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La PIge

De la cocaïne sur Snapchat

Charlotte Côté - Snapchat, une application qui vise une clientèle âgée entre 18 et 24 ans, s’est transformée en un véritable marché de stupéfiants et gagne en popularité auprès des consommateurs pour qui l’achat de drogues est devenu plus facile que jamais.

Ce contenu est produit par les étudiants d'ATM - Journalisme du Cégep de Jonquière

Vendre sur Snapchat est un choix purement axé sur la sécurité. Les vendeurs disent être moins faciles à démasquer parce que la plateforme efface automatiquement les conversations. Il suffit d’avoir le nom d’utilisateur d’un vendeur pour le contacter et avoir accès à ses services. Cannabis, cocaïne, MDMA, champignons magiques, acide… Toutes des drogues qui se vendent et se propagent sur la plateforme sociale Snapchat.  «Tout le monde connait un gars, qui connaît un gars qui vend», explique Tristan*, qui vend sur Snapchat depuis environ quatre ans.

Les «dealers» n’utilisent pas tous Snapchat de la même façon. Certains publient, dans des périodes plus creuses, des stories avec une photo de leur cannabis ou de leurs variétés de drogues pour en faire la promotion. D’autres peuvent même cibler certains de leurs amis et leur envoyer des messages privés pour les inciter à acheter.

Tristan, début vingtaine, vend sur la Rive-Sud de Montréal. Il a commencé à vendre du cannabis en secondaire 4 en approchant en personne ses clients potentiels. Après s’être fait une clientèle de base, il a pu transférer sa «business» sur Snapchat. «Je n’ai plus besoin de sortir de chez moi pour trouver de nouveaux clients. Ils viennent à moi sur la plateforme.»

Le jeune homme a commencé à vendre du pot, mais il s’est vite rendu compte que c’est payant de proposer d’autres drogues également. Il vend les drogues dites «jeunes» : de la cocaïne et de la MDMA (une drogue qui augmente le désir de sociabiliser et de se rapprocher des autres psychologiquement et physiquement). Il avoue miser sur ces drogues parce que les acheteurs sont victimes de désinformation sur les dangers de celles-ci. «Tout le monde est conscient que certaines drogues sont mauvaises pour la santé, comme le crack et l’héroïne. Mais les nouvelles drogues comme la MDMA, les clients ne sont pas informés», avoue-t-il.

«Si je voulais me trouver de la poudre demain matin sur Snapchat, ça ne me prendrait que quelques heures», explique Sarah* qui vend du cannabis en petites quantités depuis environ un an. « En même pas une journée, j’en aurais. C’est facile comme ça », ajoute-t-elle.

SNOW IS COMING…

L’expression « Snow is coming » est même utilisée par certains vendeurs qui font la promotion de leurs stocks de cocaïne. Chaque drogue a son surnom. De la blanche ou de la neige (cocaïne), de la rose (MDMA), etc. Les vendeurs utilisent des termes précis pour avertir leurs « amis » des nouveautés en stock.

Olivier*, 19 ans, a derrière lui un passé en tant que vendeur et acheteur de cannabis sur Snapchat. Il connait bien les ventes illégales qui sont faites sur les réseaux sociaux. Il explique que lors de gros événements, il n’est pas rare que des gens affichent des annonces sur leur profil personnel : «100 pilules de MDMA à vendre, écrivez-moi en privé».  Le pire dans tout ça, explique Olivier, «c’est que ça se vend, pas subtilement et rapidement». 

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Les commerçants doivent s’impliquer

Lilia Gaulin - Des pelles laissées sur les bacs à la portée de tous, des compartiments à la hauteur des enfants et facilement accessibles, peu de surveillance; voilà ce à quoi sont souvent confrontés les clients qui fréquentent des commerces de vrac. Toutefois, malgré ces constatations, les aliments vendus au poids ne sont peut-être pas aussi contaminés que la scène ne le laisse croire.

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La chercheuse en salubrité des aliments à Agriculture et Agroalimentaire Canada, Evelyne Guévremont, estime qu’il n’y a pas encore d’évidences scientifiques que la propagation de bactéries est plus importante pour les aliments vendus en vrac.

L’auteure du blogue La Foodie scientifique, Anne-Marie Desbiens, estime que ce ne sont pas toutes les épiceries en vrac qui sont égales en ce qui concerne la salubrité.  Elle croit que les épiceries libre-service peuvent comporter de plus grands risques en matière d’hygiène.

Les techniques utilisées afin de prendre les aliments sont primordiales. «Il faut toujours faire attention de bien appliquer les bonnes pratiques de salubrité, c’est-à-dire s’assurer que les ustensiles utilisés sont propres et que les gens vont manipuler adéquatement les aliments. Il faut garder à l’esprit que les aliments ne sont pas tous égaux par rapport à la contamination. Il y en a qui sont plus à risques que d’autres.» La chimiste souligne que les aliments secs comme la farine, les noix et les pâtes alimentaires ont moins de risque d’être contaminés, car ils contiennent moins d’eau. Ce liquide est nécessaire au développement des bactéries.

«Si l’aliment est chauffé, on détruit les micro-organismes qui auraient pu se retrouver par inadvertance dans le produit», illustre celle qui travaille au Centre de recherche et de développement de Saint-Hyacinthe.

Le magasin a également sa part de responsabilité. «C’est de la plus grande importance que les commerçants s’assurent de nettoyer les ustensiles à la fin de la journée. Les clients qui apportent leurs pots doivent être certains qu’ils sont bien nettoyés», affirme Mme Guévremont.  

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) inscrit sur son site web que: «En général, il n'y a pas d'émission de permis pour la vente en gros, sauf pour les produits carnés (viandes) et les produits marins.»

Attention aux contaminations

Les contaminations croisées sont une source de tracas pour de nombreuses personnes. «Si le contenant est contaminé ou sale, on va introduire un contaminant dans notre produit. Il faut s’assurer que les personnes qui achètent après nous ne soient pas pénalisées», fait valoir la chercheuse.

Le MAPAQ souligne qu’il est «possible de vendre en vrac, sans emballage, plusieurs produits alimentaires, pour autant qu’ils soient disposés de façon à prévenir leur contamination. Ils doivent être placés dans des contenants fermés et accompagnés des ustensiles appropriés.» Selon Mme Guévremont, disperser les aliments par secteur dans le magasin réduit les chances de contaminations croisées.

D’après Evelyne Guévremont, manger des aliments en vrac n’accentue aucunement le risque de maladies. «Il n’y a aucune évidence. Si on regarde les données de toxi-infections alimentaires ou de gastro-entérite, on ne voit pas de tendance émergente. Globalement, il n’y a pas davantage de risques à consommer du vrac.»

La Pige a tenté de joindre le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, mais les porte-paroles n’étaient pas disponibles pour répondre à nos questions.

