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La LHJMQ appuie sur pause... au Québec
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La LHJMQ appuie sur pause... au Québec
Seulement deux semaines après le début de la saison régulière, le calendrier des 12 équipes québécoises de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) se retrouve sur pause, et ce, jusqu'au 28 octobre. La situation sera réévaluée par la suite. Cette annonce a provoqué de vives réactions à la grandeur du circuit Courteau, de Chicoutimi à Shawinigan, en passant par Gatineau.
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La LHJMQ sur pause jusqu'au 28 octobre: Gilles Courteau vise toujours un calendrier de 60 parties

Sports

La LHJMQ sur pause jusqu'au 28 octobre: Gilles Courteau vise toujours un calendrier de 60 parties

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
En voyant les paliers d’alerte passer au rouge dans plusieurs zones du Québec, le hockey junior québécois a décidé d’être proactif et de mettre ses 12 équipes sur pause pour les deux prochaines semaines. Au retour, elle espère toujours mettre sur pied une saison de 60 matchs.

Pourtant, à peu près en même temps, la Ligue de hockey junior de l’ouest annonçait qu’elle recommencerait officiellement ses activités le 8 janvier prochain, sans toutefois préciser le nombre de matchs à son nouveau calendrier.

Avec des éclosions chez le Phoenix de Sherbrooke et l’Armada de Blainville-Boisbriand, et des clubs en zone rouge comme les Remparts de Québec, les Olympiques de Gatineau, les Voltigeurs de Drummondville et bientôt, les Tigres de Victoriaville, la LHJMQ a choisi de faire un pas en arrière.

« On va profiter des prochains jours, des prochaines semaines, pour regarder les différents scénarios qui seront devant nous à la reprise, le 28 octobre. On va suivre la situation, avec le support de la Santé publique. Dans l’ensemble, on parle de quatre matchs à reporter, pour les équipes concernées. Ce n’est pas dramatique, au contraire. Ça nous amène à faire des remaniements, à refaire des calendriers, mais on veut jouer 60 matchs », a dit Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ, en entrevue mercredi soir.

Pour les six équipes situées dans les Maritimes, c’est « business as usual », a dit le commissaire, sauf pour Moncton, désormais en zone orange.

« Il était de mise de pouvoir se mettre en pause et de laisser le temps au gouvernement de faire le travail, de continuer à raffermir les différentes règles mises en place pour baisser la courbe des tests positifs. On va continuer à travailler avec la Santé publique afin qu’on puisse recommencer le 29 octobre », a dit Gilles Courteau

« Je ne suis pas déçu (d’avoir pris cette décision, NDLR), on doit suivre les directives du gouvernement. Le fait qu’il y ait de plus en plus de zones qui virent au rouge, on devait être proactifs concernant notre situation, et la meilleure décision était de passer en pause et de voir quels ajustements on pouvait faire pour améliorer la situation. Ça va donner du temps à nos équipes pour solidifier notre retour au jeu, pour un nouveau départ, le 29 octobre. Il n’y a rien de mal à prendre un pas de recul pour revenir plus fort par la suite. »

Gilles Courteau refuse de s’avancer trop loin dans le temps et il ne veut pas trop s’avancer devant un possible statu quo de la situation pandémique actuelle.

« Si les zones rouges subsistent, et si on ne peut reprendre les matchs dans une ville donnée, on va regarder nos autres options. On va travailler là-dessus au cours des prochains jours », dit-il.

Les équipes peuvent continuer l’entraînement sur glace et hors glace, précise le commissaire. Et les jeunes continuent leurs cours à distance, comme c’est le cas depuis la rentrée scolaire.

Le commissaire Courteau se dit optimiste quant à la situation sanitaire au Québec, pour les deux prochaines semaines.

« On est très confiants. Je vois depuis quelques jours des baisses de cas positifs au Québec. Tout allait très bien pour nos équipes, depuis le début du camp et de la saison régulière. Deux équipes ont eu une éclosion, Sherbrooke et l’Armada, mais dans l’ensemble de nos équipes, on avait un excellent comportement, nos équipes suivaient le protocole et c’est ce qui nous fait dire que ça va bien se passer après le 28 octobre. Le nombre de cas positifs est très bas, dans les Maritimes, voilà pourquoi notre division des Maritimes va continuer »

Pas de bulles ni plus de tests

Pas question par contre d’imposer une bulle aux équipes du Québec, un peu à l’instar des Cataractes de Shawinigan, lors de la reprise, dit Gilles Courteau.

