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Les hôtels surveillent les sites de réservation en ligne

Selon le directeur général de l’hôtel OTL Gouverneur Saguenay, Gilles Camps, ce n’est pas de tout repos de surveiller «la mafia» des plateformes de réservations hôtelières en ligne. Malgré un accord juridique entre les hôtels et les sites de réservation en ligne, ces derniers continueraient de contourner le système.

Jérôme Gagnon - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Créés en 1996, les premiers sites de réservations soient, Expedia, à l’origine filiale de Microsoft, et Booking.com, offrent une visibilité pour attirer une clientèle internationale.

Au Québec, les contrats signés entre les hôteliers et les deux géants, Expedia et Booking, exigent aux établissements hôteliers du Québec d’afficher le même prix que sur les différentes plateformes. Ce même accord demande aux hôtels de payer 25 % voire même 30 % dans certains cas de commissions sur le prix d’une chambre d’hôtel vendue par une agence en ligne.

«Maintenant, l’une des tactiques, c’est d’afficher des promos cachées. Ils rayent le prix choisi par l’hôtel et affichent une réduction de cinq dollars pour avoir droit aux 25 %» , a exposé M. Camps. À la suite de la vente de la chambre, le site remet les dollars de différence, mais l’hôtel est dans l’obligation de payer la commission exigée par le site de réservation en ligne.

«C’est arrivé à quelques reprises. Lorsque ce genre de trucage survient, on entre en contact sur-le-champ avec l’agence en question», a déclaré M. Camps.

La directrice générale de l’Association hôtelière de la région de Québec, Marjolaine de Sa, a confirmé que des plaintes de sa section concernant la parité de certains sites de réservation en ligne avaient été déposées au Bureau de la concurrence Canada en 2016. 

«On est encore au Bureau de la concurrence sur une pile quelque part, nous n’avons pas encore eu d’audition. Ce sont de longs dossiers. Chaque année, on reçoit un courriel pour nous dire qu’ils n’ont pas oublié notre dossier», a mentionné la femme originaire d’Arvida.

Selon Mme de Sa, aucun hôtel dans la province n’a poursuivi en justice un des sites de réservation en ligne malgré les plaintes de plusieurs hôtels. «Personne n’a eu les reins assez solides pour aller se battre contre eux, ce sont des machines», a-t-elle laissé savoir.

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TECFÉE : Une pétition pour modifier le test

Des futurs enseignants désirent que le Test de la certification en français écrit pour l’enseignement (TECFÉE) soit modifié. Ils le jugent inadéquat et souhaitent qu’il soit davantage axé sur la réalité.

Lilia Gaulin - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

L’étudiant au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire à l’Université de Sherbrooke Abdessamad Bourdi a lancé une pétition, le samedi 15 février dernier, ayant comme objectif la modification du TECFÉE. Le jeune homme espère une simplification de l’examen. Il vise particulièrement la section abordant les mots soutenus ainsi que les expressions.

«On veut mettre en place un cadre qu’il est possible d’étudier, des mises en contexte et des cours permettant la réussite», a-t-il mentionné.

Créé en 2008 par le Centre d’évaluation du français écrit, le TECFÉE comprend deux parties. Les étudiants doivent répondre à un questionnaire sur le code linguistique comprenant une soixantaine de questions. Ils font également la rédaction d’un texte de 350 mots. Le seuil de réussite est fixé à 70 %. En cas d’échec, les étudiants reprennent seulement la partie échouée. Le nombre de reprises est illimité. Les étudiants doivent toutefois le réussir pour avoir accès au troisième stage.

Selon lui, le format actuel de l’examen n’est pas adapté à la réalité. «Il y a 20 % du test qui ne s’étudie tout simplement pas. Il y a entre 60 000 et 100 000 mots dans le dictionnaire et il y a près de 10 000 expressions. [...] C’est impossible de faire entrer ça dans le cerveau de quelqu’un.»

Il estime également qu’il n’y a pas beaucoup de moyens pour se préparer à cet examen. «Au début de notre baccalauréat, on assiste à une conférence qui nous explique en détail en quoi consiste le TECFÉE. Des enseignants de français et des conseillers pédagogiques nous offrent des cours de renforcement, puis ils font la publicité des livres que l’on peut acheter. C’est pas mal ça l’encadrement donné, a-t-il expliqué. Je crois que ça ne sera jamais assez, vu la nature de l’examen. Les cours qui sont offerts aident beaucoup pour les temps du verbe, les accords et la grammaire, mais le vocabulaire soutenu et les expressions, c’est impossible.»

Un problème qui a de l’âge

Le finissant au baccalauréat en enseignement des mathématiques au secondaire à l’Université Laval en 2012, Samuel Turcotte, a raté ce test à une reprise. Il estime que le TECFÉE n’adopte pas la bonne formule. «Ce test est une aberration dans sa mouture actuelle où son objectif d’évaluer si un futur enseignant est compétent d’écrire en français est loin d’être réussi. La connaissance de la langue française est beaucoup plus qu’une liste d’expressions nébuleuses, de reconnaissance de types de mots dans une phrase ou de l’écriture d’un court texte de 350 mots.»

Il estime qu’il n’est pas représentatif des réelles compétences requises en classe. «Le test doit éloigner beaucoup de futurs enseignants, alors qu’il y a une pénurie présentement», a souligné celui qui travaille maintenant à titre de conseiller en formation dans une entreprise du domaine privé.

M. Turcotte propose une solution afin de rendre l’examen plus adapté à la réalité des enseignants. «Il [Le TECFÉE] devrait être intégré directement à l’intérieur d’un cours de programme spécifique à chaque branche : mathématiques, français, sciences et technologie, univers social... Il s’agit d’une manière d’évaluer les particularités du français de chaque champ et de pouvoir évaluer également la communication orale.»

Respecter la langue

L’étudiante au baccalauréat en adaptation scolaire et sociale à l’UQAC, Michelle Mardelli, a également eu de la difficulté à réussir le TECFÉE. Elle a tenu à souligner qu’il est important de ne pas baisser les standards de la profession. Selon elle, il a une raison d’être. Toutefois, elle laisse une place à son amélioration et à son actualisation. «C’est important un examen de français surtout quand on veut être enseignant. Est-ce qu’il pourrait y avoir plus de structure pour aider les gens à passer cet examen-là ? Je pense que oui, a-t-elle lancé. D’emblée, que tu sois bon ou pas bon en français, le test est difficile.»

La jeune femme a d’ailleurs fait référence aux différents examens des Ordres à travers la province afin d’illustrer son point de vue. «Je pense que les standards de l’enseignement doivent rester à cette hauteur. Cet examen a sa place et je ne pense pas que d’arrêter d’évaluer va régler le problème. On enseigne à nos élèves à écrire sans faute.»

Comme plusieurs personnes, elle croit cependant qu’il pourrait être plus adapté. «Il y a une section sur les expressions et ce sont des expressions qu’on n’utilise jamais. La partie rédaction a son rôle à jouer et c’est super. Une des choses qui est bien adaptée du code linguistique est que quand tu corriges une production écrite, il y aura différentes phrases et différents types d’erreurs. Par contre, je ne peux pas apprendre toutes les expressions et tous les mots de vocabulaire qui existent. [...] J’ai un bagage, j’ai 25 ans, si je ne les ai jamais vus et que j’aime bien lire, ça peut être complexe.»

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Des produits Tournevent sur les étagères des Métro canadiens

Deux produits de la ferme jeannoise Tournevent, qui vient tout juste de lancer sa marque de commerce, ont réussi à tracer leur voie jusque sur les étagères des épiceries Métro partout au pays.

Pierrick Pichette – Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

 De la multitude de produits de l’huilerie hébertvilloise, qui se veut productrice et transformatrice de ressources, seuls deux ont été retenus au sein du planogramme (plan permettant d’établir l’ordre de placement des items dans les épiceries) pancanadien de Métro, soit l’huile de lin et l’huile de caméline.

«Nous avions monté un document de présentation des produits en général expliquant notre identité en tant qu’organisation ainsi que les valeurs environnementales que nous prônons. Par la suite, nous avons été sélectionnés selon les critères de qualité et de localité mis de l’avant par la bannière», explique la directrice générale et copropriétaire de la ferme, Audrey Bouchard.

En plus des épiceries Métro, les huiles, grains et produits d’ail Tournevent ont conquis les étagères de 48 marchés au Saguenay—Lac-Saint-Jean et de 41 autres à l’extérieur de la région. Parmi ces points de vente, on retrouve les huit supermarchés santé Avril de la province.

Bien que cela représente une grande fierté pour Mme Bouchard, elle tient à rappeler que l’objectif principal de l’entreprise n’est pas d’en augmenter sans cesse la portée.

«Nous sommes très heureux de cette situation. Nous avions pour objectif de franchir les frontières de la région dès la création de notre compagnie. Toutefois, pour la suite, on n’est pas obligés de devenir plus gros. Si chaque Québécois décidait d’utiliser une huile de canola de qualité qui vient d’ici, comme celles que l’on offre, on aurait réussi à faire une grosse différence. Ce serait mission accomplie pour nous.»

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Bières désalcoolisées : la Voie Maltée seule sur son île

Plusieurs microbrasseries au Saguenay-Lac-Saint-Jean n’ont pas l’intention, à l’inverse de la Voie Maltée, de produire une bière désalcoolisée. Les principales raisons évoquées sont souvent les mêmes : de la volonté, du temps, des ressources financières et matérielles, tout ça pour un produit dont la conservation est précaire.