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Le premier CPE certifié au Saguenay

Titouan Bussiere - Les CPE Au pays des lutins et La grange aux lutins, situés à Chicoutimi, sont les premiers établissements de ce type certifiés «durables» par ENvironnement JEUnesse (ENJEU) au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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Le CPE des lutins est une coop de solidarité regroupant deux centres de la petite enfance, ainsi qu’un bureau coordonnateur (BC).

En collaboration avec l’organisme Eurekô!, le centre a établi un diagnostic de ce qui est améliorable sur le plan environnemental. Plusieurs actions ont été entreprises, notamment l’abolition des cônes en carton aux fontaines d’eau, remplacés par des gourdes individuelles. Un programme de récupération des crayons est aussi en place pour les recycler. Plusieurs formations ont été offertes aux employés du CPE.BC afin de les éclairer sur le développement durable.

Il en est de même au bureau coordonnateur, où le papier brun aux toilettes a été remplacé par des sèche-mains. Le bureau incite aussi à moins imprimer pour économiser le papier.

Afin de responsabiliser les enfants par rapport à l’environnement, le CPE a introduit un bac de compost par groupe, composé d’environ 10 enfants. Des jardins sont implantés en été, pour cultiver des fruits et des légumes. En collaboration avec la Zone Boréale, la cuisine du CPE propose des produits régionaux.

Toutes ces actions permettent de sensibiliser les jeunes et les parents concernant le développement durable, ce qui est un succès, selon la chargée de projet Yana Desautels. «Nos jeunes demandent à leur parents des fraises du Québec, et ils adorent avoir leur propre gourde!»

Afin d’effectuer un diagnostic d’où en sont les CPE, l’organisme Eurekô! s’est rendu sur place. Selon la chargée de projet en gestion des matières résiduelles à Eurekô!, Marilyn Maltais, «il reste beaucoup de sensibilisation à faire concernant le recyclage et le tri. Dans mes recommandations pour le centre, je vais leur conseiller d’afficher sur les bacs de recyclage des photos de ce qui est recyclable et de ce qui ne l’est pas.»

L’harmonisation des poubelles est le plus gros effort à fournir pour les CPE. Selon elle, toutes les salles doivent avoir trois bacs, un pour les poubelles traditionnelles, un pour le recyclage et un pour le compost.

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Des avis partagés parmi les maires

Marie-Michèle Bourassa - Les avis sont divisés dans le conseil de la MRC du Fjord-du-Saguenay quant au mode de scrutin pour élire le préfet. Au moins trois maires sur treize préfèreraient avoir recours à un suffrage universel.

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«On est trois à vouloir ce mode de scrutin là, moi je préfère donner le choix à la population, estime le maire de Saint-Félix-d’Otis, Pierre Deslauriers. On a un bon préfet en ce moment, mais je voudrais quelqu’un qui va vraiment représenter la MRC avant de représenter sa municipalité». Une élection par suffrage universel ne permet pas d’être à la fois préfet d’une MRC et maire d’une municipalité. Le mode de scrutin actuel entre les membres du conseil de la MRC, lui, le permet.

Les maires de Sainte-Rose-du-Nord et de Saint-Fulgence, Laurent Thibeault et Gilbert Simard, partagent l’opinion de leur collègue de Saint-Félix-d’Otis. «Moi, je suis démocrate. Ce n’est pas le préfet que je conteste, c’est le système. Tous les paliers de gouvernement fonctionnent avec le vote de la population, pourquoi pas les MRC?», questionne M. Thibeault. M. Simard croit également que le vote actuel n’est pas démocratique. «C’est vraiment la démocratie qui manque dans la façon que l’on vote en ce moment», estime-t-il.

Conserver le système actuel

Pour le préfet en fonction, Gérald Savard, l’élection qui se fait entre les membres du conseil de la MRC reste le meilleur moyen. «Le suffrage universel n’est pas un grand besoin pour nous», affirme le maire de la municipalité de Bégin. Ce sont 15 MRC sur 87 au Québec qui utilisent actuellement le vote par suffrage universel. La MRC Domaine-du-Roy au Lac-Saint-Jean s’est ajoutée à ce nombre la semaine dernière.

Le maire de Larouche, Laurent Bédard, est en accord avec M. Savard. «En ce moment, on a un préfet très disponible qui se donne à 200 % dans son travail», dit-il. M. Bédard ajoute que changer le mode de scrutin actuel n’est pas une décision à prendre à la légère. «Quand on change pour le suffrage universel, on ne peut pas revenir en arrière.»

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Hausse des ventes de maisons dans la région

Olivier Savard - Une augmentation de 9% des ventes de maisons cette année par rapport à 2018 a été observée dans la région métropolitaine de Saguenay. Seulement en octobre, il y a eu 39% plus de transactions immobilières que durant le même mois l’année précédente.

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Ces données ont été fournies à La Pige par le directeur général de la Chambre immobilière du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Carlos Cordeiro. «Le marché immobilier va beaucoup mieux ces temps-ci : le marché de l’emploi est meilleur aussi dans la région et les gens ont plus de facilité à vendre.»

Cela est corroboré par l’économiste de la firme JLR Joanie Fontaine. «Le marché immobilier est assez cyclique et dans l’ensemble du Québec, les maisons se vendent plus rapidement et à meilleur prix qu’il y a quelques années. C’est plus difficile pour un acheteur d’entrer sur le marché, mais il y a plus d’acheteurs et ils sont de meilleure qualité dû aux resserrements hypothécaires effectués il y a quelques années.»

Moins de délaissements

Le nombre de délaissements de maison est également en baisse dans la région. «Les gens sont de moins en moins sur le chômage, négocient de meilleurs salaires, et sont donc plus aptes à rembourser leur prêt hypothécaire», affirme M. Cordeiro. 86 logements ont ainsi été délaissés dans la dernière année entre octobre 2018 et octobre 2019, soit le nombre le plus faible dans la région en cinq ans, apprend-t-on en analysant les données disponibles sur le site web de la firme JLR.

Du côté provincial, le nombre de délaissements des douze derniers mois (à partir d’octobre dernier) n’a jamais été aussi bas au cours de la dernière décennie. Alors que  1 148 délaissements ont été dénombrés cette année, ce nombre atteignait aisément le double avec un pic de 2 338 délaissements observés, entre octobre 2009 et octobre 2010.

Les banques « plus prévenantes »

Le stress test, ou «test de résistance», imposé par la Banque du Canada à l’automne 2016, qui dicte qu’une personne doit se qualifier pour 2% de plus que le taux d’intérêt actuel, ainsi qu’une stabilisation de la hausse des taux d’intérêt ont également un rôle à jouer dans la baisse du nombre de délaissements de maison, sans compter la meilleure «vision» des banques, selon Carlos Cordeiro.

