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William Rousseau
William Rousseau

Une année pour s’ajuster pour le gardien William Rousseau

Matthew Vachon
Matthew Vachon
Le Nouvelliste
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La première saison du gardien William Rousseau dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) n’a pas été facile. Si le Trifluvien a été peu utilisé avec les Remparts de Québec, il assure avoir progressé et identifié certains aspects de son jeu où il doit s’améliorer.

«L’un des plus gros ajustements que j’ai dû faire, c’est ma rapidité sur mes pieds. Souvent, je suis un gardien qui protège le filet de façon papillon. Là, il fallait que j’opte pour une approche plus hybride, soit un compromis entre le style papillon et le style debout. Quand je bougeais mes chevilles pour me déplacer latéralement, j’avais de la difficulté avec ma rapidité. Ça s’est cependant amélioré si je compare ça à la position où j’en étais à la fin de l’année», a expliqué Rousseau.

Au total, sur les 32 parties disputées par les représentants de la Vieille Capitale, Rousseau a participé à huit rencontres, obtenant trois victoires et une défaite en prolongation. Il a présenté une moyenne de buts accordés de 3,72 et un pourcentage d’arrêts de 0.833. L’ancien des Estacades de Trois-Rivières note que la marge entre le midget AAA et la LHJMQ est évidemment grande.

«C’est certain que c’est une coche supérieure, mais c’est vraiment plaisant de faire partie de la meilleure ligue junior au Québec et d’y évoluer. Les pratiques, les lancers, l’exécution, tout se fait plus rapidement. Comme introduction, ça a été une bonne année.»

Auparavant, Rousseau était habituellement l’homme de confiance de son entraîneur, ce qui faisait en sorte qu’il voyait passablement d’action au cours d’une année normale. Ce rôle de second violon était donc en quelque sorte une nouvelle expérience à laquelle s’ajoutait le caractère peu orthodoxe de cette campagne 2020-2021.

«Avec le contexte de la pandémie, c’était une saison bizarre. Nous jouions seulement dans des bulles séparées par des périodes de deux semaines environ. En n’en disputant pas beaucoup, soit une partie par mois, ça ne m’aidait pas à construire une constance. En ayant une rencontre par semaine, tu peux bâtir là-dessus un peu plus et augmenter ta confiance. C’était donc plus difficile à aller chercher, mais c’est à moi de trouver une solution afin de performer dans les parties qui me sont octroyées.»

Apprendre de Sigouin, Lizotte et Roy

Si le choix de 5e tour en 2019 a si peu joué, c’est notamment en vertu de l’excellence des performances du gardien de 20 ans Thomas Sigouin. Ayant obtenu 28 des 32 départs, ce natif d’Amos a présenté une moyenne de 2,63 et un pourcentage d’arrêts de 0.905 en plus de signer 14 victoires. Au-delà des chiffres, c’est la combativité de Sigouin qui a impressionné le jeune homme masqué des Remparts, un élément qu’il souhaite appliquer à sa façon de jouer désormais.

«Nous sommes à l’opposé dans nos styles. Sigouin était un gardien très compétitif qui se donne à 100 % dans tout. L’aspect technique, je l’ai un petit peu de mon côté, mais je dois travailler sur ma combativité. En observant Sigouin, ça m’a permis d’améliorer cet aspect de mon jeu. Dans les dernières pratiques de l’année, je commençais à me frustrer, ce qui n’était pas le cas avant. C’était de la bonne frustration par contre.»

Tout au long de la saison, c’est en compagnie de l’entraîneur des gardiens Pascal Lizotte que l’ancien portier des Estacades a pu travailler pour progresser sur le plan technique. Un peu plus loin sur la patinoire ou derrière le banc à chaque partie, il y avait l’un des plus grands cerbères de l’histoire du hockey, soit l’entraîneur-chef Patrick Roy, pour l’épier.

«Je ne dirais pas que c’était intimidant de le côtoyer, mais il est certain que, comme chaque instructeur, c’est une personne très compétitive qui veut gagner à tout prix. Je l’admire pour ça. Je regardais souvent la façon dont il travaille et il n’abandonne jamais. Je tente de reproduire ça dans mon quotidien.»

Optimiste pour la suite

À compter de l’an prochain, il y a également lieu de faire preuve d’optimisme dans le camp des Remparts. Cette année, la formation québécoise a démontré de belles promesses avec un noyau de hockeyeurs plutôt jeunes, atteignant notamment le deuxième tour des séries éliminatoires. Cette formation, qui compte d’excellents joueurs comme Nathan Gaucher, James Malatesta, Viljami Marjala et Evan Nause, fera visiblement partie des clubs de tête du circuit, ce qui enchante Rousseau.

«L’avenir de notre équipe est très prometteur! Ce qui est bien, c’est que nous ne sommes pas seulement talentueux. Nous sommes passionnés et motivés. Tout le monde est dans le même bateau. Nous travaillons lors de chaque entraînement afin de donner notre 100%.»

D’ailleurs, cette campagne 2021-2022 pourrait en être une de coupe Memorial pour les clubs de la LHJMQ alors qu’il semble que c’est l’une des concessions du circuit qui accueillera le prestigieux tournoi. Parmi les équipes susceptibles de présenter la compétition, il y a, sans surprise, Québec. Le président des Remparts, Jacques Tanguay, n’a d’ailleurs pas caché l’intérêt de son organisation afin de tenir l’édition 2022. Au fait de cette possibilité, Rousseau admet qu’il espère que ça se concrétisera.

«C’est certainement très motivant cette perspective! La coupe Memorial, mon grand-père (Robert Rousseau) l’a déjà remportée. Pouvoir mettre mon nom aux côtés du sien sur ce trophée, ce serait vraiment plaisant!»

Rousseau tentera d’ailleurs de mériter le poste de partant au sein de cette équipe au grand potentiel. En considérant les rumeurs qui envoient un gardien de 20 ans avec les Diables rouges, Rousseau sait que la mission ne sera pas facile, mais il se sent prêt à relever le défi afin de prendre les commandes devant le filet québécois.

«Je vais devoir me battre comme chaque année. J’offrirai mon 100% dans le but de gagner mon poste en ayant encore plus le couteau entre les dents qu’auparavant. C’est mon objectif et je veux conserver cette attitude.»