Rudy Jodoin - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Dans le cas de la Microbrasserie HopEra de Jonquière, malgré les demandes de certains clients, le copropriétaire, Vladimir Antonoff, n’a jamais envisagé de produire une telle boisson. «On ne fait pas ça parce que notre ensemble de brassage n’est pas très grand. On hypothèquerait notre ‘’kit’’ de brassage pour faire une bière sans alcool et répondre à une demande qui ne serait pas un grand vendeur», explique-t-il. M. Antonoff ajoute que si l’on ne possède pas un équipement adapté, une bière désalcoolisée vieillit mal sur les tablettes d’épicerie.

De son côté, le directeur des opérations chez Pie Braque Microbrasserie à Jonquière, Philippe Dufour, n’écarte pas la possibilité de produire une telle bière à long terme, mais pour le moment, il est clair pour lui que ce n’est pas envisageable.

Du point de vue du codirecteur général du volet production chez Microbrasserie du Lac-Saint-Jean, Marc Gagnon, le plus grand défi technique est la conservation de ladite bière. «L’alcool est un bon agent de conservation pour une bière. Les procédés que j’utilise actuellement ne s’acclimatent pas nécessairement bien avec la fabrication d’une bière sans alcool», précise-t-il. M. Gagnon ajoute aussi qu’acquérir l’équipement en question représenterait une dépense de plusieurs dizaines de milliers de dollars pour une part de marché qu’il estime à moins de 1%. 

Un défi de plusieurs années

Rappelons que la Voie Maltée a mis en marché depuis quelques semaines, une bière avec un taux d’alcool de moins de 0,5% baptisée La Raisonnable. Cette bière a requis trois années de tests pour s’assurer que le produit soit prêt à être consommée.

«La complexité de la chose est de s’assurer que l’alcool ne se retrouve pas dans la bière lorsqu’elle fermente. Ça demande des ressources, de la recherche et développement et des tests», affirme la coordonnatrice des communications pour la Voie Maltée Véronique Guérin, qui n’a pas voulu davantage entrer dans les détails pour conserver la recette secrète.

Selon Mme Guérin, il s’agit de la première bière désalcoolisée produite au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cette dernière a été produite pour répondre à un mouvement de saines habitudes de vie. Selon elle, la réponse de la clientèle est très positive depuis sa sortie. 

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Véhicules électrifiés : des formations pour se garder à jour

Avec la popularité grandissante des voitures électrifiées, les garagistes de la région suivent des formations pour être en mesure de réparer ce type de voitures convenablement.

Rudy Jodoin - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

Ces formations servent non seulement à réparer un véhicule mû par une motorisation électrique dans les règles de l'art, mais aussi à prévenir les risques puisqu’il y a des dangers d’électrocution lorsque vient le temps d'effectuer une réparation. «Ce n’est pas n’importe qui qui peut travailler sur ces véhicules-là. Ça prend une formation parce que c’est du haut voltage», explique le mécanicien chez Garage Raymond Roy, Guillaume Roy.

Le consultant au service aux entreprises à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Mario Emond, offre actuellement deux formations liées aux véhicules à motorisation électrique. «La première touche l'aspect de la sécurité, donc comment désactiver le système électrique pour le rendre inoffensif. L’autre aborde aussi le sujet de la sécurité, mais avec un volet sur le démontage du bloc de batterie», précise M. Emond.

Le directeur du garage Robert Gasse, Guillaume Gasse, a récemment suivi une formation similaire, qui a duré une trentaine d’heures. «Si on veut avancer, si on veut rester ouvert, si on veut garder notre clientèle et offrir un service de qualité, les formations sont plus qu’obligatoires pour les techniciens», s’exclame M. Gasse.

Moins d’entretien, mais pas sans entretien

Bien que dans un véhicule 100% électrique il y a moins d'entretien qu'une voiture à essence, il ne faut cependant pas croire qu’une voiture électrique est sans maintenance. «Il n’y a pas beaucoup d’entretien à faire au chapitre du moteur électrique comme tel, mais comme une voiture à essence, un véhicule électrique comporte quand même des pneus, des composantes de suspensions, de freins et de direction qu’il faut entretenir», tient à préciser M. Gasse.

M. Roy est également de cet avis. «Avec une auto à moteur électrique, les freins vont s’user moins vite parce que le moteur aide au freinage, mais il faut quand même faire les entretiens de freins parce que justement, si on s’en sert moins, il y a des chances que ça corrode et que ça coince», affirme-t-il.

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Caisses libre-service: une solution à la pénurie de main-d’œuvre

Lors de leur apparition il y a quelques années, les caisses automatisées dans les épiceries étaient vues comme une menace pour les emplois. Avec la pénurie de main-d’œuvre de plus en plus prononcée, elles constituent maintenant une solution.

Élie Duquet - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Pour le directeur du Maxi de Jonquière, Patrick Gaudreault, ces caisses sont littéralement venues combler un manque dans son épicerie depuis qu’il les a acquises il y a un peu plus d’un an.

«Avec la pénurie de main-d’œuvre, ça m’aide grandement pour être capable de fonctionner normalement. Même avec ces caisses, j’ai encore de la difficulté à trouver de la main-d’œuvre, donc je ne m’imagine pas sans. Nous n’avons pas coupé d’heures aux caisses. Nous avons un certain niveau de service à la clientèle à donner, mais lorsque nous n’avons pas assez d’employés pour combler nos postes, les caisses automatiques deviennent une excellente alternative.»

Malgré ces avantages, le Maxi de Jonquière ne planifie pas ajouter d’autres caisses automatiques. Le gérant de cette succursale affirme cependant que plusieurs autres Maxi, comme celui de La Baie, en ajouteront d’autres dans les prochaines semaines.

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Un sommeil bercé par les loups

Il est approximativement 19h. L’obscurité commence à s’installer au parc Mahikan/Aventuraid de Girardville et, au même moment, leurs cris commencent à se lever. «Aaaooouuu!» Tout au long de la nuit, des dizaines de loups s’occuperont de rendre cette immersion au cœur de la nature hivernale absolument magique.

Pierrick Pichette – Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Ce centre d’observation de la faune permet à ses visiteurs de prendre part à une aventure unique en son genre que l’on ne voit pas tous les coins de rue, soit d’y séjourner en plein air, peu importe la saison, au cœur d’une forêt abritant trois meutes de loups en semi-liberté. Parmi les bêtes, on retrouve des loups arctiques ainsi que des loups gris, dont le degré d’indépendance varie d’une troupe à l’autre.

À peine arrivé sur le site, personne ne peut rester indifférent face à l’ambiance sonore. Ce n’est pas dans tous les milieux urbains que l’on peut entendre fréquemment les hurlements des loups qui donnent l’impression de chanter leur bonheur sous un ciel étoilé.

Si la trame sonore incroyable n’est pas suffisante pour impressionner tout le monde, pas de panique, puisqu’il suffit de s’approcher un peu du premier enclos pour tomber en amour une première fois avec cette espèce animale.

Aussitôt, pas moins d’une dizaine de loups s’approchent de la barrière afin de quérir quelques caresses humaines. Nul besoin d’être un spécialiste pour constater à travers leurs yeux toute la joie qu’ils éprouvent grâce à ce partage de chaleur avec le visiteur.

Les autres meutes, quant à elles, se montrent un peu plus discrètes, mais ne manquent pas d’impressionner le visiteur lorsqu’il réussit à les apercevoir entre deux arbres pendant un de leurs déplacements en groupe.

En ce qui a trait à l’hébergement, chaque style de campeur peut y trouver son compte, puisque deux types de campements sont offerts sur le site. On peut donc dormir à l’intérieur de quelques chalets de bois aux formes atypiques dans lesquels se trouvent des lits un peu plus douillets, mais également choisir une expérience rustique et fidèle au mode de vie des loups dans la tente Prospecteur.

Cette tente chauffée à l’aide d’un petit poêle à bois réussit à donner une impression de campement de fortune construit en quelques minutes lors d’une mission de survie, mais est en fait une véritable maisonnette de toile qui permet à ses résidents d’entendre très bien les respirations nocturnes de la nature ainsi que les hurlements sentis et ô combien majestueux des loups.

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Le restaurant Lucerne célèbre ses 50 ans

«La restauration, c’est une passion. Toutes ces années d’expérience m’ont appris une chose : si tu ne travailles pas, ton commerce ne survivra pas», affirme l’entrepreneur baieriverain Roger Lavoie, qui célèbre ce mois-ci les 50 ans d’existence d’un des piliers de sa carrière d’entrepreneur, le Restaurant Lucerne.

Antoine Pelland-Ratté - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

L’odeur de la friture se répand jusque dans son bureau éparpillé, situé au cœur du commerce fièrement établi sur la rue Bagot à La Baie. Les lamentations répétées des téléphones mêlées à cette mémorable et plaisante odeur gourmande crée une atmosphère nostalgique, favorable aux idées et à la passion. Après 50 ans d’existence, le Lucerne est devenu un véritable musée, où chaque élément du décor a une histoire à raconter.

M. Lavoie a ouvert son premier commerce lorsqu’il avait 17 ans, à Grande-Baie en 1969. Il s’agissait d’un simple petit salon de billard. Ce n’est que quelque temps après cette première acquisition que le jeune homme a appris, grâce à une connaissance, qu’un charmant casse-croûte à Bagotville était en vente. Devenu son propriétaire, il a finalement abandonné son premier achat pour concentrer ses efforts sur ce qui allait s’appeler «Restaurant Lucerne».