«Les taux sont plus justes, et les banques sont plus à même de faire des prêts à une valeur juste. Avec le stress test, les gens qui se qualifient pour un prêt sont mieux préparés à une hausse», explique-t-il.

Malgré une baisse de plus de 33% en deux ans avec 86 délaissements, la région demeure cependant au-dessus de la moyenne provinciale, qui a baissé de près de 37% en deux ans pour atteindre un nombre de 67 délaissements/région.

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Bâtiments délabrés dans le secteur Kénogami: Michel Thiffault lance un cri du cœur

Gabrielle Morissette - Le conseiller municipal Michel Thiffault lance un cri du coeur à ses collègues et à la mairesse. Il en a assez de voir le secteur Kénogami être dévitalisé et propose que certaines infrastructures de la Ville soient vendues pour injecter de l’argent dans son district.

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M. Thiffault a une longue liste d’endroits qui doivent être rénovés, allant du Mont-Fortin au Centre Price en passant par le Club de curling et l’ancien hôtel de ville. Il veut du renfort. «Ça va prendre beaucoup d’argent pour revitaliser le secteur, mais l’argent ne tombe pas du ciel. Je propose donc qu’on vende des infrastructures. La grande richesse de la Ville, ce sont les actifs, les infrastructures, mais on en a peut-être trop, a-t-il avancé. Je donne comme exemple la bâtisse qui abrite les bureaux de la zone touristique. Il y en a sûrement dont on pourrait se départir en les vendant pour aller chercher de l’argent.»

C’est en lançant une invitation amicale à la mairesse Josée Néron que M. Thiffault désire l’amener sur le terrain, dans son district, pour constater l’ampleur du problème. «Je ne veux pas la rencontrer dans un bureau, je veux qu’on soit sur place», a affirmé le conseiller du district 3. L’attaché de presse de la mairesse, Stéphane Bégin, assure que le rendez-vous aura bel et bien lieu. Michel Thiffault a d’ailleurs confirmé qu’il rencontrera la mairesse le vendredi 13 décembre.  

Mont-Fortin

M. Thiffault travaille conjointement avec la conseillère municipale Julie Dufour dans le dossier du Mont-Fortin. «On garde ça à bout de bras pour le moment. Il y a déjà eu des rumeurs de fermeture. Mais Mme Dufour et moi travaillons avec un comité pour la relance de l’endroit. Il y a plusieurs bénévoles qui le prennent en main et on espère qu’il y ait plus d’animation. Il faut qu’il y ait plus de vie», a confié M. Thiffault.

De l’argent a été investi pour permettre au centre de ski d’ouvrir à temps pour Noël. Une grosse journée d’ouverture est d’ailleurs prévue le 21 décembre.

Hôtel de ville

Lorsque Michel Thiffault a été élu, l’édifice de l’ancien hôtel de ville était «déjà délabré». «Ça doit faire sept ou huit ans qu’il n’y a plus de vie. Il n’y a plus rien. C’est fermé et il y a même des pigeons là-dedans. Je n’ai aucune idée si on est capable de sauver ça, mais on ne peut pas laisser ça délabré comme ça en plein milieu de Kénogami», a lancé, découragé, le conseiller qui croit qu’en 2020, il se passera quelque chose avec ce bâtiment.

Une seule nouvelle réjouit M.Thiffault et c’est le déménagement de la Maison de quartier dans son district.

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Cinq candidats, cinq positions différentes

Jade Brouillette - À l'approche de l'élection partielle du district 1 de Saguenay qui se tiendra le 15 décembre prochain, les cinq candidats ont différentes propositions pour obtenir le vote des citoyens.

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Dominic Gagnon espère faire partie d’une saine opposition

Le chef de l’Alliance Saguenay Dominic Gagnon estime que c’est en conciliant les enjeux plus locaux et ceux concernant la Ville de Saguenay qu’il pourra exercer une saine opposition. Le candidat remarque que les citoyens sont tout autant concernés par la diversité des services que par l’augmentation du salaire des élus. «Il y a plein de petits enjeux et c’est clair que je veux défendre ceux qui touchent le plus de gens possible. Il faut voir avec chacun pour trouver des solutions», constate-t-il.

Daniel Tremblay-Larouche ne dévoile pas ses convictions

Le candidat indépendant Daniel Tremblay ne veut pas prendre d’engagement avant d’avoir tâté le pouls sur le terrain. «Je ne veux pas imposer mes idées personnelles. En faisant du porte-à-porte, je peux savoir véritablement ce que les gens veulent comme changements», observe-t-il. M. Tremblay-Larouche note que le suivi des dossiers en cours et l’amélioration des services à la suite de la hausse des taxes sont les principales préoccupations des citoyens.

Jimmy Bouchard propose plus de «privilèges» pour les citoyens

Le candidat indépendant Jimmy Bouchard souhaite donner des «privilèges» aux citoyens. Ces derniers sont notamment préoccupés par la règlementation des bandes riveraines autour du lac Kénogami, selon lui. «Je veux que ceux qui habitent autour du lac aient une forme de privilège pour y avoir accès gratuitement et qu’ils aient droit à plusieurs bateaux. Je veux que les citoyens soient mes chefs», affirme-t-il.

Projet de développement économique pour Gilles Tremblay

Le candidat de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD), Gilles Tremblay, croit qu’il faut instaurer une stratégie de développement économique, entre autres sur la rue Saint-Dominique, à Jonquière. «Les commerçants quittent Jonquière pour s’en aller à Chicoutimi. Avant de développer les quartiers, il faut penser au développement économique», remarque-t-il. Le candidat veut également protéger le lac Kénogami, dont l’eau est la principale source d’approvisionnement en eau potable de Saguenay.

Réjean Hudon veut «défendre les citoyens» avant tout

L’ex-conseiller municipal et candidat Réjean Hudon déclare que sa principale préoccupation est de «défendre les citoyens» selon leurs besoins. Le candidat indépendant remarque que les citoyens du district sont surtout préoccupés par les services de base d’un secteur. «On me parle beaucoup d’asphaltage, d’entretien des rues et de la vitesse dans le district. Je ne veux pas leur faire de promesses», mentionne-t-il. M. Hudon ajoute qu’il prendra des engagements au fur et à mesure que la campagne avancera.

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Téléphone arabe

OPINION / Claudia Fortin - Avec les réseaux sociaux qui ont atteint un niveau d’accessibilité hors du commun et une population qui consomme de façon incessante, l’information n’a jamais été diffusée aussi rapidement. Tellement, que certains décident de partager des «faits», sans avoir vérifié la crédibilité de ces derniers, ce qui peut mener à des histoires sans queue ni tête.

