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Les entraîneurs des Saguenéens de Chicoutimi ont pu compter sur une formation complète pour le premier entraînement collectif sur glace, dimanche, après deux semaines de quarantaine préventive. Tous les joueurs sans exception étaient au rendez-vous et tous étaient heureux de se retrouver.
Les entraîneurs des Saguenéens de Chicoutimi ont pu compter sur une formation complète pour le premier entraînement collectif sur glace, dimanche, après deux semaines de quarantaine préventive. Tous les joueurs sans exception étaient au rendez-vous et tous étaient heureux de se retrouver.

Une première en deux ans pour les Sags: aucun absent à l’entraînement

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
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Pour la première fois en deux ans, Yanick Jean et ses adjoints ont pu diriger un entraînement avec une formation complète, dimanche, au Centre Georges-Vézina. Pas de blessés, pas de joueurs en quarantaine ou sous d’autres cieux, tous, sans exception, étaient présents et heureux de se retrouver d’ailleurs.

Les Saguenéens se sont en effet retrouvés en quarantaine forcée il y a deux semaines après que des cas aient été décelés chez les Tigres de Victoriaville, le 2 février dernier, durant l’environnement protégé au Centre Georges-Vézina. Comme les protégés de Yanick Jean avaient disputé deux matchs contre eux la fin de semaine précédente, ils ont été mis en quarantaine par mesure préventive. Heureusement, aucun cas n’a été détecté dans les tests des jours suivants et l’équipe a pu reprendre l’entraînement dimanche.

Les Sags auront un court délai pour se préparer en vue d’intégrer la bulle en cours du Centre Vidéotron à Québec. La formation chicoutimienne prendra la direction de Québec mardi et disputera un premier match mercredi, contre les Huskies de Rouyn-Noranda, puis un autre jeudi, contre les Voltigeurs Drummondville.

Pas trop rouillés

Malgré une pause de deux semaines loin de la glace, les troupes n’étaient pas trop rouillées, assure Yanick Jean. « Moins que ce que je m’attendais », a-t-il admis en entrevue téléphonique. « Les joueurs étaient vraiment contents et excités. Ils ont fait du vélo avant la pratique, puis l’entraînement. Ce sera le même horaire jusqu’avant de partir (pour Québec) mardi. Pour les gardiens, honnêtement, je n’ai pas vu une si grosse différence qu’avec d’habitude. Pour la cohésion, ça va prendre quelques pratiques, mais nous en aurons eu une de plus qu’en novembre. Je ne m’attends pas à ce que ce soit un gros problème. Ça a fait un peu comme la première fois, en novembre dernier. J’ai hâte de voir comment ça va aller, échelonné sur plusieurs jours. Dans cinq à huit jours, on va avoir une meilleure idée, mais pour l’instant, ça augure bien », avance le pilote des Bleus.

Retrouvailles

Les joueurs n’étaient pas seulement heureux de renouer avec l’action sur la glace, mais aussi de retrouver le défenseur Artemi Kniazev qu’ils n’avaient pas revu depuis près de 11 mois. Il y a aussi le nouveau venu, Félix Lafrance, qui a enfin pu rencontrer l’ensemble de ses coéquipiers, et Harrison Caines qui était de retour de sa quarantaine et dont c’était l’anniversaire justement dimanche.

« Lafrance a commencé à pratiquer au début de la semaine passée et Kniazev et Caines, au milieu de la semaine. C’était la première fois en équipe (complète) et tout le monde était excité de les voir se joindre au groupe. Ce n’était pas juste le fait d’être de retour à l’entraînement, mais aussi le fait de voir qu’on a tous nos joueurs », souligne l’entraîneur-chef.

Mérite de RHP

Bien entendu, Yanick Jean s’est réjoui de voir le capitaine des Sags la saison dernière, Rafaël Harvey-Pinard (RHP), inscrire son premier but dans la Ligue américaine de hockey samedi. « J’ai écouté le match en entier (samedi) et je ne suis pas surpris. Tout est dans l’attitude. Il n’était même pas censé être habillé vendredi. Il ne disait pas un mot et se disait que quand il va avoir sa chance, il va faire le plus avec la chance qu’ils vont lui donner », rappelle le pilote des Bleus.

« Ils lui ont donné une chance de jouer sur le premier trio parce qu’il y avait eu un blessé dont il a pris la place et il a montré à tout le monde qu’il est capable de faire le travail. Comme joueur de hockey, tu peux réagir de deux manières : tu peux réagir en te plaignant ou réagir de la bonne manière en contrôlant juste ce que tu contrôles. Et lui, c’est toujours de la bonne manière qu’il réagit. »

Pour Yanick Jean, RHP est vraiment l’artisan de son propre succès et les limites seront celles qu’il va décider. « Quand tu as du caractère et de la détermination autant que ça, “sky is the limit”. Tu ne plafonnes jamais. Jusqu’où il va aller, c’est juste lui qui va le décider », estime Yanick Jean.

Évidemment, le premier but chez les pros de leur ancien capitaine a fait jaser ses anciens coéquipiers dimanche matin. « Ils sont contents pour lui, mais ils ne sont pas surpris », affirme l’entraîneur-chef.