 «C’est drôle, mais ce qui m’a beaucoup aidé à mes débuts, c’est que je faisais beaucoup de sport. Ça m’a permis de connaître beaucoup de monde. Les gens savaient que j’étais ici, alors ils parlaient de moi. […] Si tu ne t’impliques pas dans ton milieu et que tu ne parles à personne, ça ne marchera pas», prévient-il.  

Dans les années 70, le Restaurant Lucerne était plutôt modeste. Il comptait seulement trois places assises et servait principalement des frites et des hot-dogs. «Ça pognait beaucoup, alors j’ai pu agrandir rapidement. J’ai levé le plafond, j’ai fait une salle de billard au sous-sol et même une taverne. La clientèle augmentait tout le temps», se souvient-il.

Avec les années, Roger Lavoie a diversifié les champs d’expertise de son restaurant. Un vaste service de traiteur et une boulangerie se sont ajouté au reste du bâtiment, qui accumulait les agrandissements. Les multiples extensions du 1302 rue Bagot, toutes enchevêtrées les unes sur les autres, témoignent de cette formidable période de croissance.

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Lac Kénogami : la bataille de Ross Tamblyn saluée

Armé d’un crayon, de papiers et d’une calculatrice, l’ex-ingénieur Ross Tamblyn a milité bénévolement pour conserver la beauté du paysage du lac Kénogami. L’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK) a tenu à saluer récemment le travail du septuagénaire atteint de la maladie de Parkinson.

Arianne Béland - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

«Il faut rendre hommage aux gens qui ont travaillé pour nous. C’est important de savoir d’où vient ce que l’on a», a déclaré l’un des membres de l’APLK, Claude Collard.

Retour au début des années 2000. Quelques années après le déluge une tension régnait autour du lac Kénogami concernant la gestion du niveau d’eau entre ses usagers et les entreprises Elkem Métal ainsi qu’Abitibi-Consolidated. Les compagnies exploitaient la rivière Chicoutimi au détriment du lac, qui agissait à titre de réservoir pour celles-ci en période d’étiage. Les villégiateurs dénonçaient le bas niveau du lac.

En 2005, la députée provinciale Françoise Gauthier cherchait un citoyen pour représenter la population à la table de discussion pour renouveler les baux de ces compagnies. Son attaché politique lui a dit: «Je connais un ingénieur qui a du caractère!» C’est ainsi que Ross Tamblyn, alors dans l’APLK, est entré en jeu. «En s’immisçant dans le processus, on avait une occasion unique de changer les choses», s’est remémoré M. Collard.

Le gouvernement tentait de trouver une entente entre les citoyens et les compagnies. Ces dernières disaient qu’abaisser le débit d’eau correspondait à perdre des dizaines de millions de dollars de profits. «On donnait des chiffres, mais personne ne les validait. J’ai trouvé une façon de calculer et de montrer qu’ils étaient faux. Je suis arrivé à près de 200 000 $ de pertes (par année pour les deux compagnies), a souligné M. Tamblyn. Ça m’impressionne encore aujourd’hui, je ne sais pas comment j’ai fait.» L’ex-ingénieur a obtenu cette solution grâce à des tableaux de statistiques fournis par le ministère de l’Environnement des six années précédentes. Ils contenaient les apports, les niveaux du lac et les débits. Le tout sans ordinateur: «Je suis un peu malade des calculs», a-t-il lancé en riant.

Au début, M. Tamblyn ne se sentait pas le bienvenu aux tables de négociations. «J’ai dirigé des compagnies de 1000 employés et je n’ai jamais été stressé comme ça, se souvient-il. J’ai décidé de faire les négociations respectueusement, confidentiellement et toujours poliment.» Il a réussi à gagner la confiance de ses pairs, dont celle du maire de l’époque, Jean Tremblay, qui a été d’une grande coopération. «Si nous n’avions pas eu Jean Tremblay, nous n’aurions pas d’eau dans le lac. Je le mentionne parce que certaines étapes des négociations n’étaient pas publiques et il a fait appel à ses contacts. Il était très puissant et respecté à ce moment.»

Presque 15 années se sont écoulées depuis les négociations et M. Tamblyn garde toujours un souvenir frais des évènements, tout en restant humble. Lettres, feuilles de calculs, articles de journaux et rapports sont conservés précieusement dans son porte-documents. «Ces négociations viennent du coeur. On voulait que tout le monde gagne. Je ne voulais pas la guerre, juste de l’eau dans le lac», a fait savoir M.Tamblyn.

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Renée Simard, la joie de vivre dans la mort

Parmi tous les domaines de travail étranges et insolites qui existent, celui du funéraire fait probablement partie des plus intrigants. Plusieurs personnes sont attirées par le thème du macabre, mais seulement une petite poignée d’entre eux décident d’y faire carrière. C’est le cas de la thanatologue baieriveraine Renée Simard, qui œuvre dans le domaine depuis plus de vingt ans.

Mikaël Leblanc - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Lorsqu’on met les pieds dans les bureaux de la Coopérative funéraire du Fjord, on n’a aucunement l’impression que les gens qui y travaillent côtoient la mort à chaque heure du jour et de la nuit. Il y règne une ambiance chaleureuse et les visiteurs sont accueillis tout sourire par des employés fort sympathiques.

Même Mme Simard, qui travaille pourtant 12 jours par deux semaines, semble débordante d’énergie et de bonne humeur. Cette dernière a décidé de se diriger dans le domaine de l’embaumement après avoir travaillé environ sept ans comme inhalothérapeute. «Depuis l’âge de 12 ans je disais que je voulais devenir embaumeuse, raconte Mme Simard. J’ai toujours été curieuse, je voulais savoir comment les choses fonctionnaient. Quand j’avais un jouet, je le démontais pour voir comment il était fait à l’intérieur.»

Il faut savoir que le métier de thanatologue en est un très technique et scientifique. Les manipulations précises et les concepts chimiques font partie intégrante du travail. «Il faut toujours s’assurer qu’on utilise les bonnes techniques pour les bonnes personnes. Par exemple, pour quelqu’un qui est décédé à la suite d’une jaunisse, je ne peux pas utiliser les mêmes fluides que d’habitude, puisque ça va faire de l’oxydation et le défunt va devenir vert», explique Mme Simard.

Un métier pas toujours facile

Elle admet cependant que la tâche n’est pas toujours facile et qu’il y a des moments plus difficiles que d’autres. «Il y a des choses dans ma vie que j’aurais préféré ne pas voir, et je sais que je vais encore en voir d’autres, témoigne-t-elle. Devoir embaumer un enfant ou quelqu’un que je connais, avec qui je suis allé à l’école par exemple, c’est très difficile. Mais d’habitude, quand je commence à travailler et que je me concentre, ça va bien.»

Malgré tout, la thanatologue de 48 ans adore toujours autant son métier et ne regrette aucunement son changement de carrière. «Souvent, les gens pensent que c’est triste de travailler dans un salon funéraire, mais les gens de ce domaine, ce sont des gens de cœur, on se soutient entre nous. En plus, on est toujours là pour les personnes en deuil, pour les aider là-dedans. Quand ils viennent, on leur propose un café et on prend le temps de jaser avec eux. C’est un peu comme une grosse famille.»

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Justice: des investissements nécessaires

La première étape pour éviter des dérapages dans le système judiciaire, c’est d’augmenter les fonds destinés au ministère de la Justice et à la sécurité publique. C’est du moins l’avis du chroniqueur judiciaire, Claude Poirier. «Commencez par ça et vous verrez les résultats.»

Michaël Fréchette – Ce contenu est produit par les étudiants en ATM —Journalisme du Cégep de Jonquière

Plusieurs cas récemment mis en évidence dans les médias ont soulevé l’indignation de la population québécoise. Pour n’en nommer que quelques-uns, notons celui de la Jonquiéroise Marylène Lévesque qui a été assassinée par le récidiviste Eustachio Gallese, un homme qui était reconnu à hauts risques pour la population. Il est également difficile de passer sous silence l’histoire d’Anthony Seyer, qui a été défiguré en décembre dernier en voulant protéger sa petite sœur. Cette histoire a fait couler beaucoup d’encre puisque son agresseur allégué ne sera pas accusé.

«Tant et aussi longtemps que les tribunaux ne seront pas assez sévères sur des crimes gratuits, des crimes épouvantables, on va continuer de vivre ce qu’on vit au Québec», a soutenu avec aplomb M. Poirier.

«Je me souviens, il y a plusieurs années, il y avait beaucoup d’enlèvements d’employés de banque. Un bon matin, la ministre de la Justice au provincial avait dit: à partir de maintenant, il n’y aura plus de négociations entre la Couronne et la défense et les sentences seront très sévères et c’est ce qu’ils ont fait. Les cas d’enlèvements avaient diminué de 70%», a renchéri le négociateur.

Selon M. Poirier, un des problèmes majeurs est en lien avec la non-application des lois. «Je ne vois pas le sens quand tu dis que la Couronne et la défense s’entendent pour retirer les accusations les plus graves afin que l’accusé plaide coupable. En fin de compte, ce sont les proches de la victime qui payent la note.»

Claude Poirier ajoute que ce ne sont pas seulement les sentences qui font défaut. «Dans le dossier de Marylène Lévesque, il y a eu un problème en ce qui a trait aux libérations conditionnelles, ce n’est pas normal que ce gars-là avait la possibilité d’avoir de telles relations considérant son dossier à risques. Si les responsabilités avaient été prises, on aurait pu éviter le meurtre de cette jeune fille.»