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Le 8 novembre 2019, un statut sur la page Spotted Chicoutimi a fait bien des échos. Une photo provenant de Google Maps illustrait des structures fabriquées par un supposé Raëlien. Ce dernier aurait voulu attirer des extraterrestres à Bégin grâce à ces constructions. Plus de 800 commentaires enflammés et presque 200 partages de la publication ont fait dégénérer l’histoire.

Tous ces commentaires essayaient d’élucider cette fameuse histoire en spéculant sur des hypothèses non fondées. Évidemment, les internautes ont bien oublié un élément du scénario ; la vérité. Au final, ce n’est qu’un artiste qui a construit ces structures, tout cela sans aucun lien avec les extraterrestres. On se croirait dans une partie de jeu du téléphone arabe, concept où on répète une phrase d’une personne à l’autre, en perdant au fur et à mesure le véritable propos.

Impacts des fake news

Cette anecdote ne semble être qu’un cas parmi tant d’autres, en cette ère où l’information, et surtout la désinformation, voyagent à une vitesse foudroyante. Cette histoire s’associe clairement au phénomène croissant des fake news, concept souvent alimenté par des gens qui ont troqué la rapidité au dépend de la crédibilité des faits. Avec tous les «Journal de Mourréal» et «Revoir» de ce monde, les fausses nouvelles se cachent parmi celles qui sont crédibles, même que 40% des Canadiens auraient de la difficulté à discerner la désinformation des véritables faits, selon un sondage commandé par la Fondation pour le journalisme canadien.

Ce phénomène de désinformation peut aller jusqu’à biaiser la population dans d’importantes sphères sociales, telles que la politique. On peut rappeler une histoire de 2017, lorsque le directeur de campagne de la conservatrice Kellie Leitch avait diffusé des fake news impliquant Justin Trudeau. Cette désinformation mettait en lumière du «financement» que le politicien aurait donné à une organisation terroriste. Évidemment, le but ultime était de «voler» des votes aux libéraux, même si cela impliquait de diffuser de l’information fausse.

Les répercussions qu’un manque d’information peut avoir sur l’ensemble de la société sont immenses. Pourtant, les fausses nouvelles se diffusent encore à des vitesses éclaires et laissent les internautes plongés dans un fil d’actualités constellé de désinformation.

La solution à ce problème se trouve donc parmi les cibles des fake news : la population elle-même. Elle se doit de freiner ce rythme effréné de consommation, et de prendre le temps de s’éduquer et de se conscientiser. Sinon, qui sait quelles outrageantes conséquences la désinformation pourrait avoir sur la société...

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Le balado est là pour rester

Jérémy Bezeau - Les balados ne datent pas d’hier. Par exemple, Sous Écoute, piloté par l’humoriste Mike Ward, fête ses 10 ans cette année. Et malgré la technologie qui ne cesse de progresser depuis quelques années, les balados sont là pour rester et ce, en grande partie en raison de leur convivialité.

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Un balado est un fichier audio qu’on peut retrouver facilement sur des sites comme BaladoQuébec, qui en compte pas moins de 429 produits au Québec, ou sur des applications mobiles qui ne sont pas diffusées en temps réel. Les sujets varient. Sports, humour, science-fiction, culture… Le plus intéressant pour l’auditeur, c’est sa fonctionnalité. Aucun réseau Wi-Fi n’est nécessaire. Cela permet aux gens d’écouter ce qui les intéresse sans avoir à utiliser les données cellulaires.

Plusieurs humoristes utilisent les plateformes comme tremplin à leur véritable métier pour attirer des gens dans les salles de spectacle. Si les gens aiment, ils vont commencer à suivre. Les individus veulent se divertir lorsqu’ils ont du temps devant eux et avec cette plateforme, ils sont libres de leurs choix.

Selon les cabinets de recherche Edison Research et Triton Digital, nos voisins du Sud sont 33 % plus nombreux à écouter des podcasts en 2019 comparés à il y a 10 ans. Depuis 2011, selon une étude de l’Observateur des technologies médias, les Québécois sont deux fois plus à adhérer à cette technologie. On parle de 12 %. Ça peut sembler mince, mais comme la radio, parfois ça prend un certain temps pour vraiment embarquer dans le bateau.

Un point faible des podcasts: la difficulté de faire de l’argent puisque la plupart sont offerts gratuitement. Il est tout à faire normal de se questionner sur leur mode de financement. Les commanditaires sont les bienvenus puisque très majoritairement les émissions ne possèdent pas de publicité durant la programmation, seulement au début ou à la toute fin. Aux États-Unis, on parle de 18 $ versés par publicité par tranche de 1000 auditeurs selon les cabinets de recherche américains. Ce n’est pas évident lorsqu’il y a un studio à payer à la fin du mois.

Pendant que d’autres médias commencent à tirer de la patte, le balado réussit quant à lui à conquérir de nouveaux joueurs en raison de la grande liberté qu’il procure à son utilisateur. Il reste à voir si leur popularité va menacer la survie des radios.

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Il n'y a pas d’«ovniport» à Bégin

Mariane Guay - Non, il n’y a pas d’«ovniport» à Bégin. Contrairement aux rumeurs qui ont circulé sur Facebook dernièrement, les mosaïques visibles sur la vue satellite de Google Maps à la limite de Saint-Ambroise et Bégin ont été construites par un artiste qui désirait enjoliver son jardin, et non par un Raëlien.

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«Je n’ai aucun lien avec qui que ce soit, je n’ai aucun lien avec aucune religion ni aucune secte, c’est seulement des mosaïques que j’ai faites au sol pour moi», a martelé le propriétaire du terrain, Alain Simard. L’homme dans la soixantaine avait créé ces formes au début des années 2000 à l’aide de pierres et de poussière de pierre.

Après avoir vu les images de Google Maps, la relationniste au Mouvement raëlien canadien, Marissé Caissy, a confirmé qu’il ne s’agissait pas d’un terrain appartenant à la secte. «Je peux vous assurer que ni ce terrain, ni les formes, ne proviennent de nous. Nous ne possédons aucun terrain au Québec», a-t-elle expliqué.

Il y a deux ans, le sexagénaire a commencé la démolition de ses œuvres, entre autres en raison des rumeurs qui circulaient à son sujet. «Ce qui est malheureux là-dedans, c’est que ça été des années de travail et je les ai défaites pour ces mensonges-là, a-t-il lancé. En défaisant cela, je vais avoir la paix». Il dénonce également la méconnaissance de la population. «C’est incroyable ce que les gens peuvent dire dans l’ignorance, ce qu’on peut faire avec l’ignorance.»

La municipalité de Bégin était au courant de la situation. «La dernière fois que j’ai parlé au monsieur, il était en train de démolir les mosaïques. Il ne se passe plus rien là et il ne s’est jamais rien passé», a ajouté la secrétaire-trésorière adjointe à la municipalité de Bégin, Louise Perron.