Ni d’augmenter le nombre de tests de dépistage au sein des équipes.

« On n’envisage pas de mettre nos équipes dans une bulle autre que celle qu’on a présentement. Elle a été approuvée par les quatre provinces où on a des équipes. Ensuite, pour le nombre de tests, notre comité médical et très pointu sur ce volet. Ce n’est pas le nombre de tests qui va faire qu’on va être dans un environnement plus sécuritaire ou qu’on sera moins à risque. Tu peux passer un test et 24h après, le résultat peut être différent. On va continuer notre protocole et on va surtout suivre les recommandations de notre comité médical et de la Santé publique. »

« Personne n’est content de ce qui s’est passé chez l’Armada et le Phoenix. C’est facile de dire, après les faits, qu’on aurait dû prendre plus tôt la décision d’aujourd’hui. Notre priorité était de s’assurer de la santé de tout le monde et d’appliquer le protocole. Les deux équipes ont bien collaboré. La décision d’aujourd’hui n’est pas basée là-dessus, mais sur l’évolution des zones rouges. On voulait montrer à nos joueurs, nos entraîneurs, à tous les gens impliqués de près ou de loin auprès de nos équipes qu’on allait suivre les règles du gouvernement, à notre niveau », mentionne Gilles Courteau.

« On retient cependant la leçon suivante: ça nous démontre que tu n’es pas obligé d’avoir des symptômes pour avoir la COVID. Il y avait d’ailleurs plusieurs asymptomatiques, chez l’Armada et le Phoenix. On a rassuré les parents, on a répondu à leurs questions. Notre protocole couvre l’ensemble des situations qu’on avait prévues ou pensées. On avait les mesures en place pour rassurer les gens. Les joueurs vont très bien. Personne n’a de conséquences majeures, c’est une très bonne nouvelle en soi. On n’a pas de manque flagrant, ou d’oublis majeurs, sur ce protocole de retour au jeu, qu’on a travaillé pendant des semaines. »

Enfin, concernant l’aide financière attendue par le gouvernement du Québec pour les 12 équipes de la LHJMQ situées au Québec, Gilles Courteau s’attend à une annonce dès la semaine prochaine.

« On a une très bonne relation, les discussions vont bon train, elles se sont activées dernièrement et je suis confiant qu’on va pouvoir finaliser le tout d’ici le milieu de la semaine prochaine, au plus tard. »

Pause dans la LHJMQ : les Sags déçus, mais compréhensifs

Hockey junior

Pause dans la LHJMQ : les Sags déçus, mais compréhensifs

Dave Ainsley
Dave Ainsley
Le Quotidien
Les quatre prochaines parties des Saguenéens sont reportées avec l’arrêt du calendrier pour les divisions Est et Ouest de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) jusqu’au 28 octobre.

La décision des dirigeants de la LHJMQ a été annoncée lors d’une Assemblée des membres qui ne s’y sont pas opposés. Dans l’exposé, relate le président des Sags Richard Létourneau, le raisonnement administratif a été longuement expliqué. Avec six équipes présentement en pause au Québec en raison de la zone rouge ou d’une éclosion de COVID-19, la logistique du calendrier devenait insoutenable, surtout dans la division Ouest avec seulement les deux équipes de l’Abitibi qui pouvaient poursuivre. Les autorités du circuit Courteau ont donc opté pour la proactivité. 

« Dans le fond, le 28 octobre, c’est dans deux semaines. Deux semaines, c’est quatre matchs. À partir du 28 octobre, on verra ce qui va arriver et on va s’ajuster. Est-ce qu’on peut être contre ça ? », de résumer Richard Létourneau après avoir à son tour expliqué la situation aux membres du personnel hockey de la formation chicoutimienne. 

La LHJMQ suspend la saison des 12 clubs du Québec

Sports

La LHJMQ suspend la saison des 12 clubs du Québec

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Après avoir vu six de ses 12 équipes du Québec se retrouver en pause forcée en raison des zones rouges ou des cas de COVID-19 survenus au sein de deux de ses formations, la LHJMQ a choisi de suspendre les parties des formations des divisions Est et Ouest jusqu’au 28 octobre.

Cette décision a été prise mercredi en fin d’après-midi à la suite d’une réunion de l’Assemblée des membres.