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Go Fund Me n’affecte pas les dons aux organismes

Malgré l’émergence des plateformes de financement participatif comme Go Fund Me, les organismes du Saguenay–Lac-Saint-Jean ne constatent jusqu’à présent aucune répercussion sur les dons des citoyens.

Michaël Fréchette – Ce contenu est produit par les étudiants en ATM ­– Journalisme du Cégep de Jonquière

«On ne ressent pas d’effet négatif en lien avec la popularité de Go Fund Me. Il y a des causes où ce genre de sollicitation est nécessaire. Par contre, on ne peut pas dire que ça a joué négativement dans nos croissances de campagnes au cours des dernières années», a souligné le directeur général de Centraide Saguenay–Lac-Saint-Jean, Martin St-Pierre.

Centraide a comme mission d’amasser des fonds afin de les redistribuer aux organismes offrant un soutien aux personnes dans le besoin sur le territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

«Notre sollicitation est majoritairement en lien avec les campagnes en milieu de travail. C’est-à-dire que des salariés donnent un montant directement de leurs paies. C’est environ 64 % du 2 175 000 $ qu’on a amassé l’année dernière, qui provient de ce créneau. Les gens sont encore au rendez-vous», a fait valoir M. St-Pierre.

De son côté, l’intervenante à la Maison d’accueil pour sans-abri de Chicoutimi, Martine Martin, est d’avis que l’aspect de proximité, ainsi que la relation qui s’établit entre les bienfaiteurs, les organismes et les bénéficiaires n’ont pas de prix.

«Dans notre cas, les donateurs sont régulièrement des connaissances. Ces personnes-là veulent que ça aille directement à la clientèle, ils offrent donc des objets, de la nourriture et des vêtements.»

Martin St-Pierre est cependant bien conscient de la nouvelle tangente technologique et Centraide évolue afin d’accommoder les différents donateurs.

«Tranquillement on s’adapte, on se tourne donc vers la sollicitation en ligne, le don web, pour ceux et celles qui priorisent cette façon de faire. N’empêche que la relation personnalisée reste bien importante là-dedans.»

Au moment d’écrire ces lignes, ce sont une quarantaine de campagnes Go Fund Me qui sont répertoriés au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Une fois combinés, ces sociofinancements ont généré un montant total de 178 781 $.

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La Route du lait : démocratiser l’allaitement

Lentement, mais surement, de plus en plus de commerces, centres de services ou installations municipales adhèrent à l’initiative de la Route du lait du Saguenay–Lac-Saint-Jean. C’est une initiative qui vise à faciliter l’allaitement en tout temps et partout.

Samuel Duchaine - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme au Cégep de Jonquière

La Route du lait est un ensemble de partenaires qui accueille les parents et leur jeune progéniture dans un environnement favorable à l’allaitement. Le principe est simple : les participants offrent les commodités pour aider la mère, ou même le père, à allaiter leur bébé.

La responsable régionale de la Route du lait et agente de soutien en allaitement chez Nourri-Source Saguenay–Lac-Saint-Jean, Alexandra Maltais, croit que cette initiative incite les femmes moins à l’aise à allaiter, à le faire. «Allaiter son enfant, même dans un endroit public, est un droit protégé par la Charte des droits et libertés et nombreuses sont les femmes qui choisissent un autre moyen de nourrir leur petit en raison du malaise créé par l’allaitement en public.»

Le projet de la Route du lait au Saguenay–Lac-Saint-Jean a vu le jour il y a un peu plus de trois ans, à la demande de la Santé publique. C’est un an plus tard que la Route du lait a officiellement été fondée. On compte actuellement 266 commerces, centres de services ou installations municipales qui sont membres du mouvement, un nombre qui augmente peu à peu à chaque mois.

Pour en faire partie, les candidats n’ont pas besoin d’aménager une salle d’allaitement dans leurs bureaux, mais seulement, offrir un endroit sécuritaire et accueillant. «Le but n’est pas de créer des salles d’allaitement, mais de faciliter la vie des jeunes familles et de sensibiliser les gens à l’allaitement. Ça peut être dans un bureau ou simplement une chaise dans une salle d’attente. On veut seulement que les parents soient à l’aise de nourrir leur enfant», explique Mme Maltais.

Les endroits sont faciles à trouver avec l’application Route du lait disponible sur le Play Store et l’App Store. Une carte interactive est aussi disponible sur les sites internet des différents organismes qui gèrent les initiatives semblables dans les différentes régions du Québec.

Au tour des municipalités

Mme Maltais affirme que déjà plusieurs municipalités ont adhéré au mouvement, notamment en offrant la possibilité d’allaiter dans l’hôtel de ville, mais aussi, dans certains parcs. « On a fourni un banc des familles à trois municipalités de Lac-Saint-Jean Est. C’est un banc en bois avec une table à langer et une petite poubelle en dessous. Les mamans peuvent allaiter ou changer les couches à même le parc. »

Ces bancs ont été installés à Hébertville, Saint-Nazaire et L’Ascension. Alma a également reçu son banc, mais l’installation n’a pas été faite. «C’est une partie intégrante de leur politique familiale. Ça permet de faire bouger les jeunes familles», souligne Mme Maltais.

La Pige

Une promesse tenue pour la CAQ

Lors de leur déclaration de revenus de l’année 2019, les contribuables pourront profiter de la concrétisation d’une des promesses de la CAQ lors de sa campagne électorale en 2018, soit l’abolition de la contribution additionnelle pour les frais de services de garde subventionnés.

Ophélie Babin - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Instaurée par les libéraux en 2015, cette contribution était un montant payé par tous les parents du Québec qui bénéficiaient des services d’une garderie subventionnée. En plus de la contribution de base, ce montant qui se modulait selon le revenu familial devait être payé lors de la déclaration de revenus.

«Par exemple, un couple avec un revenu d’environ 80 000 $ par année devait débourser approximativement 500 à 600 $ de plus lors de la déclaration de revenus étant donné qu’il y avait des tarifs subventionnés», explique le conseiller en fiscalité pour Barricad Fiscalistes, Dave Poirier. S’ajoutait à cette contribution un certain montant pour compenser l’écart des revenus familiaux entre une famille aisée et une famille ayant un revenu modeste.

La Pige

Propriétaires et locataires, une iniquité incontrôlable

Pour une majorité de Québécois, les avis de non-renouvellement de bail ainsi que ceux d’augmentation de loyer et de modification du bail se feront d’ici le 1er avril. Toutefois, même avec les efforts de plusieurs organismes et associations, plusieurs propriétaires et locataires ne connaissent toujours pas leurs droits et obligations.

Ophélie Babin - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

«On offre des séances de formation une fois par mois, toujours dans le but que les propriétaires soit au courant de leur droit et de leur obligations», explique d’entrée de jeu le président de l’Association des Propriétaires du Québec, Martin Messier.

Un autre objectif de ces rencontres est «d’éviter que des propriétaire et des locataires en viennent à des relations moins harmonieuses» parce que l’un des deux partis n’était pas bien informé sur ses droits.

Ce même besoin d’information se fait également sentir dans les bureaux de Loge m’entraide, à Saguenay. La coordonnatrice de l’organisme, Sonia Côté, souligne que la plupart des appels qu’elle reçoit se trouvent à provenir «des locataires qui veulent s’informer lorsqu’ils se butent à des hausses de loyer». Elle précise par la suite que «c’est lorsqu’un locataire est mal informé qu’il peut y avoir de l’abus de la part de certains propriétaires».

L’organisme saguenéen publie d’ailleurs un journal interne tous les trois mois afin d’informer les locataires sur leurs droits.

Une incompréhension des deux partis

Alors que plusieurs se plaignent de la hausse du coût des logements, M. Messier affirme qu’une augmentation de loyer n’en est pas vraiment une. «Tout ce que l’on fait, c’est faire fluctuer le loyer selon des indices précis», explique le président de l’association.

La Régie du logement propose à chaque année un pourcentage d’augmentation basé sur huit composantes du loyer. Ces éléments incluent, entre autres, les différents modes de chauffage du logement et les frais d’entretiens. Sur son site web, la Régie met à la disposition des propriétaires un outil de calcul qui prend en considération les hausses des taxes municipales et scolaires et des dépenses pour travaux majeurs.

La Pige

Initiation à la bourse

Tout le monde a déjà entendu parler du vaste monde de la bourse. Cependant, très peu sont en mesure de se vanter de connaitre le fonctionnement de cette dernière. Est-ce si facile de faire de l’argent en investissant? Comment investir? Notre journaliste s’est penché sur la question et voici tout (ou presque) ce que vous devriez savoir sur la bourse.

Élie Duquet - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Difficile, voire impossible, de faire le tour du marché boursier en quelques lignes, mais en résumé, participer à la bourse est le fait d’acheter une part (une action) d’une compagnie. Simple? Pas tant que ça…

On dit à tort que quelqu’un «joue» à la bourse. La base de la bourse, c’est de savoir quand investir dans une compagnie et quand se retirer. Ironiquement, ces deux choses sont aussi ce qui est le plus difficile dans cette activité.

«Si quelqu’un vient me voir et me dit qu’il joue à la bourse, je suis persuadé que ce dernier ne fera pas d’argent», a lancé l’économiste, courtier institutionnel et pédagogue Michel Villa, lorsque joint au téléphone.

La bourse, c’est pour qui?