M. Simard a conservé une seule de ses mosaïques, mais il songe à la détruire dès l’an prochain vu les circonstances.

La publication divulguée le 8 novembre dernier sur «spotted Chicoutimi» avait généré plus de 850 commentaires et une centaine de partages.

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L'actualité en bref

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Baisse des mariages religieux 

Laurent Théoret - Le nombre exact d’unions religieuses célébrées dans le diocèse de Chicoutimi lors de l’année 2018 est de 190. Cela ne représente que 29 % de tous les mariages de la région. Pourtant, le nombre de célébrations a quand même augmenté comparativement aux deux dernières années en raison de l’essor des mariages civils.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la baisse de popularité des unions à l’église. «Il y a une diminution de la pratique religieuse. Les Québécois se marient de moins en moins et souvent plus tard», explique l’archiviste du diocèse de Chicoutimi, Nathalie Lévesque. Elle ajoute que les gens demandent maintenant souvent à un proche d’officier la célébration, ce qui contribue à ce déclin.

«La tradition du mariage change et évolue, mais ne va plus vers le religieux. Les gens recherchent davantage un lieu qu’une croyance», raconte Mme Lévesque.

«Nous nous sommes mariés à l’église plus pour la tradition. Nos parents, grands-parents, arrières-grands-parents se sont tous mariés à l’église, nous voulions perpétuer la tradition.  Je trouve aussi qu’il y a un côté spirituel au mariage à l’église, la musique, l’orgue, le fait de se recueillir, c’était important pour nous.  De plus, on ne peut se marier qu’une seule fois à l’église contrairement à un mariage civil», témoigne Christine Belley, qui s’est mariée en 2017.


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Un couple victime d’homophobie dans un autobus de la STS ?

Jérome Gagnon- La présence d’enfants aurait incité une conductrice de la Société de transport du Saguenay (STS) à demander à un couple gai de cesser d’afficher son orientation sexuelle. C’est ce qu’ont révélé deux hommes qui auraient reçu les reproches de la chauffeuse, le 22 octobre, lors d’un trajet en soirée.

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«Nous sommes montés dans le bus à l’arrêt près du Bureau du tourisme sur le boulevard Talbot et nous nous sommes installés sur deux sièges près de l’avant. Après une longue journée passée sur la route, j’étais fatigué. J’ai donc déposé ma tête sur l’épaule de mon chum et fermé les yeux pour me reposer», a expliqué l’un des membres du couple, Alexis Fantozzi.

Selon les deux hommes âgés dans la vingtaine, cette action aurait provoqué de l’insatisfaction chez la conductrice. Cette dernière aurait affirmé «qu’il ne fallait pas faire ça ici». Surpris par les propos de l’employée de la STS, Alexis Fantozzi s’est levé pour s’approcher d’elle afin de valider ce qu’il venait d’entendre. «Vous ne faites pas ça ici, ce n’est pas l’endroit. Il y a des enfants derrière vous.»

Offensé par le discours de la chauffeuse, il aurait haussé le ton en mentionnant que son action n’était en rien choquante, illégale ou interdite dans l’espace public. La femme au volant de l’autobus aurait maintenu sa position

L’homme est retourné s’asseoir à nouveau et a remis sa tête sur l’épaule de son amoureux. M. Fantozzi aurait constaté quelques instants plus tard qu’il n’y avait pas d’enfants.  

Les deux hommes n’ont toutefois pas l’intention de porter plainte au Service de police de Saguenay. Ils ne croient pas que la justice est nécessaire dans cette situation. Ils estiment que c’est l’éducation qui doit être privilégiée.

Un hasard ?

Alexis Fantozzi est un étudiant de l’UQAC depuis près de trois mois. Son copain Justin lui rendait visite lors de l’incident. «C’était la première fois que je vivais de l’homophobie ici. Habituellement, les gens me regardent avec insistance, mais ils n’osent rien dire », explique-t-il.

Selon le directeur général de l’Association lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre (AGL-LGBT), Saguenay-Lac-Saint-Jean, Daniel Gosselin, ce genre d’histoire est déplorable, mais arrive encore trop souvent aux membres de la communauté. Toutefois, il ne se passe pas plus d’évènements au Saguenay-Lac-Saint-Jean qu’ailleurs selon lui.

«Il y a certainement eu un changement de mentalité au fil des ans. Selon le ministère de la Justice, 89 % de la population québécoise serait maintenant ouverte à la diversité sexuelle et de genre, malgré cela le taux de suicide, d’isolement et de dépression ne diminue pas, mais stagne. Il y a encore du travail à faire», a signalé M. Gosselin.

Contre leur politique

La porte-parole de la Société de transport du Saguenay, Claudia Bolduc, a confirmé au Journal La Pige qu’un suivi sera effectué afin d’en savoir davantage. «C’est certain que ce n’est pas un comportement qu’on approuve ici à l’interne», a-t-elle ajouté.

 

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Euthanasie à domicile: une manière de faire unique en région

Titouan Bussiere - Voir les animaux partir en paix. C’est ce qui motive la médecin vétérinaire Christine Fortin, qui fait des euthanasies à domicile. « En allant chez les gens, l’animal se sent confortable et en sécurité », affirme celle qui est la seule à offrir ce service dans la région.

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Dans le confort des habitations, la Dre Christine Fortin accompagne les familles en deuil lors de l’euthanasie. La mort de sa bête est toujours une expérience traumatique, pour l’animal comme pour ses propriétaires, mais qui peut être mieux vécue par certaines personnes lorsque faite à domicile.

La docteure souligne que, dans un contexte normal, l’euthanasie se passe en clinique, où la famille endeuillée peut ou non assister à la procédure. «Devoir emmener son animal et repartir sans est très difficile. Pour certains animaux lourds, il est aussi très difficile de les déplacer, ajoute la vétérinaire. Le but de l’opération est de minimiser le stress, pour la famille comme pour l’animal. Il est très bénéfique pour permettre le deuil des propriétaires de voir leur animal partir en paix, en toute intimité. Il mérite de partir sans douleur et dans la dignité, entouré de ses proches.»

L’accompagnement est primordial

Selon la Dre Fortin, une grande partie du travail consiste à accompagner les familles tout au long du processus. Pour l’euthanasie à domicile, la docteure commence par expliquer la procédure, puis elle injecte un sédatif léger à l’animal, afin qu’il soit détendu et ne souffre pas. Ensuite, la famille a au moins trente minutes pour profiter de son animal apaisé avant de lui dire au revoir. Finalement, une injection qui ralentit les fonctions vitales de l’animal est administrée, lorsque les propriétaires le décident. Mme Fortin insiste fortement sur le fait qu’elle ne procède à aucune action sans le consentement total de la famille.

La médecin vétérinaire Fortin mentionne toutefois que la famille peut changer d’avis à tout moment, et qu’elle peut aussi prendre le temps dont elle a besoin avec l’animal. «Les propriétaires doivent se sentir en contrôle total.»

