Le Maxi de Jonquière croit avoir trouvé une solution à la pénurie de main-d’œuvre avec l’utilisation de caisses libre-service.
Le Maxi de Jonquière croit avoir trouvé une solution à la pénurie de main-d’œuvre avec l’utilisation de caisses libre-service.

Caisses libre-service: une solution à la pénurie de main-d’œuvre

Lors de leur apparition il y a quelques années, les caisses automatisées dans les épiceries étaient vues comme une menace pour les emplois. Avec la pénurie de main-d’œuvre de plus en plus prononcée, elles constituent maintenant une solution.

Élie Duquet - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Pour le directeur du Maxi de Jonquière, Patrick Gaudreault, ces caisses sont littéralement venues combler un manque dans son épicerie depuis qu’il les a acquises il y a un peu plus d’un an.

«Avec la pénurie de main-d’œuvre, ça m’aide grandement pour être capable de fonctionner normalement. Même avec ces caisses, j’ai encore de la difficulté à trouver de la main-d’œuvre, donc je ne m’imagine pas sans. Nous n’avons pas coupé d’heures aux caisses. Nous avons un certain niveau de service à la clientèle à donner, mais lorsque nous n’avons pas assez d’employés pour combler nos postes, les caisses automatiques deviennent une excellente alternative.»

Malgré ces avantages, le Maxi de Jonquière ne planifie pas ajouter d’autres caisses automatiques. Le gérant de cette succursale affirme cependant que plusieurs autres Maxi, comme celui de La Baie, en ajouteront d’autres dans les prochaines semaines.

Pas moins de huit caisses de type «U-Scan» ont été ajoutées au Maxi de Jonquière lors des dernières années.

Entre économies et dépenses

Du côté du IGA de Jonquière, le son de cloche est tout autre. Cette succursale avait elle aussi tenté l’expérience des caisses de type «Scan-and-go», il y a quelques années. Après une période d’essai, le IGA avait cependant décidé de revenir à l’ancienne méthode et d’enlever les caisses libre-service du plancher. Selon le directeur de ce IGA, Marc Woodbury, une des raisons ayant poussé son établissement à retirer ces machines est qu’elles coûtaient énormément cher à entretenir, entre autres en raison des mises à effectuer.

Selon M. Gaudreault, les coûts n’étaient pas les seuls problèmes des caisses chez IGA. Ces dernières avaient aussi beaucoup de problèmes à détecter correctement l’argent, surtout lorsque les billets ont changé de texture, du papier au polymère. Au Maxi, les cartes sont les seuls modes de paiement acceptés par les caisses libre-service.

Le directeur du Maxi affirme aussi que l’ajout de caisses libre-service dans son établissement n’a eu aucun effet négatif sur les vols puisqu’un surveillant assure toujours la supervision.