«Tout le monde peut investir, en théorie, au même titre que n’importe peut essayer d’aller se défendre seul au tribunal. Par contre, je vous garantis que les chances de réussite seront plus grandes à l’aide d’un avocat, même chose avec la bourse, il faut avoir des connaissances », a imagé un courtier ne voulant pas être identifié pour des raisons de confidentialité.

Dans le meilleur des mondes, un investisseur à la bourse investit son surplus d’argent.  S’il tente de faire de l’argent très rapidement, il sera probablement déçu. Un investisseur doit chercher le profit à long terme et il est logique de croire que d’investir de l’argent en 2020 sera payant par la suite. Par exemple, l’indicateur de la Bourse de New-York, le Dow Jones est passé de 811,69$ en 1980 à 28 823$ en janvier 2020. Cette courbe constante expliquée, entre autres, par l’inflation.

Quelques trucs en rafale

Allons-y avec la base, selon le livre Pile et face de Michel Villa. Il faut bien choisir chacun de nos investissements préférablement dans des secteurs que nous connaissons pour maximiser nos chances de réussite, selon un des plus prolifiques investisseurs, Warren Buffet.

Second point, un autre principe très important à la bourse est d’avoir un portefeuille d’actions très diversifié. Comme le vieil adage le dit, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier! Un portefeuille diversifié dans plusieurs secteurs saura vous protéger des aléas de la bourse.

Une bonne compagnie n’est pas forcément synonyme d’une bonne action cotée en bourse. Le truc est d’acheter lorsque le prix de l’action est bas, et de vendre lorsqu’il est haut.

Surprenamment, la loi du moindre effort s’avère une bonne alternative à la bourse. Moins l’investisseur fera de transactions, plus son rendement sera bon, selon de nombreuses études. Dans ce même ordre d’idées, il est suggéré de consulter le rendement des actions le moins souvent possible, une fois par année serait préférable.

Malgré toutes ces précautions, à la bourse comme dans la vie, il faut savoir qu’il n’existe malgré tout aucune certitude quant au taux de réussite des stratégies de placement.          

Le coronavirus contamine la bourse!

Pour connaître du succès à la bourse, il faut inévitablement être à l’affût de l’actualité. La raison est bien simple, l’actualité a un impact énorme sur le cours de la bourse. À titre d’exemple, le Coronavirus Covid-19 se fait sentir sur les actions boursières, alors que l’indice de référence S & P 500 (un indice boursier basé sur 500 grandes sociétés cotées sur les bourses aux États-Unis) a diminué d’environ 16% en date du 11 mars, depuis le 21 janvier 2020, date à laquelle la chine lance l’alerte officielle.

Aussi simple que cela puisse paraître, le comportement humain influence énormément la bourse. Si un investisseur prend peur et vend toutes ses parts, il se peut que d’autres l'imitent par crainte que le prix de l'action s'effondre, faisant ainsi simplement amplifier la diminution de la valeur de l’action.

Étonnamment, la simple humeur et le comportement des participants à la bourse expliqueraient plus de 50% de la volatilité boursière selon l’économiste réputé, Rubert J Shiller.

La Pige

Les dessous effrayants du sommeil

Le sommeil est un moment reposant et agréable, une étape quotidienne qui semble anodine et inoffensive. Si on vous disait que vous pouviez vivre l’expérience la plus effrayante de votre vie, simplement en allant dormir, retourneriez-vous au lit aussi facilement ce soir ?

Mikaël Leblanc - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

La paralysie du sommeil est un phénomène étrange, peu connu de la population, et qui est pourtant plus fréquent qu’on pourrait le penser. Environ 8 % de la population mondiale l’aurait déjà expérimentée, selon un article du magazine Slate. Ce trouble du sommeil, qui fait partie de la classification des parasomnies, au même titre que le somnambulisme, est associé au sommeil paradoxal et peut se produire au moment de l’endormissement ou du réveil.

Ce qui rend la paralysie du sommeil si effrayante est qu’elle se caractérise par une atonie musculaire prolongée, plus précisément la diminution du tonus des muscles squelettiques. Ce phénomène s’enclenche normalement lors du sommeil afin d’éviter qu’une personne reproduise les actions de son rêve, explique le chercheur du Centre d’étude des conditions de vie et des besoins de la population, Luc Laberge. Cependant, il peut parfois se prolonger lors de la transition entre veille et sommeil. C’est à ce moment précis que la personne touchée vit un épisode de paralysie du sommeil. La victime est donc éveillée et peut voir ce qui se passe autour d’elle, mais elle est incapable de bouger ou de parler.

Véritable film d’horreur

Dans certains cas sévères, la paralysie du sommeil peut être accompagnée d’hallucinations ou d’une sensation d’une présence étrangère près de soi. Ces hallucinations, qui peuvent être auditives, visuelles et même tactiles sont la plupart du temps menaçantes et combinées à un sentiment de peur et de danger imminent. La personne atteinte vit donc un véritable cauchemar éveillé.

La durée de ces moments est très variable et seulement, selon M. Laberge, un très petit échantillon de personnes, ayant déjà vécu un épisode de paralysie du sommeil, vivra aussi des hallucinations de ce genre. Ce phénomène reste cependant bien réel et peut aller, dans des cas extrêmes, jusqu’à causer une peur de s’endormir.

Dans la culture populaire

Au cours des dernières années, de plus en plus de personnes ont commencé à aborder le sujet des paralysies du sommeil, si bien qu’elles sont devenues l’inspiration de quelques films d’horreur, comme Mara (2018), Parasomnie (2018) et Dead Awake (2016). Le trouble a aussi été abordé dans le documentaire The Nightmare, produit par Netflix, qui a pour but de démystifier le phénomène en allant à la rencontre de personnes l’ayant déjà vécu.

La Pige

Concours de musique du Canada : quatre régionaux aux auditions

Quatre candidats de la région passeront des auditions pour participer aux finales canadiennes du Concours de musique du Canada en avril dans le but ultime de participer à la 62e édition de l’événement qui se déroulera à la fin du mois de juin dans la Capitale nationale.

Jérémy Bezeau - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

Parmi les candidats, on retrouve Marc-André Houde qui a remporté les grands honneurs l’an dernier au concours à Calgary dans la catégorie des 15 à 18 ans en chant-baryton. Il fera le saut dans la catégorie des 20 ans cette année.

Il aborde ce nouveau défi avec confiance. «Le concours s’est bien déroulé l’an dernier et il peut se passer bien des choses en une année en ce qui concerne l’amélioration de ma voix. Je suis très confiant pour la suite des choses», mentionne l’étudiant en Arts et lettres profil communication au Cégep de Chicoutimi. Le jeune adulte avoue consacrer une dizaine d’heures par semaine à sa plus grande passion, le chant. La plupart du temps il pratique au Conservatoire de musique de Saguenay.

«On rencontre beaucoup de personnes et ça nous fait nous rendre compte que nous ne sommes pas seuls au monde et qu’il y a d’autres personnes qui ont cette passion et ce talent-là. C’est avec ce genre de compétition qu’on s’améliore et qu’on devient meilleur», affirme l’étudiant lorsque questionné par rapport à ses motivations de vouloir accéder aux finales canadiennes chaque année.

En plus de Marc-André Houde, il y aura également le violoniste Francis Garneau dans la catégorie 11 ans ainsi qu’un duo de guitaristes composé de Rémi Côté et Nicolas Plourde dans la catégorie des 17 ans en musique de chambre.

Nouveauté

Il est important de noter qu’il y a une nouveauté quant à la formule d’audition. Auparavant, un candidat devait passer deux épreuves pour passer aux finales nationales. Cette année, une seule audition doit être réussie avec une note de 87% ou plus. Un jury professionnel est embauché par le Concours de musique du Canada pour venir noter les candidats au Saguenay lors des auditions au mois d’avril.

La Pige

Jack et Phil Musique : un balado pour attirer les jeunes

La boutique Jack et Phil Musique souhaite produire un balado (podcast) afin d’attirer les jeunes vers les instruments de musique. Le projet devrait être mis sur pied dans les prochaines semaines selon l’un des propriétaires de l’établissement du Carré Davis, Jacob Bellemare.

Marie-Michèle Bourassa - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

«C’est un bel outil de communication populaire en ce moment et il n’y en a pas vraiment dans le milieu musical, a indiqué M. Bellemare. Il y a une belle variété de personnalités dans ce domaine-là en région et on aimerait faire la promotion de tout ça.» M. Bellemare et son collègue en affaires Philippe Gaudreault souhaitent faire des entrevues avec des artistes de la région et parler de leur propre expérience entrepreneuriale à travers leur balado.

Le milieu de la musique n’a pas évolué comme les autres domaines selon M. Gaudreault. «L’industrie de la vente d’instruments de musique en soi, c’est très vieux jeu, a-t-il expliqué. On veut renouveler le milieu musical avec les jeunes, donc on veut utiliser les canaux de communications que ces gens-là suivent. On veut aussi les inciter à avoir le goût de jouer de la musique.»

«C’est un beau projet qui demande beaucoup d’organisation, mais je pense sincèrement que c’est quelque chose qui peut attiser la flamme de la musique», a exprimé Jacob Bellemare.

Une chaine YouTube en plus

Le projet d’une chaine YouTube en plus de celui du podcast pourrait également être mis sur pied pour Jack et Phil Musique. «La chaine YouTube serait plus promotionnelle tandis que dans le podcast, on va plus parler du parcours des gens et de notre propre parcours», a ajouté Philippe Gaudreault.