D’après la vétérinaire, l’accompagnement des enfants est primordial. «Il faut leur expliquer pourquoi leur ami doit partir, et garantir un suivi sur plusieurs jours pour s’assurer qu’ils puissent comprendre les événements, assure-t-elle. La date de l’euthanasie peut aussi être repoussée s’ils ne se sentent pas prêts.»

Après s’être inscrite à la Humane Society Veterinary Medical Association (HSVMA), Christine Fortin s’est donné comme mission de permettre le départ d’un animal en détresse sans douleur ni souffrance, grâce à l’anesthésie générale.

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Troquer les sacs-poubelle pour les valises

Simon Carmichel - Habitués à entasser leurs effets personnels dans des sacs à ordures, les enfants des centres jeunesse de la région pourront bientôt troquer ces tristes baluchons pour des valises lors de leurs déplacements. L’initiative «Bagage de vie», déjà implantée dans plusieurs autres régions de la province, sera lancée sous peu au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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«Non seulement c’est plus pratique, mais ça permet aux jeunes de garder une certaine dignité», explique la directrice générale de la Fondation pour l’enfance et la jeunesse, l’organisme qui s’occupera du projet, Karine Brassard. Selon elle, plus de 200 jeunes auraient besoin de sacs ou de valises, uniquement dans la région. «Quand on retire un enfant d’un milieu, ça se passe vite, explique-t-elle. On prend un sac, on met le peu que l’enfant a dedans et on part», ajoute Mme Brassard.

Bagage de vie a pour but de récolter des sacs à dos, des valises, des sacs à couches ou encore des sacs de sport usagés afin de les offrir aux enfants de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pour leurs déplacements, ou encore pour leur départ.

Une collecte prometteuse

La collecte au Saguenay-Lac-Saint-Jean devrait se dérouler au cours de la troisième semaine de janvier. Afin de couvrir l’ensemble du territoire du CIUSSS, qui s’étend de La Baie à Chibougamau, plusieurs points de dons seront mis sur pied, notamment à Chicoutimi, Jonquière, Alma, Roberval et Chibougamau.

Avec ses partenaires, l’organisme souhaite combler ses besoins de sac à dos, de valises et de sacs de sport pour les deux prochaines années.

Une initiative qui fait des petits

Quand elle a lancé le projet, Catherine, qui souhaite garder son anonymat, savait qu’il y aurait un certain engouement, mais jamais à un point tel. «Je pensais avoir mis le doigt sur quelque chose, mais ça a vraiment explosé. C’est touchant», ajoute l’initiatrice de Bagage de vie. Quelques mois plus tard, huit régions administratives prennent part au projet. «De l’Outaouais à la Côte-Nord, on voit que le besoin est vraiment répandu», ajoute-t-elle.

C’est dans cette dernière région que la collecte la plus récente a d’ailleurs eu lieu. En une seule journée, les citoyens de Sept-Îles, de Baie-Comeau et des environs ont donné assez de matériel pour combler les besoins de la région pendant trois ans.

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Un Noël plus gai grâce à des inconnus

Arianne Béland - Une liste de souhaits anonyme. Des cadeaux envoyés aux bureaux de la DPJ. Cinq cents enfants de la région auront droit à un Noël plus gai grâce à la générosité de «pères Noël improvisés» qui, depuis 25 ans, mettent un baume sur une période de l’année difficile pour les jeunes défavorisés.

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Gérées par la Fondation pour l’enfance et la jeunesse, les démarches pour l’Opération Père Noël (OPN) débutent au mois d’octobre. Chaque jeune qui ne recevra pas de cadeau autrement que par cette campagne rédige une liste. Les donateurs s’impliquent à titre de «père Noël» et reçoivent ces lettres de façon anonyme. Ils achètent un cadeau et l’apportent aux différents centres du Saguenay-Lac-Saint-Jean jusqu’à Chibougamau-Chapais. Les présents sont remis aux jeunes le jour de Noël afin qu’ils aient quelque chose à déballer.


Bien que cette campagne semble peu connue de la population, elle ne manque pas de ressources. «C’est un heureux problème! On a toujours plus de pères Noël que d’enfants, a souligné la directrice générale de la Fondation, Karine Brassard. C’est une clientèle à laquelle on ne pense pas souvent, mais quand tu y penses une fois ça reste.»

L’OPN traite présentement 16 000 demandes de jeunes entre 0 et 18 ans dans toute la province. L’organisation comptait un nombre record l’année dernière avec 14 000 enfants desservis. La plupart de ces donateurs sont des entreprises, comme des citoyens jusqu’aux gagnants de gros lots.

Avec la rentrée scolaire, le temps des fêtes s’inscrit dans les périodes pénibles pour les enfants en Centre Jeunesse dû aux souvenirs et rassemblements familiaux qu’il implique. «On essaie de ne pas mettre les décorations trop tôt parce que cela peut être difficile», a reconnu Mme Brassard.

Des activités pour oublier

Depuis 2012, le Centre de la protection de l’enfance et de la jeunesse de Chicoutimi organise ce qu’il appelle un «Noël humanisé», afin de permettre aux jeunes en famille d’accueil d’oublier leur situation et passer un moment avec leurs parents. «La fondation paie pour des activités, mais de façon supervisée par les intervenants pour que cela reste sécuritaire», a révélé Mme Brassard. Deux soirées sont prévues, soit l’une pour les petits et une autre pour les adolescents. Des fêtes entre unités de vie sont aussi organisées pour les jeunes.  

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Une dose d'amour dans chaque bougie

Ophélie Babin - Lancée dans la fabrication de bougie depuis mars 2018, Édith Laforest se promène de salon en marché afin de faire connaitre ses produits. Aux odeurs de canneberge, de conifère ou de gomme balloune, ces bougies de soja témoignent de l’amour que met l’artisane dans ses petits pots en verre.

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«Quand je développe une nouvelle chandelle, je vois le client dans ma tête et j’invente une odeur pour combler ce client-là. Et ainsi sont nés Balloune et babine pour les enfant, Fleur de coton pour la dame plus mature, ou encore Loft pour l’homme célibataire.»

C’est dans la cuisine de sa maison que Mme Laforest crée de nouvelles bougies avec minutie.

Chaque chandelle est le résultat de plusieurs tests. Il faut d’abord sélectionner les bonnes fragrances puis tester plusieurs mèches afin de trouver celle qui ne brûlera pas trop vite et qui ne fera pas trop de fumée lorsqu’il faudra l’éteindre. Pour ce faire, il faut faire brûler des bougies et annoter méticuleusement les résultats.

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Un festival pour rire des... festivals

Samuel Montigny - Créer un festival pour rire de la prolifération des… festivals. C’est l’idée qu’ont eue Félix Simard et Maxime Milette, organisateurs de l’anti-festival Jésus est en Christ.