« Alors que la moitié des équipes se retrouvent en zone rouge, il est devenu pratiquement impossible d’opérer dans de telles circonstances, a informé la LHJMQ par voie de communiqué. Néanmoins, les étudiants-athlètes de la LHJMQ continueront de pratiquer dans leurs installations et poursuivront leur parcours académique. »

La LHJMQ assure qu’elle « continue de travailler en étroite collaboration avec les agences de Santé publique et est engagée à suivre les consignes en place.»

« La collaboration de la ligue est cruciale dans la poursuite de nos activités », peut-on lire dans le communiqué.  

La décision prise par les gouverneurs de chaque équipe sera réévaluée dans deux semaines.

Notons que les équipes des Maritimes peuvent poursuivre leur calendrier. Il n’y a que les Wildcats de Moncton qui doivent se résoudre à remettre à plus tard les parties du prochain week-end puisque la région de Moncton est passée en zone orange au cours des derniers jours, ce qui oblige les équipes de sports collectifs de mettre leur activités de côté au Nouveau-Brunswick. 

Pas en marge de la société

L’entraîneur et directeur général du Phoenix de Sherbrooke, Stéphane Julien, ne semblait pas du tout surpris de la décision des gouverneurs de la LHJMQ. 

« Il y avait deux avenues: celle de former une bulle autour de chaque équipe, ce qui est impossible dans la LHJMQ, et espérer que le gouvernement accepte une dérogation concernant la LHJMQ et il y avait celle de suspendre nos activités, qui m’apparaît la plus logique. On fait partie d’une société. On n’est pas en marge seulement parce que nous jouons au hockey dans une ligue comme la LHJMQ. »

Pour avoir vécu de près une éclosion après avoir vu huit de ses joueurs être atteints de la COVID-19 et trois membres de l’entourage de l’équipe être victime de cette éclosion, Stéphane Julien admet que cette décision simplifie bien des choses. 

« Ça affecte tellement de gens, quand il y a des cas de COVID-19. Ce n’est vraiment pas facile à gérer. Si vous saviez le nombre d’appels qu’il a fallu effectuer dans les derniers jours. Nos joueurs ayant reçu un résultat positif pourront commencer le déconfinement samedi. Ceux qui étaient négatifs reprendront les entraînements mardi. On commence à s’en sortir et j’aurais difficilement vu mes joueurs affronter les Voltigeurs de Drummondville dans dix jours. »

Pendant ce temps, plusieurs équipes des Maritimes auront joué une dizaine de parties de plus que certaines formations des divisions Ouest et Est au début du mois de novembre. 

« Encore là, c’est difficile de prédire si la LHJMQ reprendra l’ensemble de ses activités en novembre. Tout dépend de la situation de la pandémie au Québec et des décisions de la Santé publique. Est-ce que notre club aura le temps à la fin de la saison de reprendre toutes ses parties ou bien le calcul du classement se fera au pro rata des points obtenus lors des matchs disputés? C’est difficile de composer un calendrier avec tout ce qui survient actuellement », termine Stéphane Julien. 

Activités de la LHJMQ suspendues: Mondou déçu pour ses joueurs

Sports

Activités de la LHJMQ suspendues: Mondou déçu pour ses joueurs

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
Shawinigan — Martin Mondou ne cachait pas sa déception, à la suite de la décision de la LHJMQ de suspendre les activités de deux de ses trois divisions jusqu’au 28 octobre.

Le directeur-gérant des Cataractes, également actionnaire de l’équipe, digérait mal cette pause forcée alors que certaines équipes, dont la sienne, ne sont pas situées en zone rouge.

Au moins deux matches reportés pour les Olympiques

Olympiques

Au moins deux matches reportés pour les Olympiques

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Les équipes québécoises de la LHJMQ seront en pause pour les deux prochaines semaines. L’Assemblée des membres du circuit Courteau a dû se rendre à l’évidence mercredi après-midi.

Avec la moitié des 12 équipes de la province en zone rouge, il était devenu pratiquement impossible d’organiser des matches. Aucun match ne sera disputé au cours des 14 prochains jours au Québec.

Dossier européen: Patrick Roy ne mâche pas ses mots envers la LCH

Remparts

Dossier européen: Patrick Roy ne mâche pas ses mots envers la LCH

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
En même temps qu’il se réjouissait de l’arrivée des deux joueurs finlandais à Québec, mercredi en point de presse, Patrick Roy ne mâchait pas ses mots envers la Ligue canadienne de hockey, entité nationale qui gère les trois ligues de hockey junior majeur au pays.