«On veut aller chercher tout le monde. Le but c’est de répondre aux besoins de tous», a indiqué Jacob Bellemare.

Raviver la musique en région

Les deux amis souhaitent redorer le domaine de la musique en région. «On est tanné d’entendre que la rue Saint-Dominique, c’était malade dans le temps. Si on passe notre temps à s’asseoir et à ne rien faire, il ne va rien se passer», a affirmé Jacob Bellemare.

La Pige

Le piano traditionnel en difficulté

Le piano en bois traditionnel connait une diminution de son utilisation et de ses ventes au profit de son égal numérique, plus polyvalent et moins coûteux. Selon l’accordeur de pianos Michel Pedneau, la diminution du nombre d’enfants par famille a eu raison de l’instrument.

Antoine Pelland-Ratté - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

 «À une autre époque, l’étude de la musique dans la famille était quelque chose de très rigoureux. Il fallait que tu fasses comme tes pairs, explique-t-il. Au début de ma carrière, lorsqu’un piano à vendre était affiché dans les journaux, on recevait au moins 75 coups de téléphone. Tout le monde voulait en acheter un», se remémore-t-il.

Aujourd’hui, le professionnel constate une vague d’abandons de l’instrument à cordes, car les coûts d’entretien de base et d’accordage ont largement dépassé ce que les petites familles sont prêtes à débourser. On retrouve alors des pianos d’excellente qualité offerts gratuitement par leurs propriétaires sur Kijiji.

La Pige

De l’art plastique pour tout le monde

Les Ateliers d’arts plastiques de Jonquière ont observé une importante augmentation de leur clientèle depuis qu’ils offrent des camps d’été. L’organisme reçoit aujourd’hui environ 350 inscriptions pour les camps estivaux contre 17 à leur première année, il y a huit ans.

Marie-Michèle Bourassa - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière.

«Les participants en parlent à leurs familles, qui elles à leur tour en parlent à d’autres personnes de leur entourage. Juste le deuxième été, on avait une centaine d’inscriptions», explique l’un des membres du conseil d’administration de l’organisme, Simon Deschênes. Durant la semaine, environ une centaine de personnes se rendent quotidiennement aux Ateliers pour y effectuer plusieurs cours d’arts plastiques. «Quatre-vingt-quatre d’entre eux sont des étudiants en Arts Études qui viennent tous les jours», précise M. Deschênes. Les samedis, ce sont environ 80 personnes qui se présentent pour bricoler et 20 personnes les dimanches.

Selon M. Deschênes, la poterie est l’activité qui attire le plus de gens. «C’est différent et les gens reviennent toujours pour s’inscrire, affirme-t-il. Le cours de sculpture sur bois est aussi assez populaire.» Celui qui donne également un cours de poterie affirme qu’il y a également une clientèle constante aux Ateliers. «Il y a des gens que ça fait 35 ans qui s’inscrivent ici chaque session», indique-t-il.

La Pige

Une deuxième édition pour le prix Hors-Piste

Le Conseil des arts de Saguenay remettra pour la deuxième fois le prix Hors-Piste lors du Festival des musiques de création qui se déroulera du 13 au 17 mai. Un montant de 3000 $ sera remis pour souligner la persévérance et le parcours d’un artiste dans le domaine musical.

Edward Sanger - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM --- Journalisme du Cégep de Jonquière

La Fondation Thomas-Léon Tremblay remettra 2000 $ et le Conseil donnera 1000 $ pour un total de 3000 $ au gagnant.

Les personnes ayant soumis leur candidature présenteront à un comité de pairs leur travail dans le domaine musical ainsi qu’une présentation papier sur leur parcours professionnel.

«Les participants doivent être reconnus par des professionnels du milieu et avoir fait des réalisations ou des performances reconnues par des artistes du domaine musical», a mentionné la directrice générale du Conseil des arts de Saguenay, Kathy Boucher.

De plus, ils doivent résider sur le territoire du Saguenay pour être éligible au concours.

«Nous encourageons les artistes du Saguenay et voulons promouvoir la culture de la région», a-t-elle rappelé.

Premier gagnant

Le premier récipiendaire du concours a été le saxophoniste, pianiste et compositeur Guillaume Tremblay. Très présent dans le domaine musical et ayant reçu le titre de bachelier en interprétation jazz à l’Université de Montréal, il a gagné la première édition pour son excellence, sa polyvalence et son œuvre sur la sonorité des églises.

«Son excellence sur son interprétation et sa virtuosité, tant au saxophone qu’au piano, a fait l’unanimité des juges», a mentionné Mme Boucher. «Son engagement dans sa recherche artistique, les contributions qu’il a faits et les efforts soutenus dans son travail lui ont valu d’être les grands honneurs», ajoute-t-elle.

Hommage

C’est en la mémoire de Dominique Tremblay, originaire de la région, que la Fondation Thomas-Léon Tremblay tient à souligner le parcours et la persévérance des musiciens. Les œuvres musicales de M. Tremblay ont été jouées aux Grands Ballets Canadiens ainsi qu’aux Ballets Eddy Toussaint.

«C’est un souhait de la famille de vouloir commémorer la vie et le travail de cet artiste», a conclu Mme Boucher.

La Pige

Dernier coup de pédale pour les Gazelles

Le club de vélo Les Gazelles de Laterrière a roulé pour une dernière année après 12 ans d’existence lors de la saison 2019. Le club n’arrivait pas à renouveler ses inscriptions ni à trouver des remplaçantes à la tête du conseil d’administration.

Marie-Pier Lebrun — Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

Yanne Pelletier, qui était présidente du CA lors de la dernière saison, se dit vraiment attristée par l’arrêt des activités. «On s’est créé de belles amitiés, on avait des femmes de 22 à 60 ans dans notre groupe», dit-elle avec regret.

Depuis 2015, les inscriptions étaient en chute libre passant de 90 à 23 membres. Les membres du CA ont noté une baisse d'intérêt. «L’an dernier, la grande sortie de Chicoutimi à l’Étape n’a même pas eu lieu parce qu’il n’y avait pas assez d’inscriptions», explique avec déception la responsable des communications Audrey Perron.

La trésorière du club de vélo Proco d’Alma, Caroline Émond, témoigne de la lourdeur du processus logistique pour gérer un club. «Pour l’inscription de 60 membres, ça peut prendre jusqu’à deux jours, puisque le processus d’adhésion du site de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC) n’est pas adapté», dit-elle.

Du côté de ce club de vélo Proco d’Alma, le nombre de membres se maintient. Depuis deux ans, le club a créé un groupe pour les femmes. «C’est souvent pour les mères qui inscrivent leurs enfants et qui veulent apprendre elles aussi», dit Caroline Émond. D’après elle, ce qui permet de maintenir le nombre de membres, c’est que le club, avec l’aide des Caisses Desjardins, est en mesure de prêter des vélos de qualité pour seulement 70$.

Peur de ne pas suivre 

Pour le club des Gazelles, il y avait des prérequis. Il fallait entre autres, être capable de rouler seule avec une moyenne de 24 km/h minimum. «C’est peut-être d’ailleurs ce qui a entrainé la perte de membres?», questionne Audrey Perron. «Parfois, en manquant le début de la saison, ça donne l’impression d’avoir un retard et de ne pas être en mesure de suivre le peloton, donc ça entraîne de la culpabilité et finalement ça devient un cercle vicieux», poursuit-elle.

Yanne Pelletier est du même avis, mais selon elle le problème se trouve également dans la difficulté de recruter des jeunes femmes. «Nous n’avions pas de relève et de moins en moins de jeunes s’inscrivaient», explique-t-elle.

Après huit ans en tant que présidente, Yanne Pelletier souhaitait passer le flambeau, mais personne ne s’est manifestés. C’est d’ailleurs le même scénario pour les autres membres du CA.

Le choix n’a pas été facile pour les Gazelles, mais le club a dû se résoudre à mettre fin aux sorties qui avaient lieu deux fois par semaines et une fois la fin de semaine.

Les ex-membres toujours actives profiteront des liens qu’elles ont tissés pendant ces 12 dernières années pour continuer à faire des sorties ensemble quand elles le pourront. 


La Pige

En route vers l’équipe nationale

Quatre athlètes de la région compétitionnent à Calgary en Alberta cette fin de semaine à l’occasion des finales nationales de la Coupe Canada en patinage de vitesse sur courte piste. Karina Montminy, Mélina Tremblay, Victoria Gareau et Justin Bergeron tentent de briller pour leurs dernières courses de la saison.

Alexandre Brière – Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

Ces finales, qui ont lieu du 13 au 15 mars, représentent une dernière chance pour ces patineurs de se tailler une place avec l’équipe nationale canadienne ou encore avec l’équipe de développement. Du côté féminin, la compétition risque d’être plus relevée que la dernière fois puisque huit patineuses n’ont pas pris part à la Coupe Canada 2 tenue à Sherbrooke au début du mois de février.

Native de Péribonka, Karina Montminy n’a qu’un seul objectif en tête : faire partie de la sélection nationale. Pour y arriver, la patineuse vise un top 15 au cumulatif des points de la fin de semaine, elle qui a terminé 12e à la dernière Coupe Canada. L’athlète de 19 ans a un entraînement plus exigeant depuis quelques mois afin d’être à son plein potentiel pour ce championnat.