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«J’ai décidé de créer ce festival parce qu’il y en a plusieurs qui se créent sur tout et n’importe quoi», explique Félix Simard. En effet, près 9,4% des événements organisés à la grandeur du Québec se tiendraient dans la région, selon les données de Événements Attractions Saguenay.

L’idée de créer un festival pour rire des festivals est venue à Félix Simard et Maxime Milette de façon spontanée. «Ça c’est fait sur un coup de tête. Il y a deux semaines, on voyait plusieurs de nos amis répondre “Présent“ à plein d’activités sur Facebook. On trouvait qu’il y en avait beaucoup trop, donc nous avons créé un événement sur Facebook à notre tour pour déplorer la surcharge de festivals dans la région», dit M. Simard.

Jésus est en Christ aura lieu le 21 décembre prochain au CAVÔ de Chicoutimi. Une seconde édition pourrait avoir lieu au courant des prochains mois, avec d’autres groupes musicaux.

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Les défis des photographes professionnels

Edward Sanger - À l’ère où les photos prises avec des cellulaires sont de plus en plus populaires, les photographes professionnels doivent trouver des façons de se démarquer.

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C’est le cas du photographe Mario Plourde qui utilise du matériel haut de gamme pour la technologique photo de bâtiments. «J’offre des services de visites virtuelles dans les commerces, bâtiments ou chalets grâce à un partenariat avec Google», explique le fondateur de Maplo-photo.

Pour survivre dans ce domaine difficile à percer, d’autres font également des partenariats ou des affiliations avec des gens dans le domaine des communications. «Je travaille depuis 30 ans dans le milieu en étant partenaire avec des médias, comme Dernière Heure ou le 7 Jours et dans le domaine de la publicité», mentionne le photographe Paul Cimon.


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La neige hâtive sourit au Norvégien

Samuel Duchaine - Le centre de plein air Le Norvégien est en voie de réaliser une première en plus de 40 ans. Le nombre d’inscriptions aux activités hivernales du Norvégien pourrait dépasser le cap du millier de membres pour la saison 2019-2020.

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Le Norvégien a tenu sa préinscription aux activités hivernales dont celles du Club de ski de fond, et déjà, il y a plus de membres que lors de la dernière année complète. Ce sont 860 personnes qui se sont procuré un laissez-passer pour l’hiver 2019-2020 à la suite de la vente présaison qui s’est terminée le 17 novembre, soit 25 de plus que pour l’ensemble de l’hiver 2018-2019.

La directrice générale du Norvégien, Anne Fortin, croit que le millier devrait être atteint bientôt. «Normalement, on a une grosse vague d’inscription à l’ouverture du site et dans les semaines suivantes. On devrait dépasser le mille pour la première fois depuis les années 70.»

Elle est heureuse de l’engouement des amateurs de plein air. «Je dois dire que je m’attendais un peu à une augmentation, mais peut-être pas autant que ça. Ce qui nous réjouit le plus, c’est de voir qu’il y a beaucoup de nouveaux», avoue Mme Fortin. Elle croit que les deux principales raisons sont la variété offerte par le Norvégien et la neige hâtive.

Depuis l’été 2018, Le Norvégien est devenu un centre de plein air quatre saisons. Cet ajout a été amplifié l’été dernier alors que les services estivaux ont été bonifiés. «Avec le chalet ouvert et plus de services pour les vététistes dans nos pistes, on a eu beaucoup de gens qui ont découvert le site. C’est aussi le cas pour les skieurs qui ont commencé le vélo de montagne ou le fatbike en raison de notre plus grande offre», explique Mme Fortin.

Dans le cas de la neige, il est à noter que depuis trois ans, les mois de novembre ont été bons pour les centres de ski avec de la neige et des températures froides pour conserver cette poudre blanche.

Cette fluctuation ne fait pas partie de la tendance anticipée par Environnement Canada. «Si j’étais une compagnie qui œuvre dans ce domaine, je ne me fierais pas trop là-dessus pour les années à venir. Je souhaiterais voir une tendance climatique favorable, mais il faudra plus que trois ou quatre ans pour en établir une vraie», explique le météorologue chez Environnement Canada Simon Legault.

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Hockey collégial division 2: Saint-Félicien n’était pas au courant

Élie Duquet - La région ne sera pas représentée dans la nouvelle ligue de hockey collégial de division 2. Si dans les cégeps de Jonquière et de Chicoutimi les directions n’ont tout simplement pas d’intérêt, celle de Saint-Félicien n’a pas été mise au courant de la création d’une telle ligue. C’est du moins ce qu’affirme la directrice générale de l’institution, Sylvie Prescott.

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 «Il faudrait premièrement qu’on soit interpellé par le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), mais pour l’instant je ne peux pas dire que ça fait partie de mes priorités. Si jamais un mouvement démarrait parmi nos étudiants et que je sentais une motivation, c’est sûr que je m’attarderais à la possibilité!»

Les Jeannois menacés?

Dans le cas où des étudiants étaient intéressés, Mme Prescott affirme cependant qu’il faudrait qu’une étude de viabilité soit faite afin de vérifier si le bassin de joueurs serait assez grand. Si l’étude s’avérait positive, Mme Prescott affirme tout de même que rien ne serait certain puisque Saint-Félicien ne voudrait pas nuire au succès de son voisin, le Cégep d’Alma.

«Après l’étude, il ne resterait plus qu’à voir si deux équipes à proximité seraient viables dans la région. Je n’ai aucun intérêt à faire mourir l’équipe des Jeannois du Cégep d’Alma. Je ne voudrais pas créer une certaine compétition entre nous deux, bien qu’ils fassent partie de la division 1. Ils ont déjà perdu leur équipe de football, je ne voudrais pas que la même chose arrive à leur équipe de hockey.»

Pas d’intérêt ailleurs

Du côté du Cégep de Jonquière, le responsable des sports, Steeve Dufour, affirme que l’institution collégiale ne planifie pas se joindre à cette ligue.

«Nous avons déjà une ligue scolaire de hockey sur glace pour les jeunes qui veulent pratiquer ce sport. Nous aimons mieux investir dans les sports que nous chapeautons déjà qu’en créer un autre sans vraiment avoir de certitudes.»

Malgré le désir connu du Cégep de Chicoutimi de se doter d’une équipe de hockey, le conseiller à la vie étudiante, Jean-Pierre Bolduc, affirme que son institution scolaire ne joindra pas les rangs de la nouvelle ligue de hockey. Mentionnons que le Cégep de Chicoutimi s’est fait refuser l’accès à la division 1 à deux reprises par le passé.

Contrairement à la division 1 où il faut être sélectionné pour faire partie de la ligue, en division 2, aucune institution scolaire ne peut être refusée si elle s’inscrit.