Si les Remparts ont mis tous les efforts pour parvenir à faire rentrer Viljami Marjala et Aapo Siivonen au pays ces derniers temps, c’est parce qu’ils ne sentaient pas avoir l’appui nécessaire de la LCH dans ce dossier.

«Je ne le cacherai pas, je suis extrêmement déçu de la Ligue canadienne. Quand tu fais un repêchage européen, ça te prend un plan et une plus grande vision que celle démontrée. Le commissaire de la LCH, c’est pas fort, vraiment pas fort. Il aurait dû y avoir un lobbyiste pour aider toutes les équipes à avoir leurs joueurs. À partir du moment où Victoriaville, Blainville et Shawinigan les ont, désolé, mais c’était à nous de trouver une façon de les amener ici et c’est ce qu’on a fait», disait l’entraîneur-chef et directeur général des Diables rouges en parlant de Dan MacKenzie, grand patron de la LCH.

Il n’en voulait surtout pas à la LHJMQ ni à l’adjoint au commissaire, Martin Lavallée.

«Ce serait facile de lui lancer des flèches, mais notre Ligue n’est pas responsable. Pour moi, la LCH a manqué de respect envers notre ligue. Si ç’a avait été en Ontario, est-ce que les gars seraient déjà arrivés, oui ou non? On va le savoir assez vite parce qu’ils commencent bientôt. Je souhaite me tromper…», ajoutait Roy.

Deux semaines

Pendant que rien ne bougeait du côté de la LCH, les Remparts de Québec n’auront eu besoin d’attendre que deux petites semaines avant de voir les Finlandais Viljami Marjala et Aaop Siivonen obtenir la permission de s’amener au Canada grâce à l’intervention d’un cabinet d’avocats de Toronto.

À ceux qui y verraient encore un avantage à leur égard ou un tour de passe-passe, l’entraîneur-chef et directeur général de l’équipe parlait plutôt d’une débrouillardise qui pourrait rendre service aux autres équipes de la LHJMQ.

«Ça faisait deux mois qu’on discutait avec la Ligue et le dossier n’avançait pas à la vitesse qu’on espérait. Comme la majorité des équipes le font, on essayait de trouver une façon de les faire rentrer au pays. On a pris une chance sur le permis de travail, et ç’a bien fonctionné. On n’est pas les seuls, Victoriaville a ses deux joueurs, Blainville-Boisbriand a le sien et c’est la même chose à Shawinigan. Il n’y a pas de secret, car la seule manière de rentrer, c’est avec le permis de travail. On ne peut pas le faire sur un visa de visiteur ou d’étudiant, c’est quasiment impossible. À leur réveil [mercredi], certains clubs étaient peut-être fâchés contre nous, mais s’ils avaient pu, ils auraient fait la même chose. On a reçu plusieurs appels, on est là pour les aider, même si ça revient plus à la Ligue qu’à nous, mais si ça permet aux autres d’équipes d’avoir leurs joueurs et à notre ligue d’être encore meilleure, pourquoi pas?» expliquait Roy à propos de la démarche ayant favorisé l’arrivée des deux joueurs.

Pas des travailleurs

En marge du point de presse annonçant la suspension des activités des 12 équipes québécoises de la LHJMQ jusqu'au 28 octobre, le commissaire Gilles Courteau a réitéré la position de la Ligue à l'effet que les joueurs de hockey junior au Canada n'étaient pas des travailleurs.

«On ne peut pas considérer aucun joueur de la LHJMQ comme étant un employé, le statut qu'on a obtenu des instances gouvernementales du Canada et des États-Unis est celui d'athlète amateur étudiant, pas celui de travailleur. On va continuer le même travail qu'on fait depuis le mois d'août avec les agences gouvernementales, c'est un dossier qui demande beaucoup d'attention, et c'est ce qu'on a partagé avec nos membres, aujourd'hui [mercredi]. Nous avons quelques joueurs européens qui sont ici avec des permis de travail, mais il faut clarifier le tout avec nos aviseurs légaux à l'effet qu'ils ne sont pas des employés. Nous sommes dans une nouvelle mode où l'on reçoit beaucoup de procédures judiciaires, il faut faire en sorte que rien ne se fera à l'encontre de la clarification du statut du joueur qu'on a obtenu, il a quelques années», disait Courteau à ce sujet.