«L’enjeu est énorme, mais je ne me mets pas trop de pression, je vais y aller une course à la fois. Je crois en mes chances de me qualifier au sein de l’équipe canadienne puisque j’ai terminé 12e à Sherbrooke, et ce, même si j’ai fait une chute au 1000 mètres. J’ai donc dégringolé au classement. Lors de la compétition à Lévis à la fin février, j’ai essayé les nouvelles stratégies discutées avec mon entraîneur et nous sommes confiants pour le week-end», assure-t-elle.

La Pige

Victor Landry, champion avant la grande victoire

Le jeune Victor Landry a une fois de plus démontré qu’il est un vrai guerrier. Il a déjoué tous les pronostics en mettant la main, avec son équipe, sur le Tournoi interrégional de hockey de Saint-Ambroise/Falardeau dans la catégorie Atome A, 15 mois seulement après avoir reçu un diagnostic de cancer.

Samuel Duchaine - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Victor a 10 ans et lutte actuellement contre la leucémie. De son propre aveu, cette victoire acquise le 1er mars, est un petit pas pour son équipe, mais un grand pas vers sa rémission. «C’est plus de positif et ça me donne plus de force. J’aime gagner et je suis capable de tout donner pour gagner, autant sur la patinoire que dans la vie», avoue Victor un peu gêné.

Son histoire a débuté le 16 novembre 2018, le jour où il a reçu le diagnostic de la leucémie, la veille du début de sa saison hockey de Victor. Il a joué seulement cinq périodes cette année-là. La saison suivante, à l’automne 2019, Victor était déjà de retour sur glace, à la grande surprise de bien des gens.

Deux personnes qui n’étaient pas étonnées, ce sont ses parents Karine et Hugo. «Victor a toujours été un athlète. Il faisait beaucoup de sport avant et il en fait encore, ce qui l’a beaucoup aidé parce qu’il a une hémoglobine plus haute que la moyenne des enfants de son âge et ça lui permet que la fatigue ne paraisse pas trop. Il est vraiment surprenant», explique son père, Hugo Landry.

«Habituellement, la physiothérapeute doit insister pour que les jeunes bougent, mais Victor, elle doit lui dire de se reposer, raconte à la blague sa mère Karine Imbeau. Faire du sport, ça permet de canaliser ses énergies et d’évacuer certaines émotions. Quand il me demande pour faire quelque chose, je ne suis pas capable de lui dire non. J’ai vraiment l’impression que ça lui fait bien.»

Dans l’équipe, Victor n’a pas de statut particulier. Il est traité comme tous les autres membres de la formation. «Les joueurs sont au courant de sa condition, mais on n’a jamais agi en fonction qu’il est malade et qu’il a besoin de plus d’attention. Tout ce qui s’approche de la vie normale, c’est une victoire sur la maladie», explique son papa, qui agit aussi comme entraîneur des Orioles.

De l’œil de l’entraîneur, son gardien a une force mentale incroyable. «Victor, une de ses grandes forces, c’est qu’il passe rapidement à autre chose. Il garde les buts de la même façon du début à la fin, peu importe ce qui arrive en cours de match.»

La Pige

Saguenéens : une visibilité payante

La belle saison que vivent les Saguenéens de Chicoutimi dans la LHJMQ pourrait se traduire par des retombées intéressantes pour Saguenay. Ils occupent présentement le 3e rang du circuit et plus ils avanceront en séries éliminatoires, plus ils fourniront de la visibilité à la région.

Alexandre Brière – Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

La Ville de Saguenay n’octroie pas de montant annuel à l’organisation des Saguenéens. C’est plutôt un groupe de gestionnaires qui s’occupe du budget de l’équipe, selon les dires du directeur des opérations des Saguenéens, Serge Proulx. Celui-ci est mené par le président et gouverneur du club, Richard Létourneau, le vice-président hockey, Marc Denis, le vice-président des opérations, Jean-François Abraham ainsi que par le vice-président des finances, Gilles Couture.

Ces gestionnaires accordent 2,5M$ par année aux Sags. «Lorsqu’ils ont une bonne saison, comme cette année, les revenus dépassent généralement le montant initial du budget, ce qui crée un surplus dans les coffres de l’équipe. Ces surplus sont mis dans un fond et l’argent est utilisé lorsque l’équipe a une mauvaise saison. Les revenus sont alors moins grands donc l’organisation peut piger dans ce fond pour équilibrer les dépenses et les revenus», explique le conseiller aux relations médias de Saguenay au cabinet de la mairesse Josée Néron, Stéphane Bégin.

Pour leur part, en saison régulière seulement, les Saguenéens évaluent les retombées économiques qu’ils génèrent pour la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean de la manière suivante : 800 000$ découlent de la masse salariale de l’équipe, 400 000 $ sont issus des équipes en visite (hôtels, nourriture), 700 000 $ proviennent des parents des joueurs et des visiteurs et 800 000 $ émanent de l’approvisionnement et des achats locaux.

Se faire un nom

M. Bégin souligne également que la Ville profite des prouesses de l’équipe grâce à la visibilité qu’engendrent les performances du club junior majeur. En faisant partie des meilleures formations au Canada selon le classement général, les Saguenéens ont espoir d’atteindre la finale de la Coupe du Président et même d’accéder au tournoi de la Coupe Memorial tenu en mai à Kelowna en Colombie-Britannique.

«La réelle retombée économique pour la Ville, c’est la visibilité que les Sags nous donneront s’ils se rendent à la Coupe Memorial puisqu’on parlera de Chicoutimi partout à travers le pays, confie M. Bégin. Je pense que si le nom de Saguenay retentit à travers le Canada, la Ville aura de belles retombées sur le plan touristique. C’est très difficile à chiffrer, mais si des personnes viennent au Québec et qu’ils ont entendu parler de notre ville, peut-être qu’ils feront un détour par chez nous.»

La Pige

Une équipe de canot à glace à Saguenay ?

Un canotier de 32 ans, Samuel Simard, flirte depuis l’an dernier avec l’idée de créer la première équipe saguenéenne de l’histoire du Circuit québécois de canot à glace. Cependant, quelques obstacles se dressent devant lui : la recherche d’investisseurs, l’achat d’un canot neuf et le manque de temps.

Jérôme Gagnon - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Samuel Simard est actuellement dans le circuit de canot à glace à titre de remplaçant pour Équipe Frontmatec. Originaire de Sherbrooke, il s’est installé depuis deux ans dans la région afin de suivre sa copine en territoire saguenéen.

Depuis son déménagement, l’homme qui est tombé en amour avec le canot à glace lors du Carnaval de Québec en 2013 a évalué la viabilité d’une équipe sur le territoire.

«Au Saguenay, nous avons de très beaux endroits pour en faire. Cependant, les glaces sont très variables. Il faudrait se déplacer continuellement dans la région. Selon moi, c’est nous qui pourrions en faire le plus tôt et le plus tard en finissant ça au lac Saint-Jean», a-t-il mentionné.

M. Simard a tâté le terrain auprès de ses collègues canotiers et des gens seraient intéressés par le projet. «Mon plus grand problème actuellement c’est l’acquisition d’un canot. Les canots usagés sont récupérés par les autres équipes du circuit et un canot neuf nécessite des commanditaires importants», a expliqué le Sherbrookois.

Selon ce dernier, une nouvelle embarcation coûte plus de 15 000 $ et a une durée de vie de cinq ans. Outre les commanditaires et le canot, Samuel Simard est hésitant à se créer une équipe en raison de son travail. L’ingénieur en géologie se déplace beaucoup à l’extérieur de la région.

«Une équipe qui veut faire les sept courses du circuit c’est deux mois consacrées au canot. C’est aussi au moins 10h à 15h de préparation durant la semaine avant une course et la réparation du canot nécessite davantage de temps», a fait valoir M. Simard.

Le canotier avec huit ans de métier derrière la cravate sur le circuit québécois de canot à glace croit cependant qu’une équipe serait un levier promotionnel pour la région. «Ça serait extraordinaire», a-t-il confié.

Un sport méconnu

 Le Circuit québécois de canot à glace a vu le jour en 2005. Il regroupe aujourd’hui 60 équipes et quatre classes distingues soit élite masculine, élite féminine, compétitive et sportive.

La première course cette saison avait lieu le 18 janvier et la dernière course s’est déroulé le 7 mars.

L’Association des Coureurs en Canot à Glace du Québec (ACCGQ) qui existe depuis 36 ans représente aujourd’hui plus de 300 membres.

«La passion pour le canot nous rassemble, personne ne fait de l’argent grâce à ce sport», a signifié Samuel Simard.

La Pige

L’adoption internationale en chute libre

L’adoption internationale est en chute libre au Saguenay—Lac-Saint-Jean depuis une dizaine d’années. Alors que 55 enfants de l’extérieur du pays ont été adoptés par des parents de la région en 2004, il n’y en a eu que cinq en 2019.

Jade Brouillette - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Selon le responsable des relations avec les médias du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Robert Maranda, deux facteurs principaux peuvent expliquer cette baisse. «La situation socioéconomique de plusieurs pays d’origine s’améliore. Ils sont désormais davantage en mesure d’assurer la protection de leurs enfants ou de favoriser leur adoption localement. Il y a aussi le fait que les États adhèrent aux valeurs de la Convention de La Haye et coopèrent pour la mise en place de systèmes de protection de l’enfance cohérents au sein des pays d’origine.»

