirer du positif de cette crise sanitaire.
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À quelque chose malheur est bon

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À quelque chose malheur est bon

Si la pandémie a apporté son lot de négativité, certains jeunes Québécois ont su en tirer du positif depuis la dernière année.

Ophélie Bonenfant - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière.

C’est le cas de Marie-Justine Tremblay, une jeune universitaire pour qui l’école à distance lui aura permis de vivre les plus beaux moments de sa vie.

Il y a un an, comme la plupart des étudiants québécois, Marie-Justine a dû poursuivre ses cours derrière un écran. « Je n’avais aucune motivation, j’étais loin de mes amies et c’était atroce », se rappelle-t-elle.

Plus tôt cette année, dans un élan de folie, elle et deux de ses amies ont décidé de postuler pour des emplois aux quatre coins du Québec. C’est finalement la Gaspésie qui a accueilli les trois étudiantes en tourisme qui travaillent actuellement dans un hôtel, qui font du plein air et qui complètent leurs études à plus de 800 kilomètres de leur université. « Si ce n’était pas de la pandémie, je n’aurais jamais pu vivre ce que je suis en train de vivre. C’est une expérience tellement incroyable », ajoute-t-elle.

Alors que le contexte pandémique a laissé place à de belles histoires pour des étudiants universitaires, ceux du secondaire aussi ont pu vivre leurs beaux moments.

Hayden Létourneau, 12 ans, est un garçon qui a des idées plein la tête et qui grouille d’énergie. Celui, qui a débuté son premier secondaire à l’automne dernier, s’est vite rendu compte que sa place n’était pas sur les bancs d’école.

C’est le contexte pandémique qui aura fait découvrir l’école à la maison au jeune homme ce qui lui a laissé du temps pour lancer sa propre entreprise. « En deux heures avec ma professeure privée, j’apprends plus que si j’allais à l’école 30 heures par semaine », explique-t-il.  Cette nouvelle formule d’enseignement à la maison lui permet d’aller skier à tous les jours et d’avoir plus de temps pour travailler sur sa compagnie.

Hayden Létourneau a lancé son entreprise à seulement 12 ans.

Quand aider les autres nous fait grandir

Catherine Bernard, quant à elle, a été l’une de ceux qui ont répondu à l’appel du premier ministre pour aller prêter main-forte dans les CHSLD au printemps dernier. Si l’expérience n’a pas été facile au tout début, elle y repense avec des étoiles dans les yeux. « Ça a été une expérience tellement enrichissante qui m’a fait sortir de ma zone de confort, qui m’a fait grandir », avoue-t-elle.

La technicienne en travail social se dit plus qu’heureuse d’avoir pu faire la différence dans la vie des personnes âgées en ces temps difficiles.

Un vocabulaire plus enrichi

La pandémie a non seulement été positive pour certains, elle a aussi permis d’accroître le vocabulaire de plusieurs.
Formule pour emporter: l’Opia double son chiffre d’affaires

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Formule pour emporter: l’Opia double son chiffre d’affaires

Contrairement à la pensée populaire, la pandémie n'a pas eu que des impacts négatifs sur les restaurateurs de la région. Certains en ont même tiré profit grâce à la formule pour emporter dont l’Opia à La Baie qui a doublé son chiffre d’affaires.

Kenza Chafik - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière.

« On a commencé à offrir les commandes à emporter le lendemain de notre fermeture et on n'a jamais arrêté depuis », explique la gérante et gestionnaire du restaurant, Marie-Ève Dallaire, qui ajoute également qu’il n’y a eu que du positif avec la décision d’offrir le service de livraison et de take out. 

Le Bistro Summum de Chicoutimi a également connu du succès avec leur prêt à emporter. « On a fait beaucoup de ventes grâce à ça, surtout pendant nos offres des fêtes et pour la Saint-Valentin », souligne la directrice des communications du restaurant, MelissaJane Gauthier, qui explique aussi que la formule avait été mise en place uniquement à la suite de leur fermeture.

Le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’Association de restauration du Québec (ARQ), François Meunier, affirme que la décision des restaurateurs d’offrir les commandes prêtes à emporter était nécessaire à leur survie. « Ces services ont réellement permis à certains de garder la tête hors de l’eau », mentionne le vice-président de l’ARQ, qui souligne aussi que l’aide gouvernementale a eu son rôle à jouer.

Malgré la réouverture des restaurants en zone orange au début février, pour la grande majorité, les commandes à emporter resteront disponibles aux clients. Pour la gérante du restaurant Opia, l’option restera en place, et ce, même après la pandémie. « C’est une nouvelle façon dynamique de consommer dans les restaurants et les gens aiment vraiment cette idée. » La nouvelle formule du Bistro Summum, qui fait salle comble depuis quelques semaines, est également là pour rester.

François Meunier explique aussi que le virage vers la livraison et les mets pour emporter sont des options qui doivent demeurer puisqu’elles permettent aux restaurants d’élargir leur clientèle, donc d'augmenter leurs ventes.