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Des saisons de ski plus longues

Myriam Tremblay - Depuis trois ans, les stations de ski du Saguenay-Lac-Saint-Jean ouvrent plus tôt et ferment plus tard, permettant ainsi aux saisons de s’étendre sur une période de six mois. La durée de la saison 2019-2020 pourrait battre tous les records.

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L’utilisation de canons à neige, la disponibilité de la main-d’œuvre et les changements météorologiques influencent la durée des saisons.

C’est notamment le cas pour le Mont-Édouard, qui est ouvert depuis le 16 novembre. La responsable des communications, Marie-Ève Carrier, explique que les températures leur permettent de commencer l’enneigement des pistes plus tôt. «Si on ouvre plus tôt, c’est principalement en raison de notre système d’enneigement plus performant.» Les nouveaux canons à neige de la station, située à Anse-Saint-Jean, donnent en effet la chance aux amateurs de glisse de profiter de leur sport favori plus longtemps, de la mi-novembre jusqu’au mois de mai.

Météorologue chez Environnement Canada, Simon Legault affirme que depuis trois ans, les mois de novembre ont été exceptionnellement froids et neigeux. «On ne peut pas conclure que cela va continuer dans le futur. Si dans 10 ans la tendance se maintient, on va pouvoir parler de tendance lourde.» À la fin du mois de novembre, il est dans les normales de saison d’avoir une dizaine de centimètres de neige au sol dans la région.

Pénurie de main-d’œuvre

Avec la variabilité des conditions météorologiques, les stations ont beaucoup de difficulté à trouver de la main-d’œuvre. « Ça nous demande de réorganiser les employés constamment », affirme Marie-Ève Carrier du Mont Édouard. Marie-Josée Fortin a travaillé trois ans au Mont-Lac-Vert, à Hébertville, avant de partir pour un travail à temps plein. Lors de sa dernière saison, 29 journées ont été chamboulées en raison de la météo. «C’est complètement fou de gérer la météo. La neige, les moins trente, la glace, ça complique les choses.»

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Pêche blanche: Marc Boily, un passionné de longue date

Mikaël Leblanc - Marc Boily est un grand amoureux de pêche blanche depuis belle lurette. Le Saguenéen de 53 ans, qui s’est doté d’un véritable chalet en guise de cabane à pêche, débourse depuis une dizaine d’années entre 2 000 et 2 500 $ annuellement pour sa passion.

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«L’année dernière, je suis rentré dans ma cabane le 4 janvier et je suis rentré chez moi le 15 mars», raconte M. Boily, qui travaille dans une usine et en profite pour s’y laver. Difficile de ne pas le croire lorsqu’on voit la baraque qu’il s’est construite et installée chaque année à l’Anse-à-Benjamin: un lit superposé, un four, un robinet, de l’isolation à l’uréthane, des grandes fenêtres et une petite salle à manger rendent cette «demeure» pleinement habitable.

Tout ça lui aura coûté aux alentours de 10 000 $, mais c’est bien peu cher payé pour une passion qu’il pratique à l’année. «Je travaille sur ma cabane deux à trois fois par année. C’est comme une maison, il faut lui donner de l’amour, sinon elle va finir par dépérir», explique-t-il.

Cette passion a vu le jour il y a plus de 25 ans. À l’époque, M. Boily partait pêcher avec des amis et sa femme. «J’ai toujours aimé la pêche en général. Quand je me suis marié, j’y allais six soirs par semaine. J’y allais même avant d’aller travailler. Ma femme m’a toujours accompagné. Depuis une dizaine d’années, je préfère la pêche blanche parce que je passe plus de temps là-bas que chez moi et que je relaxe.»

Pas l’intention de s’arrêter

Aujourd’hui, le pêcheur de longue date ne semble pas avoir baissé de régime. À défaut de pratiquer sa discipline aussi souvent qu’autrefois, il s’implique grandement avec l’organisme à but non lucratif Contact Nature, qui s’occupe de la pêche blanche à Saguenay depuis 2018.

M. Boily apporte notamment son aide au directeur général de l’organisme Marc-André Galbrand et donne plusieurs heures de son temps comme bénévole. Il accueille aussi chaque année plusieurs touristes de nationalités différentes dans sa «maison» afin de leur faire découvrir les plaisirs de la populaire activité hivernale.

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La guerre au plus offrant

OPINION / Michaël Fréchette - Tant qu’à revoir le nom des différentes catégories au hockey, pourquoi ne pas faire le ménage également avec les fameux «C» et «A» sur les chandails des jeunes au hockey mineur?

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Ce n’est pas compliqué, «adios, ciao, bye», à ces lettres qui ne font qu’encourager une compétition malsaine chez les jeunes et qui ne sont, au final, qu’une satisfaction personnelle des parents qui vivent toujours leur rêve de se rendre à la Ligue nationale de hockey (LNH) à travers leurs enfants.

«Mon fils est un leader silencieux, je le verrais bien capitaine.»

«Coach, mon fils s’est entraîné tout l’été, c’est un bon exemple, il devrait être le capitaine cette année.»

«Peux-tu m’expliquer pourquoi c’est le petit Thomas au lieu de mon fils qui a le «C», mon garçon a terminé premier compteur la saison dernière.»

Ce n’est bon à rien, c’est davantage une cause de conflit qu’une mention spéciale. C’est une enchère au plus habile, au plus acharné, au plus «tannant».

Initialement, le capitaine et les assistants ont comme mandat de représenter leur équipe. Ils agissent également à titre d’intermédiaire avec les arbitres pour avoir de plus amples informations sur la patinoire. Mais, on ne va pas se mentir, pour les jeunes hockeyeurs, ce sont les entraîneurs qui font ce travail. Avez-vous déjà vu un gamin de huit ans interpeller un arbitre pour une punition douteuse?

Pire encore, c’est rendu une vraie blague. Pour faire plaisir à tout ce beau monde, les entraîneurs et les programmes scolaires désignent plus de capitaines et d’assistants. Un capitaine et deux assistants pour les matchs à domicile et trois différents joueurs pour les matchs à l’extérieur. Logique, quand tu payes 10 000 $ par saison, tu as des attentes, tu en veux pour ton argent.

Il y a tellement d’entraîneurs dévoués à la cause. Chapeau à ceux qui se lèvent aux petites heures du matin lors de leurs deux seules journées de congé pour faire plaisir aux enfants. Ils ne méritent pas de se faire harceler pour un petit bout de collant sur un chandail. Puis il y a ceux qui le font pour avantager leurs enfants, mais ne nous embarquons pas là-dedans, on va en avoir pour la journée. Disons-le, lorsqu’il y a trois entraîneurs derrière le banc et que par «hasard», leurs trois enfants ont une lettre sur le chandail, c’est drôle comme adon, n’est-ce pas?