Cinquante-huit pays adhèrent à cette convention, qui «met en évidence l’ensemble des principes clés qui doivent guider toute démarche d’adoption internationale depuis le Québec», selon le plan d’action 2019-2024 du Secrétariat à l’adoption internationale. Ainsi, l’adoption internationale est une mesure de protection de l’enfant, mais aussi une mesure uniquement envisagée si l’enfant ne peut être adopté dans sa famille, dans son milieu élargi ou dans son pays.

Cette diminution est également perceptible à l’échelle du Québec. Par exemple, près de 1000 enfants provenant de l’extérieur du Canada étaient adoptés annuellement dans les années 1990 au Québec, alors qu’il n’y a eu que 142 adoptions internationales en 2018 dans la province.

Se tourner vers les enfants d’ici 

Cette baisse du nombre d’adoptions peut également s’expliquer par le fait que certaines familles optent plutôt vers l’adoption d’un enfant québécois qui bénéficie des soins de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). C’est le cas de Stéphanie Dallaire et de son conjoint, originaires de Saint-Félicien, qui eux, se sont plutôt tournés vers l’adoption d’un enfant de la DPJ. «Il y a déjà plusieurs enfants d’ici en difficulté, alors pourquoi adopter ailleurs?»

L’adoption d’un jeune Québécois peut toutefois être incertaine, puisqu’un délai s’écoule entre le moment où la famille est considérée comme une famille d’accueil et celui où elle peut officiellement procéder à l’adoption. Ainsi, la famille biologique de l’enfant dispose d’un an pour manifester le désir de le voir ou de le «récupérer» pendant qu’il est en famille d’accueil en attente de l’adoption.

Le processus peut cependant s’avérer long et complexe. La démarche de Stéphanie et son conjoint a pris environ deux ans et ils n’ont jamais pensé laisser tomber. «Ceux qui s’en vont dans ce processus en pensant que ce sera facile ou qui désirent avoir un enfant qui leur ressemble ne sont pas à la bonne place. Nous devons être conscients que l’adoption est incertaine. L’enfant peut être placé chez nous jusqu’à sa majorité, en tutelle ou retourner dans sa famille», souligne Stéphanie.

La Pige

Jouer les gros bras

Les deux adversaires se serrent la main comme il se doit. L’arbitre de renommée y va de ses dernières recommandations. Prêt? Go! Dans un délai d’une minute environ, le nouveau gagnant de ce duel de bras de fer sera établi et pourra passer à la ronde suivante.

Mariane Guay - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM — Journalisme du Cégep de Jonquière

Voici à quoi ressemble une compétition de tir au poignet. Chaque mouvement est calculé de façon à tromper son adversaire et l’amener vers la zone de défaite. Le tireur de la région Jean-Philippe Nadeau révèle qu’il y a plusieurs règlements entourant une partie. «L’une des premières règles, c’est le civisme. Nous devons serrer la main de notre compétiteur avant et après la partie. Aussi, quand le coude sort du “pad” (coussin posé sur la table de tir), c’est une faute et s’il sort deux fois, la partie est terminée.»

Jean-Philippe Nadeau s’entraîne de trois à quatre fois par semaine à la salle de gym MOFO à Jonquière afin d’assurer sa préparation pour les différents événements qui se déroulent dans la région. À l’intérieur du gym «pas comme les autres», on retrouve une table de tir, des hommes forts ainsi qu’un chien qui se promène. Appuyé sur ladite table, Jean-Philippe pointe les nombreux muscles importants à travailler pour être un meilleur tireur. «L’entraînement tourne autour des mains, des poignets, des avant-bras, des biceps, des triceps et du dos», démontre-t-il.

Il conseille de pratiquer les exercices nécessaires, du bras droit et du bras gauche, car advenant une blessure en compétition, il est possible de participer de l’autre bras. Toutefois, il confirme que certains tireurs ne pratiquent que d’un bras.

Jean-Philippe a été initié à la discipline l’année dernière alors que l’idée le «travaillait» depuis un petit moment. «Nous avions une table lorsque j’étais au secondaire. Puis il y a eu un arrêt, l’engouement est parti et le sport était moins populaire un peu, mais j’ai découvert le club l’année passé et ça a commencé là.»

Le bras de fer plus populaire

Cette discipline plus ou moins connue voit sa popularité monter en flèche depuis quelques années au Québec. Le scénario n’a rien de différent ici, au Saguenay— Lac-Saint-Jean, où se déplacent une quarantaine de tireurs chaque année afin de participer à une compétition organisée par le coordonnateur aux loisirs de Saint-Nazaire, Jean-Philip Fortin. C’est lui-même qui s’occupe de l’événement depuis ses tout débuts, il y a trois ans, et il confirme le nouvel engouement pour ce sport. «Depuis que j’ai commencé cette compétition, il y a un groupe Facebook qui s’est créé et ce sont des adeptes de bras de fer qui se rencontrent et s’entraînent ensemble.»

Jean-Philip Fortin collabore avec un organisateur de tournoi basé à Québec. Son rôle est de lui procurer une table officielle de tir au poignet ainsi qu’un arbitre expérimenté. Depuis la première édition du tournoi au Lac-Saint-Jean, l’arbitre est le champion nord-américain de Arm Melter, Christian Gilbert.

Pour l’édition 2020 qui se déroulera le 7 mars, l’organisateur prévoit encore plus d’inscriptions. «Cette année, il est possible de s’inscrire de différentes manières notamment sur Facebook, mais j’ai également ajouté un site web où je compile les inscriptions.» À son bonheur, il dénombre déjà plusieurs tireurs provenant de l’extérieur de la région. «J’ai des personnes qui viennent de Thetford Mines, de Sherbrooke et de la Beauce, même de la Côte-Nord.»

Après trois ans dans l’organisation, Jean-Philip Fortin connaît un peu mieux ce qui l’attend. Il a d’ailleurs ajouté de nouvelles classifications pour cette édition 2020. Son tournoi sera divisé en trois catégories distinctes soit le volet compétition, où les tireurs ont au moins trois ans d’expérience, le volet amateur, avec des tireurs ayant moins de deux ans d’expérience, et la catégorie classe ouverte pour les femmes. Bien sûr, les droitiers et les gauchers sont dans des catégories distinctes. De plus, c’est unanime, tout le monde peut participer aux compétitions.

Enfin, s’il y a des intéressés à découvrir ce sport, Jean-Philippe Nadeau est prêt à donner des formations au gym «pas comme les autres»!

La Pige

Gratuivores Saguenay : interdit de fouiller dans les poubelles

L’organisme Gratuivores Saguenay a dû cesser de pratiquer le déchétarisme, ou «dumpster diving», à la suite d’une interdiction du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Toutefois, l’organisme persiste à récolter les denrées expirées des épiceries volontaires.

Charlotte Côté-Hamel - Ce contenu est produit par les étudiants en ATM – Journalisme du Cégep de Jonquière

«Ils veulent nous empêcher de poursuivre nos opérations, mais on continue de prendre ce que les chaines d’alimentation veulent nous donner. J’ai peur que notre achalandage baisse. C’était avec le "dumpster diving" qu’on réussissait à amasser le plus gros de nos aliments», a lancé le fondateur de Gratuivores Saguenay, Charles-Olivier Bolduc.

L’organisme est installé au 371 rue du Havre à Chicoutimi. Les Gratuivores récupèrent les aliments jetés par les épiceries qui veulent volontairement les donner, tel que le Marché Centre-Ville. Plus d’une quinzaine de personnes se déplaceraient par semaine au local des Gratuivores pour s’approvisionner en fruits et légumes. En échange, une contribution volontaire est proposée. Avant l’interdiction, ils complétaient leur récolte avec ce qu’ils trouvaient dans les poubelles.

Cette interdiction provient de la contribution volontaire demandée par l’organisme. «En fait, ils ne devraient pas demander une contribution, parce que ça devient une forme de vente et dans ce cas-là, ça prendrait un permis de vente en gros», a affirmé le relationniste du MAPAQ, Yohann Boily.

Selon le MAPAQ, les Gratuivores devraient se munir d’un permis afin de pouvoir vendre des produits alimentaires à une clientèle. «S’il ne prend pas un permis, on ne peut pas l’inspecter. On ne peut pas faire les vérifications nécessaires à savoir si ce qu’il offre est sain ou pas», a précisé M. Boily.

Aucune obligation

Pour le fondateur des Gratuivores, Charles-Olivier Bolduc, son organisme n’est pas un point de vente. «Je ne vends rien, j’offre des aliments qui auraient été jetés de toute façon. Je ne demande qu’une contribution volontaire et le ¾ des gens ne donnent rien bien souvent», a-t-il contesté. 

L’argent servirait à aider de payer le local, mais ce ne n’est pas une obligation d’en donner, selon une adepte du déchétarisme et cliente des Gratuivores, Anne Poudrier.

Pour le MAPAQ, ce serait de la vente, puisque de l’argent est impliqué. «Si les produits étaient donnés sans contribution, ça serait alors aux risques et périls de chaque personne de consommer un produit même si on ne saurait pas nécessairement d’où il provient. Présentement, on demande de l’argent sur base volontaire et on offre des produits qui peuvent potentiellement mettre la santé en danger», a mentionné le relationniste du MAPAQ, Yohann Boily.

En un an, jusqu’à 75 tonnes d’aliments jetés ont été ramassés par Gratuivores en effectuant du «dumpster diving».  «On pouvait remplir jusqu’à 10 grosses glacières d’aliments encore consommables à chaque fois. Les personnes que j’ai amenées pour la première fois voir nos récoltes trouvaient cela hallucinant de ramasser tout ça dans les poubelles», a souligné Charles-Olivier Bolduc.